J3, samedi 16 juillet, Athènes - Pylos, 342 kms
Réveil à 7h15, Bert va chercher du pain, on déjeune, finit les valises et à 8h45 je remets les clés dans la box.
L’agence
Sixt est à 5 min à pied (ce qui m’avait fait choisir ce quartier, afin d’éviter de devoir trainer nos valises trop longtemps). J’ai choisi cette agence, car de un on avait déjà loué chez eux en 2017 et de deux ils étaient meilleurs marchés que leurs concurrents.
Note : Quelques semaines avant de partir, Séverine m’avait donné un bon plan pour louer une voiture pas trop cher. J’en discute avec mon mari qui voit que l’agence citée par Séverine est un intermédiaire, et pas vraiment une agence officielle. Comme il est assez frileux pour louer avec eux et on se rabat donc sur Sixt.
Il finalise les papiers et on attend notre
voiture, qui tarde un peu à arriver. On a le droit à une Renault Clio rouge, munie d’un moteur d’une Fiat 500, qui sera conduite par un Néerlandais sur des routes de montagne. Voilà, le décor est planté, les conversations échangées durant les trajets sont et resteront confidentielles par respect pour la passagère arrière (moi) et le chauffeur (mon mari)
Le
GPS est allumé et nous trouve après quelques minutes et on quitte Athènes et son traffic. Léger bouchon avant d’arriver à la vraie autoroute, mais ensuite c’est tout bon. Nous découvrons avec effarement la conduite des locaux, qui ne respectent absolument aucunes signalisations, dépassent même quand c’est interdit et dangereux, font fi des voies marquées d’une croix bien rouge, enfin bref, il suffit de laisser toute notre éducation et nos bonnes manières nordistes à la maison et ensuite plus rien ne nous étonnera, enfin presque !
Arrivé à Corinthe, juste avant le canal on bifurque pour Loutraki direction le site archéologique de l’Héraion de Perahora, que j’avais aussi découvert dans les carnets d’Alain et Flore. On se parque et sortons de la
voiture. Noémie est bien contente de faire une pause, car elle a le mal des transports et à partir de là, je lui laisserai ma place devant et j’irai m’installer à l’arrière. Il fait chaud et on découvre le site.
La chemin qu’on va suivre nous mène au site qui est en partie au bord de l’eau
Gentiment il se découvre à nous de même que la côte nord du Péloponnèse au loin
Il y a aussi des vestiges à voir avant d’arriver à la plage, dont cette citerne (à gauche)
et mon mari qui lit le panneau
Noémie et Bert m’attendent sur un banc, à l’ombre avec cette vue. Ils ont la flemme de descendre plus bas
Je continue vers la plage
Il y a quelques personnes qui se baignent dans cette eau bien transparente et au loin, tout au loin on aperçoit l’entrée du canal de Corinthe
En zoomant au maximum
Et puis on remonte, et on sue et on râle sur celle qui a eu l’idée d’aller voir la couleur de l’eau au plus près alors qu’il est midi ! Mais n’empêche le timing était parfait, car on voit débarquer un car rempli de touristes qui se ruent direction la petite plage.
Voici la vue que l’on a depuis le parking en regardant ver le nord
Nous sommes obligés de faire le même chemin inverse en longeant le lac de Vouliagmenis qui jouxte la mer. C’est très joli et très calme
Comme on commence à avoir faim et qu’on a besoin urgent d’aller au cabinet, on s’arrête dans une taverne au bout du lac. On s’installe et allons aux toilettes, puis on attend, on attend, arrive un très grand groupe qui est chaleureusement accueilli et qu’on installe à une grande table, et nous on attend et puis on se lève et on se barre. Ce n’est pas très poli, je sais, mais on n’avait pas envie d’attendre des heures, sachant qu’on avait encore beaucoup de route et on avait faim
A Loutraki, un supermarché nous sauve la mise et je fais des sandwichs dans la
voiture qu’on mange en roulant. Nous ne savions pas trop si et quand on allait tomber sur un restoroute.
La route est longue (surtout avec cette
voiture, car même si elle est rouge, le moteur n’est pas celui d’une Ferrari

) et assez monotone, plus on s’enfonce dans les terres, moins il y a de voitures. On découvre une autoroute (presque) neuve entrecoupée de péages, 2€ par ci, 3€ par là, je pense qu’après une semaine, on en aura pour certainement 30 à 40.- € de péage. On trouve que c'est assez cher, surtout pour un pays comme la Grèce, on comprend aussi pourquoi elle est si peu empruntée.
Deux heures et une route bien sinueuse plus tard, le
GPS nous a fait passer par la montagne et par la Porte d’Arcadie, le site suivant est enfin atteint : l’ancienne Messène. Il fait 36°C !
On s’équipe en eau, casquette, chapeau, crème solaire, payons l’entrée (20.-/adulte, gratuit pour les étudiant.e.s) et partons à la découverte du site qui est très étalé et en pente (la remontée va être cool !)
Première vue sur le théâtre et tout au fond la mer
Noémie nous abandonne lâchement et sans aucun scrupule en s’asseyant sur un banc à l’ombre d’un gros olivier, tandis qu’on continue sous un soleil de plomb (il est 15h)
Le terrain est bien pentu et il n’y a pas beaucoup d’ombre. Donc le stade sera regardé depuis cette distance et nous n’irons pas plus bas, pas le courage
Puis on remonte vers notre fille en faisant une boucle afin de voir le maximum de choses
Tandis que les deux autres reprennent le chemin le plus rapide pour aller à l’entrée, je prolonge un peu en passant devant le théâtre
On fait une pause salutaire sur les bancs installés sous d’immenses arbres, juste à côté de l’entrée.
Ce site est vraiment très très beau, on a adoré, mais il mérite d’être visité à un autre moment de la journée ou de l’année. Car la chaleur nous a vraiment empêché de bien en profiter.
De retour à la
voiture, on programme notre destination finale pour les trois prochaines nuits et la clim et c’est parti pour le dernier bout de route. Sur le papier le trajet ne fait que 62 kms qu’on fera en 1h15 ! Maudite route qui monte et descend, qui tourne et retourne, et maudite
voiture qu’on hésite à pousser pour aller plus vite en montée. Bref, c’est dans la joie et la bonne humeur

que Pylos est enfin atteint à 17h. Il ne nous reste plus qu’à trouver le logement, prendre la clé dans la box sécurisée, monter les valises jusqu’au deuxième et dernier étage, mettre la clim en route et s’affaler sur le canapé/le lit.
Un peu plus tard, après une bonne douche, Bert et moi partons explorer Pylos et surtout trouver un endroit pour souper et prendre l’apéro
On découvre un village très charmant, avec des boutiques et des cafés/restaurants situés sous des arcades entourant une grande place bien ombragée grâce aux grands platanes sous lesquelles des terrasses sont disséminées et un bord de mer avec d’autres restaurants et terrasses. Y’a même une toute petite bande de sable.
Noémie nous rejoindra à 20h pour aller manger et puis on ira se balader le long de la jetée où un magnifique coucher de soleil viendra clore cette longue, mais intéressante journée.
Hébergement :
Navarino Apartment : très grand appartement au 2ème étage, sans ascenseur, avec 3 chambres double, sdb, cuisine-salon, balcon, vue sur la mer au loin, dans une impasse où il y a toujours de la place pour parquer la
voiture. Je recommande.
Restaurants :
Aetos (en grec ça donne ceci Ο Αετός) : on a pris des courgettes frits, de la viande et du poisson grillé avec des légumes et frites. Service agréable, beaucoup de locaux