Programme assez léger aujourd’hui, donc réveil un peu tardif, un peu avant 9h00.
On vide la chambre avant d’aller manger au Moab Diner.



Je me mets ensuite en chasse pour dénicher un calendrier pour 2025.
Chose plus compliquée que prévue. En avril, les calendriers de l’année suivante ne sont pas encore disponibles à la vente.
J’ai réussi à en trouver un bout de la 4ème boutique.
On se met ensuite en route pour Corona Arch Trail, en longeant en voiture le Colorado River.
On s’élance aux alentours de 11h30.
Le plus dur commence d’entrée avec une forte ascension jusqu’à la voie de chemin de fer.




Ça monte ensuite plus lentement, sur des graviers et du sable, puis de la roche.
Le trail est délimité, non pas par des cairns, mais par des traces de peinture bleue.



On finit par apercevoir Corona Arch de loin, qui en impose.


S’en suivent ensuite deux montées sur la roche, une en s’aidant d’une chaîne, et une autre juste après via une échelle.


La dernière portion sur la roche est plutôt tranquille.
On passe à côté de Bowtie Arch, qui est une arche à l’horizontale.




On arrive vers midi à Corona Arch, qui est l’une des plus imposantes qu’on ait vu.


On restera assis sous son ombre pendant une bonne demi-heure, histoire de redescendre en température, car le soleil tape fort.






On redescend ensuite tranquillement.
On s’arrêtera ensuite au bord du Colorado, le long de ces immenses falaises qui servent de mur d’escalade. Des pétroglyphes sont présents sur ces murs, un peu en hauteur.








On quitte définitivement Moab, et nous prenons la direction du sud.







Nous faisons un crochet un peu avant The Needles, à Newspaper Rock.
Je l’avais initialement mis au programme pour le retour de notre randonnée 5 jours plus tôt, mais tout le site était dans l’ombre, et on n’avait plus trop eu la motivation de s’arrêter.






Il y a beaucoup de pétroglyphes. Peut-être même un peu trop. On a trouvé la paroi un peu trop chargée.




On ne s’arrêtera plus jusqu’à Cortez.
Le paysage change un peu en rentrant dans le Colorado.
L’agriculture y est plus présente.



On arrivera à Cortez un peu après 16h00.
Le parking de notre motel est quasi vide.
Je vais seul faire le check-in, où je me suis fait draguer par la réceptionniste.
Elle était charmante, avec son âge avancé et sa bouteille d’oxygène reliée aux narines.
On rentre dans la chambre, qui est immense.
On est installé depuis à peine 5 minutes que le téléphone sonne.
Je décroche.
C’était la réceptionniste qui voulait savoir si la chambre était bien.
Oui oui, très bien merci. Rien à signaler… pour le moment…
Car on constate quelques minutes plus tard que les couvre-lits sont, comme dans de nombreux motels, vraiment dégueulasses.

On cherche où manger, sans avoir à prendre la voiture.
En se baladant sur Google Maps, on trouve un resto qui fait également brasserie juste en face de l’autre côté de l’avenue.
Et en regardant les photos sur internet, on voit que l’Happy Hour se termine à 18h00.
Il est 17h45.
Allez, let’s go.
On voit qu’on est quand même encore hors saison touristique dans le coin.
La circulation n’est pas bien dense…
On rentre dans le resto qui est quasiment vide.
Le choix des bières n’est pas folichon.
Il n’y a que 4 bières locales.
Le copain choisit une Red Ale, mon frère choisit une IPA, et je choisi des mini-dégustations pour les 4.
Il n’y en a que 3 actuellement me répond-on.
Bon ben va pour les 3.

On les paiera plein tarif, mais on nous rapportera gratuitement une bière identique pour les autres, et une grande parmi les 3 pour moi.
Je commence avec la Stout.
Allez santé !
On boit tous une gorgée de nos bières… et on se regarde tous les 3 en fronçant les sourcils et en regardant nos verres.
Il n’y avait aucune pression dans ces bières !
Elles devaient dormir à l’air libre depuis l’été précédent.
Ça faisait un effet des plus bizarre.
On commande ensuite nos burgers
On prend avec mon frère un Rattlesnake Burger qui a l’air sympa.

L’aspect a l’air alléchant.
5 secondes après la première bouchée, c’est alerte incendie ! :
La vache ! Qu’est-ce que c’est que ce truc ?!
Ça arrache ! Mais comme j’avais rarement eu la bouche arrachée comme ça.
La moindre petite bouchée est un supplice.
Je n’ai pas pu finir le burger.
On a réussi à avoir des chips en rab gratuitement, ce qui nous a permis de se caler un peu, tout en éteignant un peu l’incendie.
Une fois la note réglée, j’ai récupéré un menu à l’accueil avant de partir, afin de prendre la carte en photo.

Une fois rentré, on regarde attentivement en cherchant le coupable parmi les ingrédients, et on s’arrête sur le Ghost Pepper Cheese.
Et le Ghost Pepper a fait tilt sur internet, en nous renvoyant à l’échelle de Scoville.
L’échelle de Scoville, j’avoue que je n’avais aucune idée de ce que c’était jusqu’à ce soir-là.
Il s’agit d’une échelle de mesure de la force des piments.
La sauce Tabasco qu’on trouve dans tous les Diners aux Etats-Unis par exemple se situe entre 7 000 et 8 000 unités sur cette échelle.
Le Ghost Pepper, est situé à 1 000 000 d’unités sur cette échelle.
Il était le piment le plus fort du monde il y a une quinzaine d’années.
Si j’avais su, j’aurais pris autre chose.
Et surtout, une icône de piment aurait pu être ajoutée à côté du burger sur la carte.
On regardera le match 2 des playoff entre les champions sortants, les Denver Nuggets de Nikola Jokić, contre les Los Angeles Lakers de LeBron James.
Denver s’imposera de justesse à domicile 101-99.
On va prendre notre douche, et lorsqu’on ouvrira les draps, on se retrouvera face à une désagréable surprise pour 2 lits sur 3.
Les draps sont autant dégueulasses que les couvre-lits !




On a l’impression qu’ils n’ont pas été lavés depuis des semaines, et que le personnel s’est juste contenté de faire les lits sans changer les draps.
Je ne sais pas si c’est bien visible sur les photos, mais on ne comptait pas le nombre de poils, cheveux, ou saletés, présents dans les draps.
Seules les taies d’oreillers étaient propres.
Ce motel était le moins cher de notre séjour, 100$ la chambre de 3 lits doubles, et je commençais à comprendre pourquoi…
S’il n’avait pas été si tard, je serais volontiers allé voir ma réceptionniste adorée pour lui dire à quel point la chambre me plaisait toujours…
On a brossé les draps autant qu’on a pu pour laisser le moins possible de saletés.
Bref, on prendra une douche demain matin également.
Pour ceux qui auraient envie de réserver ce motel aux prix attractifs, j’avais réservé le Suburban Studios, mais il dépendait du Quality Inn.
Journée encore light prévue pour demain avec notre dernier parc national du séjour avec Mesa Verde NP.



