J10 : Jeudi 12 août – Piran
Les deux journées complètes sur la côte n’ont pas été clairement définies. J’avais pensé que si vous visitions d’autres villages, il était préférable de garder Piran pour la fin pour ne pas être déçus des autres mais comme nous sommes plutôt d’humeur à se la couler douce, à profiter de la plage et à limiter les longues visites, l’ordre n’a pas tellement d’importance.
Il fait très chaud, on va monter à 38 ° pendant ces deux journées.
Il faut se souvenir que la semaine précédente en Bavière nous avions environ 18° sous la pluie. Les organismes ne sont pas encore habitués et cela explique sans doute que la partie visite de la ville va être réduite par rapport aux prévisions du RB : en bref, on a la flemme !
Le RB prévoyait de se garer au parking ARZE sur les hauteurs de Piran, puis de descendre à pied vers les remparts pour profiter de la vue sur la ville, avant de redescendre pour visite la ville et voir peut-être un musée.
Mais nous sommes partis un peut tard, et il y a du monde en août si bien que le parking convoité se trouve complet et les parkings voisins également, avec un gros bouchon en raison de caravanes bloquées.
Nous sommes contraints de faire demi-tour, de remonter la colline et de redescendre par l’autre côté de la pointe vers l’autre parking public, le parking Fornace… complètement à l’opposé des remparts. Le parking lui-même est fort rempli et nous mettons une vingtaine de minutes à trouver une place. Puis nous trouvons la navette gratuite qui nous emmène en plein centre de Piran.
Pratique, mais on est bien en retard par rapport au planning.
Et une fois tout en cas de la ville, plus aucun volontaire pour tout remonter à pied pour visiter les remparts et redescendre alors qu’il fait déjà si chaud. Les remparts : tant pis !
Nous profitons de la très belle place Tartini, emblématique de la ville.
La place Tartini porte le nom d’un compositeur célèbre né à Piran, Guiseppe Tartini, dont la statue trône au centre de la place depuis 1896.Il faut savoir que cette place se situe là où se trouvait l’ancien port qui a été comblé en 1894 pour faire place au Tramway qui faisait alors demi-tour au milieu de la place, au niveau de la partie ovale blanche.
Autour de la place, nous admirons une belle maison vénitienne du XVème siècle,
Mais également la mairie avec le lion de Saint -Marc vénitien sur la façade.
La place fait face au port de la ville, le long duquel plusieurs musées peuvent être visités (notamment un musée de la marine, un musée de coquillages, un aquarium).
Nous partons au hasard dans les ruelles de la ville qui sont vraiment fort jolies et pittoresques.
Nous passons Place du 1er mai.
Tout ceci a vraiment un air d’Italie et nous nous répétons notre hâte d’aller à Venise, de l’autre côté de l’Adriatique, juste en face. Venise est à deux heures en
voiture environ et il existe également des navettes bateaux.
Pas d’arrêts Musée pour nous finalement.
Nous continuons vers le Campanile érigé en 1608. Il s’agit d’une copie de celui de la place Saint Marc à Venise, en plus petit. J’ai lu dans le guide que celui de la Place Saint- Marc ayant été détruit puis reconstruit à l’identique, celui de Piran est en réalité une copie plus ancienne que celui actuellement à Venise…
Mari et enfants ont un coup de mou et je suis donc la seule à monter les 47 mètres par l’escalier en bois vers le sommet du campanile.
Et quand j’arrive en haut : les cloches se mettent à carillonner, il est midi !
Deux tympans percés plus tard (franchement, cela surprend), je profite de la très belle vue, qui remplace un peu celle des remparts que j’aperçois au loin (ben oui, ça fait loin quand même, je ne vais pas essayer de convaincre le reste de l’équipe d’y aller alors qu’ils n’ont même pas voulu monter dans le campanile !)
La place :
La vue donne envie d'aller se baigner :
en bas , le monastère :
Nous repartons dans les ruelles ombragées vers la chapelle (il y a une expo mais elle est fermée) et les phares situés à la pointe de Piran
image internet de la pointe :
Puis longeons la promenade où les gens se baignent, les serviettes posées contre le béton et les parois rocheuses.
Et de retour vers le port, pause apéro parce que bon, ça donne soif tout ça…
Il doit être environ 13h30 et finalement nous n’avons guère envie de rester déjeuner et nous baigner en plein cagnard en centre-ville. Plutôt que de reprendre la navette, nous regagnons à pied le parking en longeant l’autre partie du port, ce qui nous permet de réserver une table dans un restaurant réputé pour demain soir.
Puis retour à la maison, barbecue et sieste ou chaise longue pour tous.
Vers 16h30, on repart, direction la réserve naturelle de Strunjan et la plage de Moon Beach !
Quitte à se baigner, on préfère une plage un peu sauvage que les bordures en pelouse ou béton des villes.
Le RB nous avait expliqué clairement comment se garer près de l’église mais cela n’est sans doute pas possible en pleine saison : l’accès est fermé, il faut laisser la
voiture au parking payant et monter les falaises à pied. Pas grave, cela va assez vite, environ 30 minutes au milieu des vignes et tournesols.
Mais une fois en haut de la falaise, il faut redescendre par un sentier un peu escarpé mais facile jusqu’à la plage.
Il n’y a pas beaucoup de monde et nous nous installons sur de grands rochers plats plus confortables que les graviers.
Munis de nos chaussures d’eau toujours indispensables, nous nous baignons longuement. C’est vraiment agréable car il y a de moins den moins de monde, l’eau est très claire et la plage est calme.
Une sorte de martin-pêcheur fait remette puis finit par se percher tout en haute d’un grand rocher. Il étend ses ailes style « je suis le roi du monde » et… se fait sécher face au soleil. Rire général sur la plage. Au bout de 10 minutes, Monsieur Martin se retourne à 180 ° pour faire sécher le dos des ailes, toujours grandes écartées, et lui toujours imperturbable… Il y a quand même un chien qui le regarde d’un air gourmand…
Il y a de moins en moins de monde sur la plage et cela décide certains… à enlever le bas ! oups.
Le coucher du soleil approchant nous décidons de remballer les affaires avant de devoir remonter le sentier dans le noir.
Beau spectacle en haut de la falaise !
Le chemin du retour nous parait moins long et du parking, nous mettons moins de 15 minutes pour rentrer à la maison où un bon barbecue (et un premier scorpion) nous attend.
Nous sommes enchantés de cette journée aux airs d’Italie. Cela nous avait manqué.
