Le réveil sonne de nouveau à 6h00 tapante.
Ultime chance pour le sunset.
Je descends et une fois sorti sur la terrasse, je le sens bien mieux qu’hier. Le ciel est clair.

Je retrouve une personne avec qui j’avais fait le pied de grue 24h plus tôt. Lui aussi est plutôt optimiste.
J’envoie un texto à mon frère pour lui dire de sortir du lit et de ramener ses fesses fissa.

Il est arrivé juste à temps.
Car vers 6h25, le soleil s’est levé et a commencé à illuminer les montagnes devant nous.
Le spectacle a duré environ 15 minutes en augmentant crescendo.














On ne sait pas si il y avait des nuages à l'horizon à l'est, mais ça s'est atténué d'un coup, avant de revenir, mais avec moins de vigueur.




Soudain, mon collègue de la veille pointe du doigt la montagne au nord du lac et de l’hôtel et dit voir 2 grizzlis.
On s’est bien crevé les yeux, ne serait-ce que pour les distinguer dans le décor.
Il y avait en effet 2 ours qui prenaient leur petit-déjeuner au loin.

On réussissait à les voir en gardant l’appareil sur le trépied et en utilisant le zoom de mise au point.



Le jour étant complètement levé, on retourne dans la chambre pour lever le camp.
J'étais aux anges.

J’ai été très étonné du peu de monde qu’il y avait pour assister au lever de soleil.
On devait être une dizaine au bord du lac, et il devait à peine y avoir 10 personnes sur les balcons devant leur chambre…
Moi qui craignais de devoir me battre pour une place avec toute la clientèle debout pour assister au sunrise comme à Monument Valley, en plus des gens venant en voiture depuis East Glacier, St Mary ou du Swiftcurrent Motor Inn situé à 5 min de voiture…
Et ben non…
Je me demande bien à quoi ça sert de payer ce prix si c’est pour ne pas en profiter…
On a prévu de déjeuner dans une petite ville sur le chemin de Calgary.
On croise un renard juste devant l’entrée de l’hôtel en repartant et, comme dans un film d’horreur, la manager pour une dernière fois.
On reprend en sens inverse la route en gravier, où une Mustang décapotable qui faisait le malin derrière nous au début, restait ensuite bien sagement en retrait à cause de la poussière que notre voiture, et surtout celles qui arrivaient à fond la caisse en contre-sens, dégageaient.

On ne se rend pas compte à quel point nous étions proches de la frontière durant notre séjour à Glacier.
Moins de 10 minutes après avoir retrouvé la grande route, nous arrivons au poste-frontière.
Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de voitures. Heureusement, ça avance plutôt vite.






Ça été une petite émotion pour nous car c’était la première fois de notre vie qu’on traversait une frontière terrestre physique avec des contrôles.
Notre tour arrive. Passeports.
Motif de la visite ? Ou allez-vous ? Combien de temps ? Comment quitterez-vous le territoire ?
On ne sait pas si le douanier voyait sur ses écrans les données qu’on avait rempli sur l’application ArriveCan 3 jours plus tôt, mais il ne nous a pas demandé les qr code. On suppose qu’ayant dû prendre l’avion pour venir aux Etats-Unis, il devait supposer qu’on était logiquement vaccinés.
Un coup de tampon chacun. Merci, bon séjour.
En moins de 90 secondes on est passé.
On est au Canada !

Les premières différences ?
Ben pas grand-chose concernant le paysage. Enfin si.
La chaîne de montagne partant vers le nord-ouest, et notre direction étant plein nord, nous n’avons vu que des grandes plaines qui continuaient à l’infini vers l’est.
Les panneaux d’indication sont écrits en anglais ET en français en Alberta.
Les limitations de vitesse sont en km/h. On pensait que ce serait cool de retrouver quelque chose de familier, mais en fait c’était assez problématique avec notre véhicule fait pour le marché US.
Certes, les km/h sont présents en petit à l’intérieur du compteur de vitesse, mais quand on a remis Waze en km/h, on s’est rendu compte que la vitesse réelle était assez différente que celle indiquée sur l’aiguille… Au final, on s’est servi de Waze comme compteur de vitesse durant tout notre séjour…
Car le plus dérangeant sont les panneaux de limitation qui ont exactement la même forme qu’aux Etats-Unis et donnent l’impression d’être toujours en mph.
Mais assez souvent, l’unité de vitesse est indiquée sur le panneau, ce qui est un rappel bien utile car on a failli se faire avoir plusieurs fois. Et 50 km/h, c’est bien différent de 50 mph…
Mais la différence majeure était l’état de leurs routes. Malgré les hivers rigoureux, elles étaient dans un état impeccable. Et quasiment aucun déchet ou cadavres de pneumatiques sur les bas-côtés. Le jour et la nuit avec les Etats-Unis !
Une chose nous a aussi fait marrer. Les règles anti-covid n'étaient déjà pas bien présentes et/ou respectées dans les parcs côté USA. Mais au Canada, il n'y en avait tout simplement pas ! On n'a pas vu une seule fois marqué quelque part les mots Covid ou Masques...











On roulera 1h avant d’arriver à notre pit stop pour prendre notre premier petit déjeuner canadien.
On doit dire qu’on était assez déçu. On sentait bien qu’on n’avait pas fait le bon choix… J’avais pourtant choisi sur internet le diner le mieux noté du bled le moins paumé du coin.
C’était pas mauvais mais assez cher et le sirop d’érable n’était pas bien différent du côté sud de la frontière.
On reprend la route direction Calgary.
On constate malheureusement que, comme les américains, les canadiens bombardent allègrement sur la route…
Le Routard mentionnait une tolérance d’environ 10km/h… On n’avait pas trop envie de jouer.
Surtout qu’on n’était absolument pas certains que la femme au comptoir d’Avis avait bien saisi sur son ordinateur qu’on traversait la frontière.
Donc le mot d’ordre pour notre séjour ici était : prudence.



On arrive à Calgary un peu après 11h00.
La visite de la ville n’était pas au programme. Même dans notre plan A initial, Calgary ne m’intéressait pas plus que ça.
En revanche, il y avait un lieu en périphérie où nous devions obligatoirement faire une halte : le parc olympique avec sa piste de bobsleigh.
La fameuse piste que les Rasta Rockett avaient emprunté lors des Jeux Olympiques d’hiver de 1988, pour la première participation de la Jamaïque aux JO d’hiver.
Leur participation avait hélas mal fini lors de l’avant dernière course qui avait entraîné leur abandon.
Ci-dessus une vidéo résumée du parcours des jamaïcains en 1988.

Pourquoi étions-nous obligés de nous y arrêter ?
Parce que le film Rasta Rockett a été l’un de ces films qui a marqué tous les enfants de notre génération.
On connait les répliques par cœur, et on le regarde à chaque fois qu’il passe à la télé.
Et on ne se lassera sans doute jamais de le regarder.
Cette visite est donc un pèlerinage pour nous.
Quand on sort de la voiture, on constate qu’il fait bien chaud dans ces plaines…
On se dirige devant l’entrée du WinSport, qui était en mode sports d’été avec énormément de gamins qui faisaient du vtt, pour admirer le bob qui avait servi pour les tournages du film.




On se rend ensuite vers le dernier virage et la ligne d’arrivée de la piste.






On peut faire du bobsleigh d’été sur roues, mais mon frère n’était pas chaud du tout après avoir vu des vidéos tournées avec une GoPro fixée sur un casque où tu vois les bob dévaler la piste à plus de 100 km/h, et le temps que j’arrive à le convaincre, les réservations étaient déjà toutes parties.
On a attendu, espérant voir une arrivée (il y avait des créneaux de réservation toutes les 1/2h sur internet), mais aucun bob n’est arrivé.

On est reparti après une heure passée sur place, plein ouest direction Banff, sur la Transcanadienne.
Les plaines laissent apparaitre la chaîne des Rocheuses à l’horizon, qui se rapproche de plus en plus.





Une anecdote, pour la prévention routière, les canadiens sont en revanche de grands malades.
On a vu une quantité incroyable d’automobilistes qui s’arrêtaient sur la bande d’arrêt d’urgence des freeways pour chercher quelque chose dans leur coffre, où carrément pour traverser les voies à pied pour se prendre en photo !
On arrive au bout d’un moment à la guitoune de l’entrée de Banff National Park.
Ici on ne paye pas le pass par véhicule comme aux Etats-Unis, mais par personne, qui nous revient à 70 CA$ par personne.

On arrive 20 minutes plus tard à la ville de Banff qui est… noire de monde.
L’artère principale est interdite aux voitures dans le centre-ville et toutes les rues annexes sont donc bien embouteillées.
Mais on ne fait que traverser pour le moment car notre premier objectif est Sulphur Mountain, une montagne située au sud de la ville qui offre un panorama sur la ville de Banff et sa région, accessible à pied ou par des télécabines, appelées Banff Gondola. Étant donné l’heure, et notre rando fait la veille et la suivante prévue le lendemain, on avait prévu d’utiliser ces télécabines.
Quand on arrive au bout de la route, il y a un rond-point avec 2 sorties pour 2 parkings, l’un pour les télécabines, l’autre pour le début du trail.
Un ranger posé à l’entrée du rond-point nous demande où on veut aller. Nous lui indiquons les télécabines, et le ranger nous demande notre réservation. Nous n’en n’avons pas, et il nous donne alors une carte avec un qr code pour réserver, car le parking est rempli et nous demande de partir et de revenir un autre jour.
Euh… non. Il n’est pas prévu dans notre programme qu’on revienne dans le coin…
On constate que le 2nd parking, pour le trail, est loin d’être rempli.
On fait le tour du rond-point et on interpelle un autre ranger lui demandant si on peut se garer sur le parking du trail sans réservation.
Aucun souci !
Une fois garé, on descend en contre-bas sur le parking des œufs pour atteindre la billetterie.
On demande si on peut acheter des billets sans réservation… On nous répond oui !
On choisit le créneau de départ qui arrive tout juste, et il faut choisir un horaire de retour…
On ne savait pas trop quoi dire, on dit 1h plus tard.
Quand on nous annonce le prix, on croit avoir mal entendu et on demande au caissier de répéter.
156 CA$ !!!

Environ 120 $ US !!!
On a hésité à lui dire d’aller se faire voir et de partir, mais on en avait tellement bavé pour arriver jusqu’ici, qu’on a payé.
On se disait que la vue avait intérêt à envoyer du lourd.


Le trajet dure un peu moins de 10 minutes.
Une chose qui nous a fait marrer, c’est qu’il y a dans chaque télécabine une boite en carton sous les sièges, qui contient des équipements de survie si le système venait à tomber en panne. Rassurant…

Une fois arrivé en haut, la vue sur la vallée de Banff se dévoile.







C’est beau, mais ça ne vaut certainement pas 60 € par personne.
A titre de comparaison, le téléphérique de l’Aiguille du Midi à Chamonix coûte 70 €, et la vue est bien plus spectaculaire.
Et il s'agit ici de télécabines avec une fréquence élevée, pas d'un téléphérique avec une rotation tous les 1/4h.


Ce racket nous a bien gâché la visite, surtout qu’on a passé notre temps à regarder notre montre car il était bien spécifié en bas qu’il ne fallait pas rater notre horaire de retour…
Sauf qu’une fois de retour aux télécabines, il y a une file d’attente de malade, et personne ne vérifiait les horaires de retour marqués sur les tickets. C’était bien la peine de se presser…
Bref, est -ce que la vue vaut le coup ? Oui.
Mais est-ce que ça vaut ce prix-là ? Absolument pas ! A réflexion, on aurait dû leur dire merde et tourner les talons à la caisse.
Après avoir repris la voiture, on essaye ensuite de se garer en ville pour visiter.
J’ai bien dit essayer.
On a tourné en rond pendant un bon moment. Puis quand on finit par trouver une place, on voit que toutes les places sont payantes.
On cherche un parcmètre… En vain.
On interpelle un canadien en lui demandant s’il sait où en trouver un…
Réponse : Il n’y en a pas ! On doit flasher le qr code marqué sur le panneau de parking et tout payer en ligne.
On apprécie par du tout cette manière de fonctionner, surtout que les prix sont à 3 CA$ de l’heure !
On décide d’abréger et de continuer vers Lake Louise.
Étant donné le côté huppé de la ville, on s'attendait à des prix chers, mais pas un tel racket organisé.


La Transcanadienne passe au creux des vallées, entourée de sapins, et de montagnes de tous les côtés.

On arrive à Lake Louise (la ville) 40 min plus tard.

Le ton est donné dès qu’on quitte la freeway, des panneaux indiquent que les parkings des lacs sont pleins et qu’il faut se rendre aux parkings relais situés dans la vallée afin de prendre des navettes.
Et le grand parking situé à Lake Louise (la ville), dans la vallée, où se situe quelques hébergements et restaurants est plein à ras bord.
Sauf que j’avais heureusement choisi de réserver le Deer Lodge, un lodge situé à 500m à pied du lac.
Et que ce lodge a un parking réservé aux clients et qu’on peut donc accéder à la route sans soucis.
En réalité, tout le monde peut accéder à la route sans soucis. Sauf que des agents en gilet jaune sont placés tous les 50m pour te dire de continuer à avancer et à la fin, tu as fait le tour et tu redescends.
En revanche, à l’intersection qui mène en direction de Moraine Lake, des barrières bloquent l’entrée de la route avec des panneaux marqués Parking Full. On ne peut même pas tenter sa chance jusqu’au parking. L’accès ne se fait que par des navettes.
On se gare sans soucis sur le parking de notre lodge pour le check-in.
On en a eu pour environ 900 € pour 3 nuits, petits-déjeuners inclus.
C’était cher. On devait payer moins en € initialement, mais le taux de change avec le dollar canadien s’était bien cassé la gueule depuis le début de la guerre en Ukraine fin février.
Mais on ne regrettait pas notre choix étant donné que :
- les prix à peine quelques $ moins chers pour des hôtels situés à Banff à 45 minutes de route,
- c’était 2 à 3 fois moins cher que l’énorme Fairmont situé au pied du lac à moins de 5 minutes à pied,
- on s’en sortait bien vu les prix de la carte des petits-déjeuners,
- on le regrettait encore moins quand on a vu le merdier pour accéder au site une fois sur place.
On prend possession de notre chambre. Standard. Lits confortables. Avec une salle de bain immense.
Mais un gros défaut. Avec le changement de radiateur électrique qui avait l’air assez récent, il n’y avait plus qu’une seule prise électrique pour toute la chambre… qui était à côté d’une table de nuit et était utilisée pour une lampe de chevet.
Heureusement, mon frère avait emporté dans sa valise sa belle rallonge multiprise avec 8 prises qu’on a posé au milieu de la pièce.
J’avais vu en France le menu du restaurant sur leur site internet, le Mount Fairview Dining Room, dont les photos des plats et de la salle faisaient assez chic, voire très chic
Mais quand on avait vu le parking avant de monter jusqu’au lodge, on a compris que ce n’était pas envisageable. On ne trouverait jamais à se garer.
On décide donc de réserver pour les diners… Car l’établissement est plus réputé pour son restaurant que ses chambres et que les places sont chères (dans tous les sens du terme).
Nous allons ensuite au bord du Lake Louise (le lac).





C’est beau mais on n’a pas été subjugué par le lieu.
Déjà parce qu’on n’y était pas à la bonne heure, avec le soleil en pleine poire. On distinguait la couleur bleue de l’eau, mais juste sur les premiers mètres.
Mais surtout à cause de la foule.
Il y a du monde partout, sur terre comme sur l’eau. Ça fait des selfies ou des poses ridicules pour Instagram dans tous les sens. C’est extrêmement bruyant.
Et l’énorme Fairmont donne une impression de grosse verrue dans le paysage.
Quand on a jeté un œil à l’hôtel, on avait l’impression de voir un hôtel-casino de Las Vegas, énorme, avec ses galeries commerciales remplies d’enseignes de luxe...
On retourne sur le parking, payant dans sa totalité, à un tarif unique de 12$CAD. Un panneau expliquait que les recettes des parkings servent à financer les navettes, ce qui nous semble logique.

On cherche à utiliser les navettes pour accéder au Lac Moraine.
Sauf qu’on constate qu’il faut réserver pour les navettes.
On aperçoit un ranger et on lui demande où se fait la réservation.
Il a tout de suite remarqué qu’on était français et a immédiatement embrayé sur le français à son tour. Il était québécois.
Il nous informe que la réservation se fait en ligne, mais qu’on a probablement très peu de chance de trouver un créneau, qui sont généralement pleins des mois à l’avance, et que si on avait de la chance d’en trouver un, que ça coûtait une dizaine de dollars par personne (si ma mémoire est bonne).
Je l’ai alors choqué au dernier degré quand je lui ai dit que je trouvais assez malhonnête de faire payer les usagers des navettes une deuxième fois après avoir déjà payé leur place de parking qui permettait justement de les financer.
Il m’a demandé, interloqué, comment pouvaient-ils payer les salaires, l’essence, l’entretien… si on ne payait pas ?
On lui a fait remarquer que dans les parcs côté États-Unis, les pass pour les parcs se payaient par véhicules et non par personne, et qu’une fois dans le parc tout était gratuit (à de rares exceptions) et qu’ils feraient alors bien de se renseigner sur le mode de fonctionnement de l’autre côté de la frontière…
Bref, un mini-dialogue de sourds…
On lui demande alors, de par son expérience, à quelle heure le parking de Moraine Lake était plein.
Il réfléchit un peu et nous répond qu’à cette période de l’année, le parking était plein dès 5h00 !
On le remercie et on retourne à l’hôtel.
On voulait absolument voir le site, et on décide d’aller y faire le lever de soleil demain matin.
Et pour assurer le coup, réveil prévu à 4h00. On se dit qu’étant donné que le lodge où on se trouve est à moins de 2 minutes du début de la route, ça le fera sans problème.
Donc, pas de coucher de soleil au bord du lac ce soir.
On regarde le site de réservation des navettes pour Moraine Lake, histoire de s'éviter un réveil trop matinal pour un 3ème jour d'affilé, mais tout est full.
On descend diner où les prix sont en effet chers, mais les plats excellents.
Un sacré choix de bières locales. Les prix des bières importées nous a fait halluciner. La Corona ou la Heineken à plus de 10 CA$...
Et la clientèle était loin d’être chic. Les canadiens sont comme les américains. Leurs casquettes vissées sur la tête, même au restaurant, j’ai toujours eu du mal…
Et mon frère a poussé un cri quand il a vu la table derrière moi demander un seau de glace pour y plonger… leur bouteille de rouge. En tant que bourguignons, ce qu’on a vu était un sacrilège.
On se couchera assez tôt, car on se doute que le réveil va piquer…
