J3 : Cinque Terre à bord de la bête humaine
Aujourd’hui, je vous passe les détails de la colazione

, de la coiffure de MissMonde

(ce sont des rituels immuables…

).
Le lever toujours en même temps que le soleil (soit à 8H selon le décalage horaire en vigueur

) et départ pour la gare où l’on entend siffler le train pour prendre les billets.
Je vous fais grâce du sempiternel briefing de l’ado pour définir les questions à poser

auprès de Claudia la charmante guichetière, d’autant plus qu’on a laaaargement eu le temps de le briefer vu que y’avait pas mal de monde et en plus les gens ils se sentent de se taper la discute avec les vendeuses de billets (punaise d’accord j’ai écrit Claudia mais sur ma vie, c’étaient pas des Claudias Cardinales les filles hein

)
Et que je te raconte que c’est ma copine, et que je te raconte que je suis en vacances, et gna gna gna

… mais c’est quoi ces touristes qui ont du temps, non mais allô quoi !
Bon notre tour arrive enfin

. L’ado est au top de sa forme, tutto va bene. Hein quoi ? Y’a des tarifs nouveaux

, ah oui mais là ça change tout…bon adieu le débrief, ça repart en sucette

.
Mais comme disait le grand Sana

: C'est à la culotte de ses filles qu'on juge un pays.
Ah non merde c’est pas cette citation …
Voilà celle-ci c’est mieux (enfin c’est plus adapté au contexte quoique pour un ado cela peut s’avérer un précieux conseil…

)
Quand tu bégaies en anglais, ça se remarque deux fois plus ; en italien, ça passe complètement inaperçu.
Bref, où en étais-je ? Ah oui, on a les coupons, oh joie !
La gare, le quai, t’as de beaux yeux tu sais

, ne pas se tromper de train et prendre celui qui va dans le bon sens …
Et tchou tchou le p’tit train, ouacadou ah le malin, tire tire ses wagons en sifflant une chanson.
On décide de filer direct à Vernazza pour entamer la rando du jour en direction de Corniglia (le seul à ne pas être accessible par la mer même en cas de mer d’huile, c’est nein, niente, nibe que dalle

).

C’est à l’heure actuelle la seule rando adaptée à notre niveau (enfin au mien je crois

) car de nombreux sentiers sont fermés (et va fanculo pour trouver une info

).
Ca grimpe sec mais c’est agréable et le paysage est juste amazing

(quoi c’est pas italien, pourtant y’a un Z, ah non ça marche pas tout le temps

).

On randonne à fond jusqu’à une petite cahute qui vérifie nos passes sanitaires (ah non ça c’est plus tard dans la saison

), nos billets pour entrer dans le parc des 5 terres (quoi ?! on n’a même pas commencé la rando, punaise je vais décéder

).
Bucolique

Et là au milieu de nulle part, une musique s’élève… Et quand il arrivait, la foule s'écriait : Arriva...
Assis sous un olivier (et non sous un oranger sinon cela aurait voulu dire qu’on était en Irlande

), un vieux monsieur (bon vu mon jeune âge, un vieux a une carrière qui débute à 50 ans

), donc un très vieux monsieur joue des airs de jazz à l’accordéon (on repassera pour le croqueur d’amour à l’œil de velours hein

).

C’est une belle parenthèse au milieu de la nature (j’en deviendrais presque pouët

).
On reprend la route.

Ça et là des panneaux qui nous rassurent, on est sur le bon chemin (en même temps y’en avait qu’un mais bon on sait jamais, un tien vaut mieux que 2 tu l’auras bref, ça rassure la troupe

).

On arrive enfin à Corniglia, il est 13H30, il fait chaud, les enfants crient famine (j’avoue, j’ai une dalle de dingo moi aussi, l’exercice ça creuse

)
On découvre une petite épicerie tenue par un jeune Aldo (ou Roberto ou Giovanni je sais plus

) qui fait des sandwichs et des tartes

.

J’opte pour un combo light : pain, caponata et filet de thon à l’huile

(ben quoi j’aime pas les sandwichs secs

), et ils me copient tous (je suis véritablement leur modèle…en fait je soupçonne le grand ado de se simplifier la vie…

) sauf Miss Monde (parce qu’elle fait ce qu’elle veut et pas qu’avec ses cheveux

) qui prendra une tarte aux épinards.

Corniglia est un très joli village avec des ruelles étroites.

La gare est loin (enfin ça monte et ça descend beaucoup mis y’a un service de navette gratuit alors on en profite et puis je vais pas passer mon temps à dépentibuler

).

Prochain arrêt : Manarola (le plus beau pour le coucher de soleil parait-il mais bon faudra reviendre car on ne le verra pas

).
Y’a un bar hyper à la mode, genre the place to be, donc on monte pour prendre un verre mais la jeunesse dorée du coin a pris d’assaut le lieu et il faut prendre un ticket pour faire la queue pour poser ses fesses. On abandonne l’idée (dommage pour l’ado hormoné qui aurait pu reluquer de la gonzesse

)
Puis retour à Riomaggiore parce qu’on l’avait beaucoup aimé

(et sa citronnade aussi).

Enfin , on repart sur la Spezia histoire de se pomponner avant de ressortir manger.
Une fois belles (de jour comme de nuit), nous ressortons pour aller manger dans un des restaurants de poissons repérés la veille…
Et là c’est le drame

, nous sommes un Samedi soir (sur la Terre, enfin les 5 Terre) et l’italien bah il sort sa gadji

.
Les restaurants sont blindés de monde

.
Après 5 ou 6 tentatives, je sens une légère crispation dans l’équipe…
En bas de notre BnB y’a un petit resto sympa mais plein. La dame nous propose une table dans 1H (soit 21H45, punaise je pense que je vais faire une hypo

) parce qu’elle a un peu pitié de nous.
Miss Monde et son père remontent dans la chambre histoire de geeker un peu, mon grand ado (adoré de sa maman, mon préféré

) me tient compagnie pendant que je me drogue

.
La proprio du restaurant nous voyant debout devant la porte comme des peuchères, a vraiment vraiment pitié de nous, elle nous installe au bout de 20 minutes sur une table réservée (yes

), je rameute la troupe restée là-haut.

En fait, on a compris par la suite que les gens qui avaient réservé la table sont arrivés avec 5 minutes de retard à 21H, elle leur a dit que c’était trop tard et ils sont repartis brocouilles (va fanculo

)…
Et en plus c’est une très bonne pioche gustativement parlant.
Allez au dodo, demain on reprend la route
Nombre de pas : 21000