Jour 19 : mercredi 17/08 - Part 1
Malgré les boules quies, le bruit du trafic me réveillera vers 6h00 du matin.
On ira déjeuner dans le pire Denny’s qu’on ait vu en 3 voyages. La nourriture n’était pas géniale du tout et la serveuse était aux abonnés absents, alors qu’il n’y avait absolument pas foule dans le diner.
On finira même par payer auprès de la 2ème serveuse, après avoir attendu 15 minutes son retour.
On ne laissera aucun pourboire. Faut pas exagérer…
On traversera ensuite toute l’agglomération de
Seattle du nord au sud sur l’Interstate 5. L’autoroute passe même sous des immeubles du downtown.
Vive les carpool lanes !

Car on y aurait passé un temps fou sinon…

On aperçoit sur notre droite avant de quitte l’autoroute la piste King County, où se situe le Museum of Flight, mais également d’autres bâtiments de Boeing. On aperçoit les 777-9X d’essais parqués devant les bâtiments.

On arrivera au Musée pile à l’heure de l’ouverture.

Le hall d’entrée nous laisse apercevoir les premiers prototypes volants au tout début du XXè siècle, avant d’arriver dans le hall principal.
Ici, l’
avion principal est le Blackbird, bien mis en valeur au milieu. C’est le premier prototype du SR71, célèbre
avion supersonique durant la guerre froide, construit au début des années 60.

Le magnifique
avion vert à sa droite est l’un des plus vieux Boeing, le Boeing Model 80 construit à la fin des années 20, qui pouvait accueillir 18 passagers.
Plusieurs autres avions des années 20 se trouvent au-dessus de lui.

Il y a beaucoup d’avions de chasse, de toutes les origines. Du F-4 Phantom,
avion de chasse américain sorti au début des années 60, aux Mig soviétiques.

Il y a également des hélicoptères, dont le Bell UH-1, l’emblématique hélicoptère utilisé pour la première fois lors de la guerre du Vietnam. Ils ont même laissé une civière pour les évacuations de blessés, ainsi que la mitrailleuse sur le côté de l’appareil.

Un Sea King des gardes côtes est accroché au-dessus. Je le pensais plus grand que ça…
On accède à une "tour de contrôle", où on peut voir la piste de décollage, ainsi que les avions militaires en attente de livraison qu’on voyait depuis le parking.

Les écolos détesteraient cet endroit

. On ne comptait plus le nombre de jets privés qu’on a vu décoller durant notre présence ici.
Un missile air/mer

On fera un crochet par la pièce dédiée à la conquête de la Lune, retraçant toute l'histoire de Gemini à Apollo, où un module Apollo et un rover lunaire sont présents.
Le véhicule du prochain Fast and Furious
On traverse ensuite une passerelle qui enjambe la rue pour atteindre le bâtiment situé de l’autre côté, où se trouve une navette spatiale, et également un écran de télé, marquant le planning des prochains lancements spatiaux dans le monde.

Mais c’est ce qu’il y a à côté de ce bâtiment, en extérieur, qui nous intéresse.
Le fait que le musée soit dans l’axe des pistes de l’aéroport international de
Seattle met dans l’ambiance. Des avions décollant depuis là-bas passent toutes les minutes au-dessus de nos têtes durant notre visite, sans compter les jets qu'on voit décoller sur la piste à côté.
Un énorme hangar ouvert, où sont parqués les plus gros appareils du Museum of Flight, qui ne peuvent pas tenir à l’intérieur des bâtiments.
On commence par un B52, exposé à l’extérieur. Lui a carrément une envergure trop grande pour loger dans le hangar extérieur au milieu des autres appareils.
Et pourtant, lui aussi on l'imaginait beaucoup plus grand.
Une fois arrivés dans le hangar, le premier appareil sur lequel on tombe est un B-17 Fortress, construit en masse durant la 2nde guerre mondiale pour bombarder l’Allemagne.

On a discuté avec un guide qui avait volé sur cet
avion dans les années 70.
On se dirige ensuite sur la gauche pour admirer le seul
avion civil supersonique : le Concorde.

On peut même monter à l’intérieur et admirer le cockpit. Et contrairement à ce qu’on pensait, on est debout dans le couloir sans avoir à baisser la tête. Mais c’est bien étroit.
A la descente, on tombe sur le magnifique B-29 Superfortress. Ce bombardier, conçu au début des années 40 en pleine 2nde guerre mondiale, était le premier bombardier pressurisé, ce qui lui permettait de voler plus haut, hors de portée des chasseurs et défenses aériennes adverses, avec un grand rayon d’action, ce qui était très utile dans le Pacifique face aux japonais. Ce modèle d'
avion est d’ailleurs celui qui a lâché les deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki.

Mais je suis tombé sous le charme du design cet
avion.
On se dirige ensuite le Air Force One construit sur la base d’un Boeing 707 sous la présidence de Eisenhower à la fin des années 50, mis en scène ici avec la première visite officielle d’un président américain, Nixon, en République Populaire de Chine. Ici aussi on peut visiter l’intérieur.
Et c'était bien aménagé pour l'époque !
Bon, la cuisinière au gaz dans l'avion...
Il y a un petit coin avec des avions militaires présents sur les porte-avions américains à différentes époques, du A-6 Intruder de la guerre du Vietnam, au Harrier à décollage vertical qu’on voit dans True Lies avec Schwarzy, et naturellement le mythique F-14 Tomcat de Top Gun est présent.
En plein milieu du hangar se tient THE
avion, emblème de Boeing : le premier 747 qui a été construit.

J’ai été un peu déçu de l'intérieur, et j’ai eu la mauvaise idée de ne pas prendre de photos. Car, premier
avion oblige, il n’y a aucun siège à l’intérieur, mais plein d’appareils de mesures.
Un Boeing 787 est juste à côté, où la différence technologique du cockpit est hallucinante avec les modèles précédents.
On boucle le tour en revenant par les bombardiers, où je n’avais pas remarqué les mitrailleuses du B-29 situées à la queue et sous le ventre de l’appareil.
On retourne l’intérieur, où on regarde plus en détail la navette spatiale, où un film présente les deux drames de Challenger en 1986 lors du décollage et de Columbia lors de sa rentrée en atmosphère en 2003.
On retraverse la passerelle où on se rend dans la partie dédiée aux avions des deux guerres mondiales.
Celle de la 2nde est très intéressante à regarder devant les vieux chasseurs de l’époque.

Celle de la 1ère guerre mondiale est en revanche moins glamour, déjà parce que l’aviation militaire en était à ses débuts, mais également qu’il n’y a aucun
avion américain.

Beaucoup de modèles britanniques et allemands sont présents, et un seul français ! Dans un coin…
On finira la visite par une salle des croquis et des dessins, ainsi que par la partie « propagande », avec les personnages des Comics ou de Disney utilisés durant la 2nde guerre mondiale.