De Dallas à
Moab, Il était une nouvelle fois dans l’Ouest
Jour 1 : samedi 06/04
On est tous montés à Paris la veille en TGV.
En attendant le copain qui arrivait une heure après nous, on en profite pour acheter les billets de RER. Quel foutoir ! Un nombre ridiculement bas de distributeur par rapport au nombre de clients. On semble prêts pour les JO…
En revanche, on s’est retrouvé dans un RER B Express flambant neuf, qui ne s’est arrêté qu’à une seule gare entre Paris et Roissy. Quel plaisir ! Personne dedans.
En revanche, mon frère qui n’avait qu’une seule chose à s’occuper dans les réservations, à savoir réserver l’Ibis de Roissy, regarde la réservation sur son téléphone en chemin, et tout à coup me regarde en disant "je crois que j’ai fait une boulette ".
Il avait réservé une chambre pour 3 personnes… sans regarder de quel type de chambre il s’agissait.
Il avait réservé une chambre avec un lit double et un lit simple…
Une fois arrivés à la réception, on demande si une chambre de 3 lits ne serait pas disponible, mais naturellement, tout est complet…
Bref…
On vérifie le poids des valises, et on va boire une bière au bar, devant un best-of du sport US à la télé. On est déjà dans l’ambiance.
On va diner et on ne se couche pas trop tard.
Léger stress habituel le lendemain matin en sortant le téléphone du mode
avion… En espérant ne pas entendre de notification de la boite mail… Mais rien. Aucun mail de American Airlines.
Pas de retard annoncé !

L’enregistrement se passe très rapidement. Quasiment personne aux contrôles de sécurité.
L’
avion qui se gare est en revanche différent de celui attendu. Nous devions voler en 787-9, mais c’est un 777-200 que nous aurons.

Le bémol, j’avais choisi les sièges du côté droit de l’appareil lors de la réservation. Et comme l’
avion est différent, avec plus de passagers par rangée, les placements sont différents également et on se retrouve côté soleil à gauche.
Le vol se passe sans encombre. Un repas pas vraiment bon, 3 films et le nez collé au hublot à partir de l’Indiana et des Grands Lacs.

On passera au-dessus de Saint Louis et du Mississippi, mais on ne verra que le fleuve car la ville sera du côté droit… C’est pour ça que j’étais dégouté quand j’ai vu que l’
avion n’était pas celui prévu et que nos places avaient été modifiées.
On atterrira un peu en avance par rapport à l’heure prévue. Avance qui sera vite balayée dans un premier temps par l’attente de près d’une demi-heure à la douane. Nos bagages ne seront même plus sur le tapis roulant mais regroupés à même le sol quand on arrivera pour les récupérer.

Mais c’est au loueur de
voiture qu’on va prendre du retard.
Il y a un monde fou chez
Alamo. Au point qu’on nous a emmené au bureau de National juste à côté.
L’affluence devait surement être pour l’éclipse du lundi. D’ailleurs, à chaque fois qu’on disait qu’on était français, que ce soit avec le douanier 1/2h plus tôt, au guichet du loueur, ou plus tard dans le week-end, à chaque fois la même question : "Vous êtes là pour l’éclipse ?"
Ce fut interminable. On est resté plus de 3/4h au guichet !
La personne nous demande nos permis de conduire, tout le monde les sort, puis demande qui est le conducteur qui a fait la demande. Je lui dis que c’est moi. Il prend mon permis, me fait remplir mon adresse, différente du
passeport, tapote sur son clavier. Et à la fin, après m’avoir fait signer le contrat, nous indique la direction à prendre.
On lui demande si c’est normal qu’il n’ait pas scanné les permis de conduire des 2 autres.
"Ah bon ? Vous conduisez vous aussi ? Pourquoi vous ne l’avez pas dit ?"
…
Incroyable… Le type demande nos permis, tout le monde les sort et les pose sur le comptoir devant lui, et ne demande plus rien à part à la personne qui a réservé…
Allez hop, rebelotte pour les deux autres…
On finit enfin par accéder au parking, où je suis content, on peut choisir sa
voiture parmi la catégorie réservée.
Sauf que le choix est plus que limité.
On a le choix entre deux Jeep, et un Nissan Rogue.
J’aimerai prendre une marque américaine, sauf que nos trois valises ne tiennent pas dans le coffre de la Jeep.
Choix par défaut, on prendra le Nissan Rogue. Pas une mauvaise
voiture. On avait de la place, elle ne biberonnait pas trop. Mais la bouche d’aération était reculée par rapport au tableau de bord, ce qui rendait difficile d’y mettre un téléphone pour Waze. Et j’ai dû acheter une clé USB afin de pouvoir lire nos musiques car les prises de la
voiture étaient toutes en USB-C…
On prend la direction des Stockyards de Fort Worth.

On reprend nos marques assez vite sur leurs immenses autoroutes. C’est-à-dire, qu’on n’est pas surpris d’être les seuls à respecter les limitations de vitesse.

Mais ça ne dure pas longtemps car le trafic est assez dense.

Tous les panneaux d’information ne parlent que de l’éclipse de lundi. Si on n’était pas au courant avant le départ, on ne pouvait plus ne pas l’être à ce moment !
On arrive sur le parking des Stockyards, qui est plein à craquer. On est samedi.
On paye en flashant un qr code qui nous envoie sur un site où il faut inscrire sa plaque d’immatriculation.
Pas mal de grosses remorques avec des chevaux sont parquées sur le côté.

On passe du parking aux Stockyards en prenant une passerelle qui passe par-dessus le parc aux bestiaux.

2-3 chevaux y sont parqués, ainsi qu’un intrus qui a pris ses aises.
Les Longhorns se trouvent au bout de la passerelle. Et leurs cornes sont impressionnantes !
Le défilé s’est terminé une heure plus tôt environ.

Encore un visiteur
On se dirige ensuite dans l’artère principale des Stockyards et là, c’est l’effervescence.
De la musique Country à fond dans des hauts-parleurs dans les rues, les locaux sont en grande majorité habillés en botte - jean - chemise - stetson sur la tête, voitures anciennes ou rutilantes qui défilent musique à fond, bikers sans casques sur des Harleys…
Bref, on a plongé d’un coup dans l’atmosphère locale !

L’arène de rodeo

Les Power Rangers étaient de sortie. Et c’est la classe !
Mais avec le décalage horaire, et le fait qu’on n’ait rien mangé depuis le plateau repas de l’
avion qui date de plusieurs heures, on cherche un endroit où manger, et on se dit qu’on va essayer le White Elephant Saloon, dont la façade extérieure nous est familière.
Et pour cause, ce saloon a servi de décor au CD’s Bar dans la série Walker Texas Ranger qu’on regardait les dimanches après-midi à la télé.

Sauf qu’on a malheureusement vite déchanté. Le bar était plein à craquer, et surtout incroyablement bruyant. Un concert de country a lieu en même temps et l’ambiance est là.

Il y a plusieurs dizaines de stetsons accrochés au plafond et aux murs
Mais c’est un peu too much pour nous à l’heure où la fatigue commence lentement mais surement à nous tomber dessus.
On a parcouru un bon moment les Stockyards à la recherche d’un resto pas trop cher. Et on en a bavé, car les prix étaient sacrément élevés sur les différentes cartes…
On a fini par jeter notre dévolu sur un resto de burger assez sympa.

Ce ne seront pas nos meilleurs du séjour, mais ils feront l’affaire. On avait sacrément faim.

Le soleil commence à se coucher lorsqu’on sortira du restaurant. On prendra la route de notre
motel à Burleson, au sud de Fort Worth.

On fera un stop dans un Walmart pour acheter bouteilles d’eau, barres de céréales, et une clé usb pour lire les musiques dans la
voiture.
On arrive dans notre
Super 8 vers 20h.
La chambre était immense.
La clim bruyante et inarrêtable…
Le bilan de la journée est plutôt bon malgré le retard énorme pris à
Alamo.
Le Sockyards ont été un gros kiff ce jour-là.
