Jour 10 : Le Volcan Cotopaxi
Aujourd’hui, nous allons vivre un autre grand moment dans notre périple

, avec l’ascension d’un des volcans
en activité les plus hauts du monde.
Bon, je vais vous décevoir très vite

, quand je dis « ascension » je veux juste dire un petit bout de grimpette entre le parking et le refuge et « en activité » c’est juste quelques fumerolles qui s’échappent du sommet

, la dernière éruption sérieuse du volcan a eu lieu en 2015.
Voici le plan de la randonnée : du parking au refuge Ribas
Notre marche du jour fait donc à peine un kilomètre mais à une altitude jamais atteinte pour nous : passer de 4,500m à 4,864m d’altitude.
Depuis notre
hôtel il nous faut à peine 30mn de route pour arriver à l’entrée du parc régional du Cotopaxi. On est dimanche, il y a déjà beaucoup de monde mais le guide sait y faire pour que nous passions en priorité.
Après 30mn de voyage sur une route gravelée, nous arrivons à notre première étape : le Visitor Center ou nous irons faire un petit tour pour comprendre l'histoire et la géographie du Cotopaxi.
Ces Alpagas-là au moins ne mordent pas
Une photo du sommet enneigé du volcan qui n'est accessible qu'avec une guide et des équipements spéciaux. Ca nous suffit de le voir en photo
Puis, nous reprenons la
voiture pour nous rendre à la Lagune de Limpiopungo. C’est de là qu’on a, normalement, la plus belle vue sur le volcan et son cône presque parfait.
Sauf qu’en descendant de
voiture, le temps est couvert, et nous n’aurons pas la chance d’apercevoir le volcan en entier.
Vous arrivez à distinguer le sommet? Entre nuages et neige ...
On commence notre balade autour du lac, on aperçoit quelques animaux qui arrivent à vivre dans ces conditions ardues.
Puis nous entamons la difficile montée vers le parking. Nous rentrons doucement dans le brouillard.
Notre véhicule est assez lourd mais dispose d’un moteur turbocompressé qui lui permet de grimper la pente. Nous voyons plein de petites voitures commencer à s’enliser dans la gadoue surtout qu’il commence à pleuvoir.
Nous arrivons au bout de 45mn à 200m du parking mais nous devons nous arrêter car une
voiture est bloquée au milieu du chemin.
Il fait glacial

et il y a une petite bruine

, impossible de sortir l’appareil photo voire même le téléphone.
On entame très doucement notre ascension.
Certains locaux n'ont même pas peur d'y aller en petites chaussures à talon
Au bout de 30mn et 750m de parcourus, une pluie de grésille s’abat sur nous

et, au vu des conditions atmosphériques, nous préférons rebrousser chemin non sans faire une dernière photo devant un panneau avant le refuge.
Revenus à la
voiture (la descente est quand même plus facile que la montée), nous nous réchauffons avec du thé que le guide a préparé puis entamons un peu la descente afin de retrouver le loueur de vélo positionné à mi pente.
En chemin on croise un coyote andin, absolument pas effrayé par la circulation des voitures ...
... et qui se permettra même de commencer un petit somme
Les paysages sont superbes
Puis on fait une halte au milieu du chemin car le retour vers le lac se fera en vélo.
L’exercice ne sera pas très compliqué, en gros il faut jouer continuellement avec les freins tout en admirant le paysage.
De retour à la lagune, on prend nos dernières photos et nous remontons dans notre
voiture pour prendre le chemin de notre
hôtel du soir.
Qui a reconnu les montagnes du "Mordor"
Sur la route nous assistons à des scènes cocasses de Cow-boys sur l'autoroute ...
Notre ville étape se nomme Riobamamba et nous avons encore choisi un bel
hôtel, en banlieue de la ville dans un quartier résidentiel assez huppé.
Fatigués par notre balade du jour, nous resterons diner à l’
hôtel afin d’admirer le coucher du soleil et de prendre un bon diner et un bon cocktail au restaurant de l’
hôtel.
En Equateur, les maïs séchés servent de croûtons pour la soupe
A bientôt pour la suite de nos aventures …