J4 : 12/04/2019 – Grenade/Cordoue
Comme beaucoup d'étrangers, les Espagnols éprouvent quelques difficultés à communiquer entre eux, car ils ne parlent pas français. C'est pourquoi ils sont obligés de parler espagnol.
Aujourd’hui le roadtrip commence, on va enfin conduire la Ferrari…quoi c’est pas parce que c’est une marque italienne que c’est une Ferrari…ah première nouvelle

. Bon ben Fiat Lux !
Première étape du roadbook…ah trouver une station essence

, et oui on est avec Famille N°2.
Plein d’essence fait, on part vers Alcala La Réal.
Pour cette étape, j’avoue ne pas trop avoir motivé les troupes et vu qu’à la station, on est en contrebas de la forteresse, je la montre à ces messieurs, ces messieurs me disent, trempez la dans l’huile…hein, non je m’égare

. Bon tout le monde a vu, on décolle.
D’Alcala la Real, on prend la route pittoresque

(celle bordée de vert sur la carte du Bibendum) A333.
On arrive à Priego de Cordoba, étape de la route du califat, célèbre pour son huile d’olive. Les champs d’oliviers sont à perte de vue. Je tente des photos en
voiture…

C’est un petit village, peu de parking et beaucoup de rue à sens unique…nous perdons famille N°2 mais définissons un point de RDV à l’office de tourisme. Une fois le troupeau rassemblé, nous partons visiter ce village. C. ne veut parler à personne et boude 10m derrière nous…comme ça ne semble pas gêner sa chère et tendre et ben ça ne me gêne pas.

On trouve un super restau recommandé par le
Routard où on se régale de poissonnaille, de ragoût et un peu de friture parce que le gras c’est la vie

.
Et là, C. pète un boulon en accusant Frank de l’avoir perdu…

(bon il a bien fait de parler à Frank parce qu’il est plutôt souple…

), sa femme le rembarre, fin de la discussion mais mon homme est sous le choc…
Ça ne nous empêche pas de continuer la visite avec le reste de la famille 2. Et c’est superbe, la vue, les petites ruelles, un vrai coup de cœur

. On s’arrête à une terrasse prendre un café, il fait chaud.
On voit notre première procession.
On reprend la pittoresque et nous arrivons à Cordoue.

Notre logement se situe dans le quartier des patio, famille N°2ans la Juderia.
Pour nous, il faut un code, un appel à un ami , la plaque d’immatriculation…bref faut montrer patte blanche pour entrer dans le quartier.
Notre hôte est adorable et nous donne un tas de conseils. L’appart est top, quartier San Basilio (254 euros pour 2 nuits).
Le garage est impressionnant car pour y entrer (comme pour en sortir d’ailleurs

) il y a une pente à 45° (voire plus mais j’ose pas dire parce qu’on va me dire que c’est mon cote marseillais qui exagère et patati et patata

) et quand la
voiture plonge c’est un peu flippant.
On se pose un peu (enfin on se change pour passer au court, fait chaud

).
On se retrouve près de la Mezquita pour définir le programme.
En effet avec ces p

de processions et tout le toutim, la Mezquita a des horaires d’ouverture super réduits du genre de 8H30 à 9H45 et de 13H à 13H23.
Du coup, ce soir c’est balade au gré du vent, demain Alcazar puis Mezquita et le surlendemain les patios.
Sur ce, on promène tranquille dans les ruelles, on n’est pas seul mais ce n’est pas bondé non plus.

On commence à chercher un endroit pour manger (ben oui ce soir on est 12 car y’a la baronne

), on repère un petit bar sympa sur une placette pour l’apéro

, la suite on verra en temps utile.
On reperd C. en marchant (ma foi je sais pas comment vu qu’on n’a même pas réussi à perdre les enfants

), donc il est reparti à son appart apparemment (bon ben je pense qu’il va continuer à faire la gueule

).
La baronne nous appelle, ils sont en ville, prêts à boire

. On leur donne le lieu de chute savamment repéré quelques heures auparavant.

Ce bar, est un pro de la sangria, qui est juste…
Les enfants ont de l’espace pour s’amuser et comme il n’y a plus de place sur la terrasse, on s’installe sur les bancs publics (comme des amoureux qui se bécotent

) et on prend quelques chaises au bar.
La soirée est très agréable et on refait le monde (punaise l’alcool ça donne de bien bonnes idées, faudrait que je tente au boulot

).
Aie, nos ventres sur pattes réclament leur pitance, tu me diras il est quand même 23H et on a mangé que du liquide.
J’avais vu dans le
Routard, qu’il y avait un bar spécialiste de la tortilla. Mazette, ces tortillas, énormes et délicieuses.

On prend à emporter tortilla, salade de poivron, salade de thon (non je ne dirais pas tontaine je ne boirais pas de ton huile

) et on s’installe (comme tout le monde hein, on n’a pas fait nos clochards

) sur les murets de la Mezquita avec nos couverts et nos assiettes en plastique (et une petite bière pour la soif

).

Une belle parenthèse, on a adoré ce moment et on rentre vers minuit à la maison.
