mardi 22 août : Hveragerdi et péninsule de Reykjanes
Après le bon petit déjeuner proposé par notre hôte, nous chargeons la voiture avec des bagages quasiment "prêts pour l'avion" et nous mettons en route pour notre dernière journée islandaise. Nous repartons à 20 km vers le nord, vers Hveragerdi, pour une petite randonnée le long d’une rivière. Le parking commence à être plein lorsque nous arrivons et nous ne sommes pas seuls à emprunter le large chemin qui grimpe doucement dans la vallée de Reykjadalur…
d’où l’on vient...
Cette rivière est un peu spéciale

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Après une petite heure de marche (et de photos), on arrive à l’endroit idéal

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Nous ne sommes pas seuls, bien sûr, mais trouvons une vasque "rien que pour nous", dans laquelle nous nous prélassons au soleil… Contrairement à votre baignoire, l’eau ne refroidit jamais et reste à 38° !
Nous complétons le bain par un bain de soleil sur le ponton : oui, oui, sur la plage en maillot de bain en Islande !
La température extérieure frise les 15°, pas plus, mais nous avons emmagasiné de la chaleur dans la rivière. Bref, c’est top ! Même mon mari apprécie !
Bon, trêve de flemmardise, nous nous rhabillons et poursuivons la remontée de la rivière : en amont, ça bout carrément !
Et ça bloubloute dans les marmites de boue...
Tout au bout du chemin, une petite cascadette (toute petite, hein, mais jolie) :
Nous faisons demi-tour et redescendons vers le parking par le même chemin.

Au passage à la zone de baignade, il y a foule qui barbote dans les vasques : il est un peu plus de midi et plus d’un a eu l’idée de venir pique-niquer là ! Nous, on s’en va !
Nous reprenons la route vers l’ouest par la côte sud de la presqu’île de Reykjanes. Notre premier arrêt est pour la petite église de Strandarkirkja où nous pique-niquons au soleil.
Non loin, j’avais repéré deux tunnels de lave : l’un n’est plus en libre accès depuis cette année et est devenu payant (et hors de prix). L’autre est plus difficile d’accès et confidentiel : le GPS nous guide vers une route non goudronnée (mais pas F)… qui s’avère être une piste très caillouteuse, que nous parcourons vaillamment (et trèèèès lentement) avec notre super-twingo sur 10 km.
Nous photographions le topo à l’entrée de la grotte et descendons.
Malheureusement, le sol est couvert d’éboulis, dont certains assez "frais"... La progression dans le boyau est difficile, rapidement assez basse de plafond et nous n’avons pas de casque : il n’est pas prudent de continuer ainsi. Un peu déçus, nous faisons demi-tour et sortons du trou !
Nous choisissons d’aller voir quand même l’autre tunnel, tout proche… au cas où… Pour cela, il faut continuer la piste… qui au bout de 2 – 3 km à peine devient en bon état et même goudronnée ! Il faut dire qu’elle dessert des fermes et une laiterie. Au bout, nous tombons sur une barrière qui la clôt à moitié… et porte un magnifique panneau "sens interdit" pour ceux qui arriveraient dans l’autre sens !
Nous atteignons vite Raufarhólshellir Lava Tunnel… où un centre d’accueil est en construction mais les guides bien présents dans un algeco pour accueillir le public. La visite guidée d’une heure coûte la "modique" somme de 6000 ISK soit 48€ par personne

. Nous déclinons en disant franchement aux guides que c’est trop cher. Ils nous disent comprendre et nous autorisent à aller voir les "entrées naturelles" extérieurement. Dont acte. Nous ne verrons pas l’intérieur, mais on de rend bien compte que le plafond n’est pas bien épais !
Nous reprenons la route vers la zone géothermique de Krýsuvík, près du lac de Kleifarvatn.
Nous prolongeons la courte balade sur les pontons par une petite rando qui s’élève sur la colline.
Les vues sont de plus en plus belles
vers le lac de Kleifarvatn
vers la mer
Arrivés sur ce petit sommet, nous avons perdu le chemin… nous redescendons dans un vallon, remontons en face en faisant bien attention où l’on pose nos pieds entre fumerolles, glaise, mousses fragiles et petites fleurs blanches et retrouvons un sentier qui nous permet de redescendre vers la zone géothermique en faisant une boucle.
Il est 19h quand nous repartons du parking, mais nous avons tout notre temps ce soir !
Nous nous dirigeons donc vers l’extrémité sud-ouest de la presqu’île où plusieurs curiosités nous attendent.
Nous prenons systématiquement les routes qui suivent au plus près la côte, noire de lave et découpée.
Nous arrivons alors à une nouvelle zone géothermique, proche d’une centrale. Cette zone est très active, comme en témoignent les dégâts causés par son évolution : cet évent est impressionnant par sa puissance.

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Nous sommes obligés de contourner l’usine géothermique pour accéder au phare de Reykjanes et au site de Valahnúkamöl
Nous grimpons en haut de la falaise, en faisons le tour pour s’approcher de l’eau. À la lumière du soir, c’est très chouette et calme !
Nous repartons voir le fameux "pont entre les continents", qui matérialise la faille entre les deux plaques tectoniques, davantage symbolique qu’esthétique, d’autant qu’à 21h, il est déjà dans l’ombre bien que le soleil ne soir pas encore couché sur la mer.
Nous revenons juste à temps pour voir le ciel se colorer en rouge et retournons vers Grindavík pour notre repas du soir.
LA bonne adresse de ce petit port de pêche est le Café Bryggan, qui a la bonne idée d’être ouvert jusqu’à 23 h.
Nous nous y installons et dégustons la meilleure soupe au homard qui soit !

Une boisson chaude est offerte et le prix étant abordable pour une fois (à moins que nous nous soyons habitués ?), nous prenons une délicieuse pâtisserie en dessert.
L’accueil est chaleureux, le lieu convivial, fréquenté par des habitués qui nous demandent d’où nous venons. Nous quittons le café où nous étions bien au chaud 5 minutes avant sa fermeture… et partons à bord de notre petite twingo en quête d’un parking tranquille où se poser pour quelques heures.
Nous visons l’extrémité nord-ouest de la péninsule : le phare de Garður. Nous ne sommes pas seuls à avoir eu cette idée et des voitures feront des allées-venues toute la "soirée" jusqu’à ce bout du monde.
À défaut de voir des aurores boréales (il est minuit et il fait maintenant nuit noire avec un ciel dégagé… alors, pourquoi pas ?), nous passons là une courte et bien inconfortable "nuit" : c’est petit, on a froid et il y a de la buée partout. Je n’ai pas dormi (j’avais un bon bouquin donc j’y ai vite renoncé), mon mari non plus (mais lui a essayé et aurait préféré être posé dans l’aéroport).