J4 jeudi 13/04/2023 : San Diego > Julian > Anza Borrego
93 miles (150km) – 2h
Nouveau réveil à 5h30… pas moyen de me rendormir. Une fois encore j’attends que la troupe se réveille.
Je regarde dehors : cette nuit il a plu, tout est trempé et le ciel est encore très gris.
Traditionnel petit déj dans notre chambre toujours en mode pain de mie / nutella.
Une amie m’a conseillé la chaine Aldi que l’on connait en France. Il y en a un dans le coin, on va donc tester.
C’est la bonne surprise, clairement.
Grand rayon primeur : je prends des baby carottes (bon elles sont quand même orange fluo…), framboises, et traditionnelles bananes.
Dans leur rayon Bakery je prends des muffins et des cookies au beurre de cacahuète : super bons. Je trouve une sorte de pain ciabatta pour faire des sandwichs : pas fou mais mieux que le pain de mie. Mais aussi au rayon frais des barquettes de charcuterie « italienne » (saucisson / jambon cru) à prix très abordable (4$ pièce – on avait vu les mêmes à près de 9$ à Walmart), des tranches de fromage (gouda) 1$89, je trouve même un brie (en format rond comme un camembert) 3$49 pas fou mais franchement tu l’apprécies !
On complète par de l’eau, des biscuits, des crackers salés (et au beurre de cacahuète), bref cout total 59$ mais on a enfin de quoi faire des pics-nics.
Il est 10h30 quand on sort de chez Aldi.
La météo ne s’est clairement pas améliorée, et les prévisions ne sont pas favorables.
Nous devions aller nous balader à
Balboa Park aujourd’hui je m’étais également noté le
Belmont Park qui possède une montagne russe en bois datant de 1925, manger vers Little Italy…. Vu les flaques d’eau sur le parking, on laisse tomber la poursuite de
San Diego. Je peste contre la météo.
On décide de partir plus tôt que prévu et aller chercher le soleil. 3 jours qu’on ne l’a pas vu, et clairement c’est déprimant (pour mémo on est des purs sudistes alors pas de soleil, et pendant 3 jours !!! c’était plus possible).
Notre prochaine étape est le désert d’
Anza Borrego dans lequel on a décidé de camper. Avec ses 240km² de superficie c’est le plus grand parc d’état de la
Californie.
Anza Borrego doit son nom à l’explorateur espagnol Juan Bautista de Anza qui passe par là en 1774 alors qu’il ouvrait une piste pour les colons depuis le Mexique, et aux borregos les moutons sauvages qui y prospéraient.
Ce parc est surtout mondialement connu pour la qualité de son ciel pour voir les étoiles.
Et clairement nous qui vivons dans une région polluée notamment via la pollution lumineuse des villes ce road trip il est fait pour qu’on puisse profiter de nuits étoilées !
Qui dit désert dit chaleur, nous faut une glacière. On avait hésité à notre arrivée à en prendre une, on était indécis sur le modèle, finalement on se décide pour la version 45L, bleu ciel, chez Walmart à El Cajon 24$ (à noter que ce Walmart est juste immense ! rien à voir avec celui de Hawthorne !) On prend un sac de glaçons (1$88), on fourre toutes nos boissons et picnic dedans, nous voilà fin prêts !
Il est midi quand on stoppe à
Taco Bell juste à côté du Walmart (oui car M. est un peu pénible, s’il n’y a pas de vrai pain, faut pas compter sur lui pour manger sandwich !). Clairement ce sera mon fast food préféré. On choisit toute sorte de taco et burritos à l’unité, on rajoute du guacamole, et ça fait du bien, ya des légumes, c’est frais, c’est top ! (22$ à 4).
On fait également notre tout premier plein. J’avais regardé dans le livret de la
voiture ce qu’il fallait qu’on mette, mini du 87, on mettra 16 gallons (env 60L) pour 81$ cash. (4$79 en cash / 4,99$ en CB). On peut prendre la route !
Pour rejoindre Anza Borrego on choisit de passer par la petite ville de
Julian.
On emprunte la CA 79 qui nous fait longer le
Lac Cuyamaka. La route est en lacets et clairement nous aurions adoré la parcourir avec nos motos. On espère juste que le petit Marius ne va pas être malade… pas moyen qu’il vomisse dans notre si belle
voiture !!
On fera d’ailleurs un arrêt forcé pour qu’il prenne l’air, et l’air il le prendra ! ya du vent, il fait 7° !
Le lac et ses abords sont vraiment splendides. En été le coin doit être top !
On a donc récupéré le soleil mais perdu en température !
Il y a un
camping près du lac et des gens campent (je me dis qu’ils sont fou, il fait trop froid… et pourtant… nous serons fous nous aussi

)
Quand on arrive à Julian à 14h30 il fait 5° ! Le vent est froid !
La ville (petite) est constitué d’une avenue avec des échoppes de part et d’autre de la rue.
Malgré le froid on se promène.
On visite la boutique d’un armurier, puis une échoppe de bonbons où nous achetons en plus d’un paquet de bonbons artisanaux, des bâtons de sucre aromatisés (fraise, pastèque, barbe à papa, cerise…) pour 30cents pièce.
Un peu plus loin une Bakery, partout nous avons pu lire que la spécialité locale était une apple pie. Entière elle est vendue 20$. On décide de prendre une part pour gouter (6$) et finalement heureusement : la tarte contient de la cannelle, tous détestent ça. Je trouve la tarte très bonne, bien que trop sucrée (comme toutes les pâtisseries américaines).
Après ce bon bol d’air frais nous reprenons la route direction
Borrego Springs. Toujours des lacets sur la route (et toujours l’envie d’être en
moto… quoi que vu le froid… :d)
En plein milieu du désert des palmiers et des
hôtels, c’est un peu fou !
Au bord de la route on loupe les structures en métal, elles ne sont pas indiquées et je pensais qu’elles étaient regroupées à un endroit mais elles sont en fait disséminées un peu partout autour de Borrego Springs.
Grand soleil et chaleur sont au rendez-vous !
Je ne parviens pas à savoir si nous devons nous acquitter d’une taxe pour être dans le désert. On ne passe pas non plus devant le Visitor Center, j’avais pourtant noté 10$…
Il est temps de trouver notre spot pour la nuit et ce sera en mode
camping sauvage. J’avais repéré un point
GPS via le site internet freecampsite, on choisit finalement une autre route en bordure de la route principale qui nous inspire un peu plus.
On quitte la route pour une piste de sable, on s’enfonce entre les hautes parois rocheuses.
On s’arrête à un premier endroit, en descendant de
voiture on constate que le vent s’est levé, il est assez fort. On décide d’aller un peu plus loin, histoire de trouver un endroit qui nous permettrait de nous abriter du vent.
On se cale près d’une paroi rocheuse, on montera la tente contre la paroi histoire de s’abriter un maximum.
Il n’y a aucun réseau là où nous sommes. J’avoue ça me stresse un peu, après le panneau des serpents je me dis que si on a un problème on sera seuls au monde, mais n’était-ce pas le but ?
Un peu échaudée on se lance quand même dans le montage de la tente.
Ultra facile ! elle est dotée d’un système de clips, pas besoin de s’enquiquiner à passer les arceaux dans des gouttières. En 5min la base est montée. On ajoute la toile par-dessus, et on accroche le tout.
On se rend compte que les sardines fournies sont un peu courtes… et pas idéales dans le sable. On se dit qu’on ira acheter des piquets supplémentaires.
On avait prévu de la paracorde on en utilise en plus car le vent se renforce.
La tente est grande (c’est une 6 places), on tient debout dedans c’est top.
On gonfle avec l’allume cigare du coffre le matelas (nous avions ramené notre pompe de France, mais nous aurions aussi pu l’acheter sur place…), les 2 matelas de sol light se gonflent à l’ancienne, les duvets sont installés on est parés !
Il est 18h, nous voilà, seuls au monde, dans le désert d’Anza Borrego, pour notre première nuit de
camping !
Les enfants explorent les alentours, nous sommes loin de la route, je leur dis quand même de se méfier des serpents !
Bien trop de vent pour faire un feu, puis nous n’avons pas acheté les chamallow
Nous dinons sous la tente.
Tout le monde a enfilé les vêtements thermiques car le soleil se couchant il ne fait pas chaud.
Le vent nous fouette pas mal la toile de tente, on se rend compte que c’est plutôt une tente d’été, les cotés bénéficient d’ouvertures en moustiquaire, la toile par-dessus vient juste se poser dessus, l’air s’engouffre par dessous, ainsi que le sable.
Et le sable on va en manger cette nuit.
On déplacera la
voiture pour venir la coller à l’entrée de la tente histoire de nous faire un rempart de protection de plus mais la nuit sera quand même difficile.
Le vent apporte son lot de bruit, j’ai vraiment peu fermé l’œil.
Le sable projeté par les moustiquaires latérales nous a fouetté le visage. Il s’est infiltré partout.
Et les étoiles quant à elles ?
Elles étaient splendides !
Je peste de ne pas avoir pris le temps de prendre quelques cours de photo, on a un reflex qu’on ne maitrise pas tellement, et dont on exploite pas vraiment l’intégralité de ses capacités. Benoit me dit que de toute façon il aurait fallu qu’on ait notre trépied pour faire une photo de nuit.
Je ne pourrai donc pas vous partager ce magnifique ciel étoilé.
Mais il valait vraiment le coup qu’on se gèle !