J20 – samedi 29/04/2023 Los Angeles > Paris
Je suis réveillée aux aurores. Le blues. Total.
M. a fait nuit blanche, il pense qu’il dormira dans l’
avion et que ça passera plus vite.
Il revient vers 8h avec des pancakes de chez IHOP juste à côté. Il était là dès l’ouverture, avec visiblement une serveuse pas sympa du tout.
On termine de boucler la dernière valise.
On filme la glacière pour ne pas qu’elle s’ouvre.
On charge la
voiture.
Je fais le check out.
Notre vol part à 13h. Nous devons rendre la
voiture à 10h.
9h15 nous voilà partis. La station d’essence est juste en face, on met le plein 39,34$. Ces pistolets automatiques vont vraiment nous manquer. Cette
voiture va nous manquer. Les gens vont nous manquer. Ce pays va nous manquer. Déprime !
On se foire à l’aéroport (foutu
GPS) pour trouver le lieu pour rendre la
voiture.
Je me stresse qu’on arrive en retard mais finalement c’est ok.
On se stationne derrière d’autres véhicules, qui eux aussi se vident de leurs usagers et leurs bagages.
Si je n’avais pas lu qu’il suffisait de laisser le véhicule avec les clefs dessus et partir j’y aurai pas cru. Mais effectivement, je vois les gens claquer les portes et sauter dans la navette pour rallier l’aéroport.
Un agent est là, mais il y a des dizaines de voitures et ça s’enchaine.
On doit avoir l’air perdu car il vient nous voir, non pour nous presser mais nous dire de prendre notre temps et surtout ne pas partir avec la clef !
On partirait bien avec les clefs ET LA
voiture !!!
On décharge tranquillement.
On se rend compte qu’on est CHARGES comme des bœufs.
2 gros sacs de voyage à roulettes qui contiennent quasi que le matos de
camping.
1 gros sac à dos backpack 70L
La glacière qui vu sa taille doit être portée à 2 !
1 petit sac de voyage
Et chacun un sac à dos, le sac de l’appareil photo. Pétard de vraies mules !
On check le compteur…. 6078kms ! WAHOU !
M. prend le temps de fumer une clope, il est 10h on a le temps.
On laisse passer plusieurs navettes, une fois qu’on sera dans l’aéroport on prendra plus l’air !
Puis on finit par monter dans le bus, heureusement que les navettes se succèdent car nos bagages prennent beaucoup de place.
Je me rends compte que je ne sais pas de quel terminal on part… j’ai beau regardé sur mes mails
Air France aucune info. C’est finalement Google Flight qui avec le numéro de vol nous donnera le terminal, que je communique à notre gentil chauffeur, il nous dira où descendre.
En un rien de temps on se retrouve au même endroit qu’il y a 3 semaines…….
Le brouhaha de l’aéroport. Le bazar de la circulation.
On fourgue à chacun des enfants un sac de voyage à roulette et chacun d’un coté on porte notre glacière et le reste.
Je missionne Marius pour nous trouver un charriot, non en fait 2 charriots, chargés j’vous dis !
On débarque dans le hall qui est celui là encore où nous sommes arrivés. Je ne comprends pas car c’est un hall d’arrivée pas de départ ?
Je demande à un agent : il faut monter, nous voilà donc dans l’ascenceur, heureusement grand pour aller juste au dessus.
C’est la folie totale dans le hall.
Et comme à Paris trop de bornes automatiques…….
Je vais pour nous enregistrer : elle nous délivre pas les cartes d’embarquement : voir avec un agent que ça me dit.
Beh je veux bien mais je ne vois pas de comptoir
Air France……..
Je finis par en trouver un, qui est réservé aux Premières Classes. MOUARF
Finalement je repère 2 agents, non estipillés
Air France mais qui récupèrent les bagages. 2 agents, pour une queue……..
On se mets dans la file, c’est long car bien souvent comme nous les gens ne savent pas scotcher l’étiquette bagage.
Quand vient notre tour et que je pose le premier sac : 22.8kg. OUF PILE POIL (limite à 23kg).
Sauf qu’elle ne veut pas des chaises qu’on a ficelé dessus.
Et pour ficelé, elles sont très bien ficelées ! Ca nous prendra un petit moment à défaire.
Je lui demande si je peux les prendre en cabine ? elle ne sait pas.
Je me dis qu’on va tenter le coup, c’était 8$ pièce, c’est pas une grande perte au pire.
Vient au tour de la glacière, elle tique encore. Sèchement elle me demande ce qu’il y a dedans. Je vais éviter de lui faire une blague et lui répond simplement no food, just clothes.
Elle opine pas convaincue mais elle la prend, et quand elle la prend je me dis que surement ils vont nous l’ouvrir……. Elle contient oui les fringues mais surtout tout ce qu’on ne voulait pas écraser. Bref toute façon on verra bien à l’arrivée.
Pour les 2 autres sacs c’est ok.
Bon et maintenant c’est par où ?
Franchement soit on était fatigués et dépités, soit vraiment c’est le bordel. On tourne un peu puis on finit par aller au fond où ya la masse, c’est bien par là.
Passage par la sécurité, bien plus brève et expéditive. Les chaises ne poseront aucun problème.
Il ne sera pas non plus demandé de sortir tous les appareils électroniques.
Dire que ça fait déjà 2h qu’on a rendu la
voiture !!!
Il est midi.
On débarque au Dutty Free, les boutiques luxes ne nous intéressent pas trop.
On se rend compte que notre porte d’embarquement est au bout du monde, on marche pendant des plombes. Et finalement hormis juste après la sécurité, pas d’autres boutiques, M. ne rachètera pas de clopes.
Pour ce vol prévu de 10h on a choisi de scinder l’équipe.
On a pris le risque de se mettre en duo sur les banquettes à 3, en laissant le siège libre au milieu. Avec un peu de chance l’
avion ne sera pas plein et on aucun donc plus de place (et personne entre nous).
Mal tenté, l’
avion est totalement blindé. Pas un siège de libre.
Sans difficulté chacun demande au voyage du milieu de se mettre coté hublot ou fenetre pour que chacun de nous soit à coté d’un de nos enfants.
Et voilà… on va partir. PFIOU
Peu de temps après le déjeuner est servi, de mémoire pates ou poulet avec un gateau chocolat.
Un peu avant l’attérissage on aura un petit déj avec un croissant…… fourré au fromage.
Air France franchement !!
Enfants séparés le vol s’est quand même mieux passé. Personne n’a dormi. M. très peu.