On se lève un peu tard.
On doit rendre la voiture pour 14h00, donc on prend notre temps.
La météo à la télé annonce une alerte aux tornades toute la journée sur toute la zone au nord et nord-ouest de l’agglomération de Dallas Fort-Worth…
A défaut d’avoir bien mangé la veille au soir, on va prendre notre dernier breakfast dans un des meilleurs restos de l’agglomération, Triple A Cafe, situé juste au sud de l’aéroport.

C’est le dernier, alors on le savoure.
Le serveur nous a maudit quand on s’est débarrassé de toutes nos pièces de 1ct en payant les 27cts des XX,27 $ du prix total.
On sort du resto à 11h environ, et on fait un saut de puce côté nord de l’aéroport pour tuer le temps au Texas Gun Experience.

J’avais repéré ce stand de tir lors de mes recherches, mais les prix délirants nous avaient dissuadé d’y aller.
Et bien quand on a comparé avec ce qu’on avait vu au stand de tir d’Albuquerque, on a un peu regretté notre choix ce jour-là.
Parce qu’aux niveau des choix, on avait l’impression d’être de retour à Las Vegas.
Dès l’entrée, le décor annonce la couleur.


Il y a un monde fou.
On est samedi matin et la file d’attente au guichet de gens venant se défouler/entraîner/distraire… est impressionnant.
Et l’immense majorité des gens ne viennent pas les mains dans les poches. Ils ont quasiment tous l’étui de l’arme à bout de bras. Et pas un étui pour une petite arme.
On voit des pères de famille avec leurs gamins d’une petite dizaine d’années qui portent chacun leur fusil d’assaut dans leur étui.
On est vraiment au Texas.
Même si on avait voulu tirer ce matin, on aurait dû rebrousser chemin par manque de temps. Car des personnes arrivées en même temps que nous ont mis un moment à arriver au guichet, malgré les nombreux stands de tir (car il n’y avait pas qu’une seule salle !).
Et contrairement à Albuquerque, il y a du choix.


Sauf qu’il ne s’agissait pas seulement d’un simple stand de tir
Mais également d’un énorme magasin d’armes et d’équipements de toutes sortes.
Et le choix est très très très très très très très varié.





Ça va des vieux colts rénovés aux pistolets automatiques, des vieilles carabines Winchester aux énormes fusils de précision, de la vieille mitraillette Thompson des années 30 aux gros fusils-mitrailleurs, de la mitrailleuse de 1877 au minigun.




Il y a de très belles armes.






Et il y a parfois des gouts douteux…

On a l’impression d’être John Wick faisant son marché.

Et les accessoires valent le détour également. Des jumelles aux lunettes thermiques et nocturnes, aux silencieux pour les pistolets comme pour les énormes Barrett.
Et les prix sont dingos.

La taille des silencieux des Barrett sont dingos !


On arrive dans un coin où sont exposés les armes blanches, avec un choix de couteaux hallucinant.

Ça partait dans le comique avec un petit rayon couteaux de cuisines, avec les planches à découper en vente à côté.

Puis on découvre atterrés juste à côté un rayon avec des haches, des tomahawks, et carrément des épées, des katanas et même des masses d’armes à piques !

Mais qui achète ça ???
Mais le pompon a été le mini lance-flammes !
Ça, on ne s’y attendait pas du tout !
Pour la modique somme de 670 $.


Ils sont sympas, on nous indique à quoi ça peut servir.

Des salles de classes pour les formations à la pratique des armes se trouvent dans un coin.
On a carrément vu un gamin de 6 ans en train de participer à un cours.
Welcome to Texas !
Bref, il y a de quoi déclencher une guerre à l’intérieur…
A notre sortie, un énorme Ford Bronco modifié à 6 portes est garé devant le complexe.
Comme dernière voiture vue du séjour, celle-ci est pas mal.



On prend la direction d’Alamo vers 13h30, qui se situe à moins de 10 minutes.
Juste avant d’entrer chez Alamo, une voiture est sur le bas-côté avec les warnings, les 4 pneus éclatés.
En voilà un qui s’était trompé de boutique et a fait l’erreur de reculer sur la herse.
Comme d’habitude, rendre la voiture nous prend moins de 30 secondes.
On relève le compteur. On a fait en tout 4936 miles.

On arrive assez rapidement au terminal international, et on passe l’enregistrement à la vitesse de l’éclair où, contrairement à Roissy 3 semaines plus tôt, les bornes automatiques fonctionnent bien.

Une fois les contrôles de sécurité passés, on a dû quitter le terminal international par le train aérien pour se retrouver à l’autre bout de l’aéroport.

J’ai fait toutes les boutiques souvenirs du terminal pour trouver un porte-clé de l’équipe de foot US des Cowboys de Dallas pour un collègue, ce qui m’a occupé un bon moment. J’ai failli finir bredouille.
L’attente a été longue avant l’embarquement.


Le vol a été horrible.
On est d’abord parti plein Est jusqu’à Memphis avant de tourner vers le nord, pour éviter les risques de tornades du Mid-West.
On a eu des nuages toute la journée en dessous de nous, donc impossible de profiter du paysage.
Le plateau repas était, comme à l’aller, dégueulasse.
Il y a eu énormément de turbulences plus ou moins fortes durant toute la traversée du continent nord-américain, mais on en a rencontré de très fortes avant d’atteindre l’Atlantique. Après, plus rien.
Ces dernières turbulences m’ont rendu malade pour tout le reste du vol, et la fatigue me tombant dessus 3h avant l’arrivée n’a rien arrangé.
J’ai essayé de dormir, mais comme d’habitude, pas moyen de fermer l’œil.
On a atterri à l’heure à Roissy. On a perdu un peu de temps aux contrôles de sécurité. Mais nos bagages étaient déjà sur le tapis-roulant quand on est arrivé.
On rejoint la gare de RER du terminal 2 où la file d’attente est hallucinante pour acheter des billets.
C’est incompréhensible que plus de distributeurs ne soient pas installés. On y a passé 1/2h.
La prochaine fois, il faudra qu’on pense à les acheter la veille de notre départ pour les US. Ça nous évitera de perdre du temps au retour.
Seul point positif, ça m’a donné le temps de me remettre de mon mal de l’air et d’acheter quelque chose à manger, car je n’avais pas voulu du plateau repas pour le petit-déjeuner.
On s’est séparé à la gare de Lyon, le copain rentrant en TGV, et nous prenons la direction de Bercy avec mon frère pour prendre un TER pour Dijon.
On s’est pressé pour réussir à l’attraper, et on est arrivé 10 minutes à peine avant le départ.
On aurait mieux faire de prendre notre temps et de prendre le suivant…
Le train était plein à craquer.
Je n’ai réussi à avoir une place assise qu’au bout d’1h de trajet, et mon frère au bout de 2h30.
Et étant donné qu’on n’avait pas dormi depuis plus de 24h, on était loin d’être frais…
C’était la première fois qu’on rentrait un dimanche. D’habitude, on rentrait toujours en France un samedi, histoire d’avoir le dimanche pour récupérer du vol et du jet lag.
Le réveil à 5h50 le lendemain matin pour le boulot à un peu piqué. Heureusement que le 1er mai était le mercredi.

