Bonsoir à tous,
Deuxième jour à Venise (lundi 18 juillet) et une journée pleine pour explorer. A 8h, nous descendons prendre notre petit-déjeuner dans la cour de l'
hôtel. Comme nous avons commandé la veille, tout arrive via un serveur. Sur le buffet, il faut juste prendre le yaourt et le jus de fruit. C'est plutôt copieux et s'il manque quelque chose, ils ramènent sans souci. Notamment le café, ma drogue du matin.
Le ventre rempli, nous partons en direction de l'arrêt Zattere, à deux pas de notre
hôtel.
Pour nous rendre à l'arrêt de vaporetto qui permet d'aller à Burano, nous avons opté pour le vaporetto, ça permet d'éviter de marcher beaucoup et de fatiguer pour rien. On prend la ligne 51 ou 52 je ne sais plus qui nous mène directement à Fondamente Nove.
Nous changeons d'arrêt pour prendre ensuite celui qui nous emmènera à Burano. Nous ne sommes pas seuls. Il y a du monde qui veut monter à bord. Nous allons donc voyager debout mais à l'extérieur et heureusement car ça cogne bien. Cette ligne LN fait halte à Murano. Ici
Et tire tout droit ensuite sur Burano. Le trajet m'a semblé long mais c'est l'occasion de profiter du paysage de la lagune.
Arrivés à Burano, nous constatons vite que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu la même idée. Il y a pas mal de monde. Tous ceux qui descendent du bateau se dirigent vers le même endroit alors nous coupons par des ruelles pour échapper au mouvement de foule.
On se perd ainsi pendant une heure dans les rues.
Par rapport à ma dernière visite, en 2008, pas mal de changement. D'abord la foule. J'étais aussi venue en juillet et il y avait bien moins de monde. Et à l'époque, il y avait peu de commerces et de restos. Là, ce n'est que ça, un magasin qui succède à un resto et ainsi de suite. Malgré la foule, on arrive à profiter d'un calme relatif.
On savait à quelle heure on pouvait espérer avoir un vaporetto donc on retourne à l'arrêt et on attend peu de temps. Il y a aussi du monde pour repartir mais grâce à mon mari qui a des grandes jambes, on arrive à s'asseoir à l'extérieur. C'est mieux car chaleur + masque ne font pas bon ménage.
Le vaporetto s'arrête à nouveau à Murano au retour. Nous hésitons mais je n'ai jamais été sous le charme de l'endroit. Les souffleurs de verre, c'est sympa mais bon. Et puis comme à Burano, nous voyons qu'il y a du monde. Trop de monde donc nous décidons de zapper. Sans regrets aucun.
De retour sur la terre ferme, je promets à mon mari que la prochaine visite sera loin des touristes. Je me suis bien trompée... Direction donc le ghetto, le quartier juif de Venise.
En chemin, nous faisons une halte pour déjeuner dans un établissement qui propose des parts de pizza avec vue sur l'église della Maddalena et le campo de la Maddalana : 1000 coffee & bakery (14,50 les deux parts et les boissons). Un spot pour les instagrameurs visiblement et ça donnera d'ailleurs une idée à mon mari un peu plus tard... La pizza est délicieuse et le resto est climatisé. Ca fait du bien car aujourd'hui encore, ça chauffe.
Arrivés au campo di Ghetto nuovo, je suis surprise par le monde. Les deux dernières fois où je suis venue, j'étais seule avec les chats. Là, des touristes. Nous continuons notre exploration du quartier et nous nous perdons dans les rues car c'est ainsi que l'on découvre le mieux Venise.
Au bout d'un long moment de déambulation, on commence à en avoir marre et on décide de continuer en vaporetto. Encore faut-il trouver un arrêt de vaporetto qui nous emmène là où je veux : le quartier de l'Arsenal. On déambule et traverse le grand canal pour prendre un bateau à Riva de Biasio et nous voilà repartis jusqu'à l'Arsenal.
Là plus de bateaux de croisières mais un magnifique trois mats et des catamarans. Nous ne perdons dans le quartier. Et quand mon mari voit un pont et derrière, du linge qui sèche, il se dit que l'endroit idoine pour une photo de profil instagramable (il n'a pas d'instagram mais voit passer les photos). Il prend la pause et sa photo, postée sur Facebook, aura beaucoup de succès. Il faut aimer le second degré...
Nous tombons par hasard sur une expo d'art contemporain dans le Giardino della Marinaressa. Mon mari s'amuse à mimer la posture des statues de King Kong !
Nous avons très chaud et soif. Nous nous posons donc un long moment dans un café avec vue sur les trois mats et avant de repartir, je déguste une glace chez le glacier tout à côté : Il Pinguino. Bon mais sans plus et pourtant 4,6 sur google...
Nous rentrons à l'
hôtel en vaporetto depuis l'arrêt Zaccaria. Et nous montons sur la terrasse de l'
hôtel pour voir la vue. Sympa mais ça cogne bien...
Nous allons nous poser un peu et chercher un resto pour notre dernière soirée. Nous en repérons plusieurs mais soit ils sont fermés soit les menus ne sont pas dispos. Donc nous partons en repérage de l'autre côté du pont de l'Académie dans le quartier à l'ouest de San Marco.
Soit c'est fermé ; soit c'est horriblement cher ; et les avis pas tops sur google ou
Tripadvisor. Nous errons à la recherche du graal et décidons de retourner dans notre quartier et en désespoir de cause et voyant à la fois l'heure et le pas défiler, nous retournons au resto de la veille au soir. Et sans originalité aucune, nous reprenons des pâtes aux coques : 39 € avec les boissons. J'ai l'habitude de les cuisiner quand j'en trouve mais là, le goût est incomparable aux miennes. Nous nous régalons et comme le serveur a repéré que c'est notre deuxième fois, il nous offre les limoncello. Deux pour moi vu que mon mari ne boit pas d'alcool...
Avant le resto, j'avais repéré un glacier qui n'était pas ouvert la veille. Je tente mais je n'ai pas trop envie car jusqu'à présent, j'ai été déçue par les glaces de Venise (comme les dernières fois donc rien ne change). Là pour le coup, je n'ai pris qu'une boule de pistache mais j'aurais pu en prendre plus car c'était savoureux : gelateria Io squero (4.7 sur google !).
Pour notre dernière soirée, nous avons décidé de retourner au Rialto de nuit, d'abord à pied mais comme il y a du monde, nous renonçons. Nous y allons en vaporetto.
Mauvaise pioche, il est plein à craquer. Nous sommes entassés comme dans des boîtes de sardine. Vu le monde à Rialto, nous ne nous attardons pas.
Nous reprenons le vaporetto en sens inverse et rentrons à l'
hôtel.
Un peu plus de 15 km à pied au compteur aujourd'hui.