Re: Road trip USA 2025 - d'Atlanta à Yellowstone
Publié : 21 mars 2026, 11:38
10/08/2025 - Jour 15 - Badlands National Park & Bear Country, Rapid City, SD
Le réveil a sonné à 5h, toujours mieux que 3h, et le Shubaran s’est ébranlé à 5h20, direction Skyline Road qui surplombe Rapid City, idéalement tournée vers l’est, ce qui est nécessaire pour notre activité “lever de soleil”. Ce dernier est prévu à 5h48. La lune, pleine ou quasi, n’était pas prévue mais apporte une belle touche au tableau, côté ouest. On a sorti les pantalons (une première pour moi depuis l’atterrissage à Atlanta), les polaires et les coupe-vents pour affronter les 12°C annoncés (59°F soit 15°C d’après la voiture). Le trajet ne dure que 5-7 minutes et nous immobilisons notre SUV vers 5h30. Je sors le matériel (caméra + perche + trépied, appareil photo + gros objectif + trépied) que j’installe du mieux possible. Je shoote la lune en attendant l’heure du soleil. Le ciel est très voilé à l’est et la lumière se fait sans qu’on voie vraiment le soleil. Petite déception même si le moment reste très sympa. Je coupe le timelapse de la caméra, lorsque surgit la partie supérieure du disque solaire, rougeoyante, magnifique. Re-timelapse et shooting à gogo, il devrait en rester quelque chose. Le soleil se faufile à travers les nuages jusqu’à être tout à fait visible. On lui pardonne son retard. On enchaîne avec différentes séances photos sur la route sous le jour nouveau qui ne pourrait pas mieux commencer.
On redescend vers l’hôtel où on enchaîne avec le petit-déjeuner traditionnel. On réajuste notre équipement (short pour moi) et on repart vers 7h20 pour environ 1h de route à destination du Parc National de Badlands, à l’est de Rapid City. On entre par l’accès Pinacle sans débourser 1 cent grâce au pass America the Beautiful. On doit rejoindre un départ de randonnée que j’ai sélectionné, bien à l’intérieur du parc. Mais le bougre est truffé de points de vue (overlook) le long de la Scenic loop road qui le traverse. Quelques hectomètres après l’entrée, nous voici déjà garés et mitraillant le point de vue. L’effet Waouh est parfaitement réussi et le charme opère immédiatement sur les petits comme les grands. Le parc est difficile à décrire: des buttes, des cones, des strates grises, rouges, voire jaunes créent une beauté rugueuse où la géologie joue le premier rôle. Le relief impose des
montées et des descentes assez raides et à chaque virage, un overlook, un parking et on descend prendre des photos et admirer ce paysage quasi-lunaire. Finalement, la première heure passée dans le parc ne nous a que peu rapprochés de notre objectif. On décide de tracer et de faire les autres points de vue après la rando, éventuellement. On finit par arriver au Ben Reifel visitors center vers 10h15. L’avantage de se lever tôt, c’est qu’on peut prendre son temps sans se mettre en retard. Je demande à une ranger de m’indiquer le départ de la rando choisie mais il s’avère qu’on l’a raté, car il s’agit d’une variante en boucle de distance raisonnable par rapport au 10 miles / 16 km qu’elle me propose. On fait quelques emplettes au giftshop et on rebrousse chemin pour quelques courts miles jusqu’au parking de Saddle pass.
On attaque par une montée acrobatique au milieu des rochers et les mains sont parfois nécessaires. La redescente par le même chemin gravillonneux ne me dit rien qui vaille. On monte de 60m en 20mn et on rejoint le Castle trail sur son segment intermédiaire de 2,8km (il fait 8,2km en tout). Le sentier est à présent parfaitement plat et balisé. Les paysages restent stupéfiants. Le ciel légèrement voilé, voire laiteux, n’offre pas la meilleure lumière pour les photos mais il confère une atmosphère encore plus particulière, où les sommets gris se perdent dans l’horizon blanchâtre. On ne croise que peu de personnes. Il faut dire que le parc peut se parcourir uniquement en voiture, de point de vue en point de vue. En outre, le départ un peu scabreux de notre randonnée peut dissuader les moins téméraires ou les familles avec enfants en bas âge. On finit par rejoindre l’intersection avec Medicine Route trail qui s’éloigne des falaises qui dominent la route pour s’enfoncer dans les plaines et les prairies. Ce segment fait 3.4km et, sans le balisage, il serait très facile de se perdre tant les distances sont difficiles à évaluer. La température est montée mais reste tout à fait supportable, même pour ceux qui portent un pantalon. Après ce bout tout plat, au milieu de panneaux de mise en garde contre les rattlesnakes (serpent à sonnette), c’est l’heure de redescendre vers le Saddle Pass Trail. On met quelques objets dans le sac à dos pour pouvoir s’aider des mains si besoin. Je fiche la caméra sur sa perche dans le sac, en mode antenne de satellite. On verra bien ce que ça donne. Au final, ça se passe mieux que ce que j’avais craint mais l’extrême prudence est impérative, sans quoi une plaque de mini-gravillons a tôt fait de vous transformer en boule de bowling et vos compagnons en aval en pauvres quilles à dégommer. Heureusement, rien de tel pour nous et nous achevons cette rando sains, saufs et enchantés.
Je règle le GPS sur Wall Drug, une sorte de giftshop géant, situé à Wall, une ville à la sortie du parc. Pour y accéder, on emprunte une piste sur environ 8 miles et le Suburban excelle dans l’exercice et rassure ses occupants, soulevant derrière lui un nuage de poussière. Pour un grand enfant, il faut des grands joujous
On rejoint le bitume puis nous nous garons juste devant l’immense magasin dont les entrées sont numérotées (7000m²). La ville et les rues sont encore animées par ce qui doit être la queue de la comète du rassemblement de Sturgis, qui prend fin aujourd’hui. L’entrée dans le “magasin” ne déçoit pas et nous voilà dans ce que j’ai préalablement décrit comme le temple du giftshop: de la babiole à 2$ jusqu’aux bottes en croco à 400$, en passant par tout l’attirail western, une bijouterie, une pharmacie, un café, un resto et j’en oublie certainement car nous n’avons pas tout fait. Pour pimenter notre visite, Janelle avait proposé qu’on fasse un cadeau de 5$ max pour une personne tirée au sort (tirage effectué dans la voiture). Janelle repart avec un bijou aigle offert par Val qui repart avec une mini plaque d’immatriculation à son nom offerte par Tonin qui gagne une sorte de saucisse sèche de bison offerte par moi-même qui hérite d’une pochette surprise en mode jeu de construction, offerte par Janelle. Ces présents seront échangés lors de notre déjeuner tardif (14h30 environ) au Badlands Saloon & Grille situé en face du Wall Drug. Hamburgers (copieux) pour tout le monde (105$ tips de 15% inclus). Next stop: Bear Country USA à Rapid City.
C’est une sorte de safari qu’on parcourt en voiture avant une partie finale à pied (un peu comme en France à Peaugre). On arrive vers 16h30 après un trajet sieste pour les filles (j’aurais bien fait de même!). La pluie démarre quand nous franchissons le portail… La plupart des gros animaux n’y prêtent pas attention (élans, rennes, biches, big horn, loups arctiques, ours, bisons) mais on galère un peu pour la documentation audio-visuelle, soit à travers les vitres pleines de gouttes de pluie, soit, vitres ouvertes à travers les gouttes de pluie directement. Ca ne nous empêche pas de regarder longuement les animaux en nous garant sur le côté pour laisser passer les autres voitures. Les ours n’ont pas l’air très joyeux (s’attendait-on à ce qu’ils dansassent?). Les bisons sont bien rangés sous leur abri et malgré la pénombre et la pluie, on aperçoit une tête colossale, montée sur un corps non-moins impressionnant, pour peu qu’il se fût mis sur ses pattes. J’ai bon espoir de voir des “vrais” ours et des bisons debout à Yellowstone. La pluie s’arrête et le soleil revient juste à temps pour la partie piétonne qui présente des plus petits animaux: raton, blaireau, porc-épic… Le clou du spectacle: les bear cubs, autrement dit les oursons. Une grosse dizaine d’individus qui jouent, mangent, se prélassent ou se battent, comme une cour de récréation. Un ourson solitaire attrape un oiseau et le dévore aussi sec. Le même sort était arrivé à un volatile chopé par un bobcat (lynx) sous nos yeux. Le bassin des loutres a livré une déception à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités: on aperçoit péniblement un individu niché au fond d’un tronc creux. Tant pis
On termine par quelques photos avec la statue en bronze d’un ours puis nous filons à la station service pour un bon plein* et au Walmart pour les salades du soir, agrémentées d’une paire de chaussures à 20$ pour Tonin. On arrive à l’hôtel vers 19h où les douches font le plus grand bien à la troupe. Val remporte le quizz Dakota du Sud/Crazy
Horse/Badlands/Bear Country avec 9/10. Janelle et Tonin se font éclater au sol avec 4/10.
PS: rando: 7.6km en 2h34. 22740 pas à ma montre.
*24.719 gallons. J’ai mis un trip partiel en route, on verra la consommation. On tourne à 18 mpg en moyenne depuis Denver.
=> la vidéo du jour:
Le réveil a sonné à 5h, toujours mieux que 3h, et le Shubaran s’est ébranlé à 5h20, direction Skyline Road qui surplombe Rapid City, idéalement tournée vers l’est, ce qui est nécessaire pour notre activité “lever de soleil”. Ce dernier est prévu à 5h48. La lune, pleine ou quasi, n’était pas prévue mais apporte une belle touche au tableau, côté ouest. On a sorti les pantalons (une première pour moi depuis l’atterrissage à Atlanta), les polaires et les coupe-vents pour affronter les 12°C annoncés (59°F soit 15°C d’après la voiture). Le trajet ne dure que 5-7 minutes et nous immobilisons notre SUV vers 5h30. Je sors le matériel (caméra + perche + trépied, appareil photo + gros objectif + trépied) que j’installe du mieux possible. Je shoote la lune en attendant l’heure du soleil. Le ciel est très voilé à l’est et la lumière se fait sans qu’on voie vraiment le soleil. Petite déception même si le moment reste très sympa. Je coupe le timelapse de la caméra, lorsque surgit la partie supérieure du disque solaire, rougeoyante, magnifique. Re-timelapse et shooting à gogo, il devrait en rester quelque chose. Le soleil se faufile à travers les nuages jusqu’à être tout à fait visible. On lui pardonne son retard. On enchaîne avec différentes séances photos sur la route sous le jour nouveau qui ne pourrait pas mieux commencer.
On redescend vers l’hôtel où on enchaîne avec le petit-déjeuner traditionnel. On réajuste notre équipement (short pour moi) et on repart vers 7h20 pour environ 1h de route à destination du Parc National de Badlands, à l’est de Rapid City. On entre par l’accès Pinacle sans débourser 1 cent grâce au pass America the Beautiful. On doit rejoindre un départ de randonnée que j’ai sélectionné, bien à l’intérieur du parc. Mais le bougre est truffé de points de vue (overlook) le long de la Scenic loop road qui le traverse. Quelques hectomètres après l’entrée, nous voici déjà garés et mitraillant le point de vue. L’effet Waouh est parfaitement réussi et le charme opère immédiatement sur les petits comme les grands. Le parc est difficile à décrire: des buttes, des cones, des strates grises, rouges, voire jaunes créent une beauté rugueuse où la géologie joue le premier rôle. Le relief impose des
montées et des descentes assez raides et à chaque virage, un overlook, un parking et on descend prendre des photos et admirer ce paysage quasi-lunaire. Finalement, la première heure passée dans le parc ne nous a que peu rapprochés de notre objectif. On décide de tracer et de faire les autres points de vue après la rando, éventuellement. On finit par arriver au Ben Reifel visitors center vers 10h15. L’avantage de se lever tôt, c’est qu’on peut prendre son temps sans se mettre en retard. Je demande à une ranger de m’indiquer le départ de la rando choisie mais il s’avère qu’on l’a raté, car il s’agit d’une variante en boucle de distance raisonnable par rapport au 10 miles / 16 km qu’elle me propose. On fait quelques emplettes au giftshop et on rebrousse chemin pour quelques courts miles jusqu’au parking de Saddle pass.
On attaque par une montée acrobatique au milieu des rochers et les mains sont parfois nécessaires. La redescente par le même chemin gravillonneux ne me dit rien qui vaille. On monte de 60m en 20mn et on rejoint le Castle trail sur son segment intermédiaire de 2,8km (il fait 8,2km en tout). Le sentier est à présent parfaitement plat et balisé. Les paysages restent stupéfiants. Le ciel légèrement voilé, voire laiteux, n’offre pas la meilleure lumière pour les photos mais il confère une atmosphère encore plus particulière, où les sommets gris se perdent dans l’horizon blanchâtre. On ne croise que peu de personnes. Il faut dire que le parc peut se parcourir uniquement en voiture, de point de vue en point de vue. En outre, le départ un peu scabreux de notre randonnée peut dissuader les moins téméraires ou les familles avec enfants en bas âge. On finit par rejoindre l’intersection avec Medicine Route trail qui s’éloigne des falaises qui dominent la route pour s’enfoncer dans les plaines et les prairies. Ce segment fait 3.4km et, sans le balisage, il serait très facile de se perdre tant les distances sont difficiles à évaluer. La température est montée mais reste tout à fait supportable, même pour ceux qui portent un pantalon. Après ce bout tout plat, au milieu de panneaux de mise en garde contre les rattlesnakes (serpent à sonnette), c’est l’heure de redescendre vers le Saddle Pass Trail. On met quelques objets dans le sac à dos pour pouvoir s’aider des mains si besoin. Je fiche la caméra sur sa perche dans le sac, en mode antenne de satellite. On verra bien ce que ça donne. Au final, ça se passe mieux que ce que j’avais craint mais l’extrême prudence est impérative, sans quoi une plaque de mini-gravillons a tôt fait de vous transformer en boule de bowling et vos compagnons en aval en pauvres quilles à dégommer. Heureusement, rien de tel pour nous et nous achevons cette rando sains, saufs et enchantés.
Je règle le GPS sur Wall Drug, une sorte de giftshop géant, situé à Wall, une ville à la sortie du parc. Pour y accéder, on emprunte une piste sur environ 8 miles et le Suburban excelle dans l’exercice et rassure ses occupants, soulevant derrière lui un nuage de poussière. Pour un grand enfant, il faut des grands joujous
C’est une sorte de safari qu’on parcourt en voiture avant une partie finale à pied (un peu comme en France à Peaugre). On arrive vers 16h30 après un trajet sieste pour les filles (j’aurais bien fait de même!). La pluie démarre quand nous franchissons le portail… La plupart des gros animaux n’y prêtent pas attention (élans, rennes, biches, big horn, loups arctiques, ours, bisons) mais on galère un peu pour la documentation audio-visuelle, soit à travers les vitres pleines de gouttes de pluie, soit, vitres ouvertes à travers les gouttes de pluie directement. Ca ne nous empêche pas de regarder longuement les animaux en nous garant sur le côté pour laisser passer les autres voitures. Les ours n’ont pas l’air très joyeux (s’attendait-on à ce qu’ils dansassent?). Les bisons sont bien rangés sous leur abri et malgré la pénombre et la pluie, on aperçoit une tête colossale, montée sur un corps non-moins impressionnant, pour peu qu’il se fût mis sur ses pattes. J’ai bon espoir de voir des “vrais” ours et des bisons debout à Yellowstone. La pluie s’arrête et le soleil revient juste à temps pour la partie piétonne qui présente des plus petits animaux: raton, blaireau, porc-épic… Le clou du spectacle: les bear cubs, autrement dit les oursons. Une grosse dizaine d’individus qui jouent, mangent, se prélassent ou se battent, comme une cour de récréation. Un ourson solitaire attrape un oiseau et le dévore aussi sec. Le même sort était arrivé à un volatile chopé par un bobcat (lynx) sous nos yeux. Le bassin des loutres a livré une déception à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités: on aperçoit péniblement un individu niché au fond d’un tronc creux. Tant pis
Horse/Badlands/Bear Country avec 9/10. Janelle et Tonin se font éclater au sol avec 4/10.
PS: rando: 7.6km en 2h34. 22740 pas à ma montre.
*24.719 gallons. J’ai mis un trip partiel en route, on verra la consommation. On tourne à 18 mpg en moyenne depuis Denver.
=> la vidéo du jour:
