Le Mariposa Roadtrip
Règles du forum
Merci de lire ces quelques conseils pour l'écriture de votre carnet de voyage.
Vous recherchez des carnets de voyage sur une région en particulier ? Quelques liens rapides :
Merci de lire ces quelques conseils pour l'écriture de votre carnet de voyage.
Vous recherchez des carnets de voyage sur une région en particulier ? Quelques liens rapides :
Re: Le Mariposa Roadtrip
Hello
Ouf la dent est reparee!
Quelle chaleur !
Une journée bien remplie !
Ouf la dent est reparee!
Quelle chaleur !
Une journée bien remplie !
Kris
Juillet 2022 : Road trip boucle SF/SF
Juillet 2024 : De LA à Yellowstone NP
Projet2026: Floride: viewtopic.php?p=424994#p424994
Projet 20?: Washington/Pacific coast/Oregon
viewtopic.php?t=24613
Juillet 2022 : Road trip boucle SF/SF
Juillet 2024 : De LA à Yellowstone NP
Projet2026: Floride: viewtopic.php?p=424994#p424994
Projet 20?: Washington/Pacific coast/Oregon
viewtopic.php?t=24613
Re: Le Mariposa Roadtrip
Bonjour !
Quelques contre-temps ces derniers temps de mon côté qui ne m'ont pas laissé le loisir de poursuivre mon carnet. Je reviens.
Lorax, SylandCo, Bugs14, valerie49, Rana, Celinetjo, Kris38, vous aviez témoigné de votre empathie pour cette dent, merci ...
Si vous voulez connaître l'équation finale, elle est bien simple : 1 pignon d'olive = 5 000 € (arrachage, reconstitution osseuse, pivot, et couronne). presqu' 1/3 du coût du roadtrip pour une personne...
Phil ne s'attendait pas à ça.
Nous avions terminé la soirée précédente un peu affamés (le malt et l'amidon n'ont pas suffit).
Voici donc la journée 02, entre rêve et réalité.
Quelques contre-temps ces derniers temps de mon côté qui ne m'ont pas laissé le loisir de poursuivre mon carnet. Je reviens.
Lorax, SylandCo, Bugs14, valerie49, Rana, Celinetjo, Kris38, vous aviez témoigné de votre empathie pour cette dent, merci ...
Si vous voulez connaître l'équation finale, elle est bien simple : 1 pignon d'olive = 5 000 € (arrachage, reconstitution osseuse, pivot, et couronne). presqu' 1/3 du coût du roadtrip pour une personne...
Nous avions terminé la soirée précédente un peu affamés (le malt et l'amidon n'ont pas suffit).
Voici donc la journée 02, entre rêve et réalité.
Re: Le Mariposa Roadtrip
J02 : dimanche 15 juin - Phoenix – Tucson
"Pour qui Tucson le glas ?"
Visites réalisées : SAGARO NP :
*Secteur Ouest (Tucson mountains) : scenic Bajada Loop drive et son Valley View Overlook Trail.
*Secteur Est (Rincon mountains) : Cactus Forest Scenic Loop Drive et ses Desert Ecology Trail et Freeman Homestead Trail
Visite abandonnée aucune.
Sur le rythme des 7h, on se rend affamés au bon petit-dej de l'hôtel. La charmante blonde septuagénaire aux yeux bleu nous prend par les sentiments en nous invitant à nous servir copieusement. Comme on est poli on ne refusera pas. Elle a une voix forte, grave et franche, de celle dont on comprend tout. Je l'apprécie déjà, l'affinité est immédiate. On discute, sur fond de journal télévisé en roue libre (c'est pénible de bon matin, c'est comme dans les films américains où chacun parlent par dessus l'autre). Je lui dis que mon thermomètre interne bat des records à Phoenix, et elle nous fait alors part de son rêve de toujours : partir un jour, sans retour, habiter en Alaska. On plaisante entre deux tartines à l'oeuf-bacon. De ses minces 1m50 elle pétille et nous recommande quelques visites du coin qu'elle connait depuis sa plus tendre enfance qu'elle ne manque pas de nous raconter un peu.
C'est alors que mon regard croise sur l'écran de télé et mon sang se glace.
"- Phil ! Phil ! Regarde vite ! trop tard... Je crois qu'ils parlaient de nous"
"- Non tu délires ?"
"- Je crois qu'on nous recherche, il me semble avoir entraperçu une image un peu comme ça... "

"- Mais c'est dingue ! On n'a encore rien fait. T'es sûr ?"
"- En tout cas ça y ressemblait. C'est peut-être la bière d'hier... en tout cas mets ton carrot cake dans ta poche et filons sans attendre se réfugier dans les montagnes Saguaro, j'ai pas envie de finir la tête trouée façon donuts".
Je crois que la dame n'a bien heureusement rien pipé de cette histoire, alors je lui souhaite une bonne continuation et lui propose de se revoir bientôt ... en Alaska. Ses yeux s'écarquillent, s'embrument, un silence, puis, "Oh ... c'est bien trop tard pour moi. Allé, soyez prudent sur la route guys et amusez-vous bien !". Adorable.
Ouais, je crois qu'on va bien rigoler pour le reste du voyage si on a le sherif aux trousses.
Phil : "On va pas finir comme Thelma et louise quand même ?". Il n'y a malheureusement pas de photo de ma moue exaspérée.
On s'enfuit donc de ce bel hôtel pour aller plus au sud de l'Arizona, à Tucson.





SAGARO Secteur Ouest
On approche maintenant de la guérite du parc Saguaro.

"Prépare ton pétard Phil, faut obtenir coûte que coûte ce fichu pass America the Beautiful à 80$, et si ya un tip tu le descends". Tranquillement, avec le plus grand sang froid je baisse la vitre de la portière.
"- hello ! How are you ? " me dit la ranger,
"- fine, I'd like the pass America the Beautiful, please"
"- sure",
Je voudrais payer en cash pour pas laisser de traces, on sait jamais vu la photo qui semble tourner en boucle dans ma tête sur toutes les ondes.
"- Phil t'as pas quelques balles à me passer ?"
"- ben, j'en n'ai qu'une, dans mon pétard.."
Mon regard désabusé s'attarde sur sa moue interrogative...
bon OK, pas de liquide alors.
"- I pay by card please".
"- you're wellcome"
Je démarre lentement, discrètement comme quelqu'un qui a quelque chose à se reprocher.
Tout au long du road trip, on prendra l'habitude de braquer tous les Visitor Center sur notre chemin, car c'est toujours intéressant d'avoir un minimum d'informations pour le repérage d'un échappatoire dans ces géographies parfois torturées. Quand on a le temps on s'intéressera aussi aux aspects scientifiques, oui quand même, on n'est pas des sauvages. Mais c'est surtout qu'on y fait la razzia des souvenirs en tout genre (les derniers de notre vie ? Non j'espère) car c'est meilleur marché que les boutiques privées.


Depuis 2019 on traque les Embroidered Patch, pas faciles à déloger les p'tits sauvages, les plus intéressants se planquent. Plaqué au fer à repasser sur un tissus (pas comme Zézette sur Felix), ils donnent, avec leurs fils de nylon qui prennent bien la lumière, un beau et bon relief au paysage.
On applique donc ce plan stratégique dès le Red Hills Visitor Center, à l'ouest de Tucson.
Scotchés devant des stickers, derrière nous quelqu'un nous interpelle.
"Ca y est Phil, l'aventure s'arrête là, on vient de se faire pincer par le Shérif". Mon coeur bat la chamade.
"- Do you want to taste the cactus fruit ?"
" - Te retourne surtout pas Phil, c'est un appât !" lui dis-je.
"- Don't you want to taste ?" dit le ranger.
"- On n'a pas le choix !" me dit Phil.
Je prends une grande inspiration de courage et comme un robot je me retourne interminablement, et avec un sourire forcé je lâche "Of course, yes !".
La vue du papy ranger me soulage.
L'approche de la chose à goûter est intrigante. C'est une sorte de pâte reluisante très rouge avec de toutes petites graines rouge sombre.


J'hésite.
Le ranger à l'affut de la moindre de nos réactions tend à Phil une spatule trempée dans ce miellat.
C'est sûrement un piège, mais on ne peut plus reculer là, ça serait un affront et un signe de défiance qui éveillerait les soupçons.
"- Phil, tu crois ? C'est secure ? Dis moi où tu caches ton pétard au cas où tu perdes connaissance".
Trop tard, il me regarde et enfourne sans self control le substrat rouge sang, c'est sa nature face à la nourriture, tout comme un scorpion ne peut s'empêcher de piquer. "La gourmandise te perdra mon Philou" me dis-je.
Je fixe ses pupilles pour voir si elles se dilatent. Il tente de me dire quelque chose, seigneur il doit certainement agoniser le pauvre, c'est affreux, sois courageux. Et un temps plus tard revenu à lui il lâche "c'est bon mais c'est pas très fort en goût".
Ouais, ça m'aurait étonné qu'il n'aime pas. 1 bar de pression en moins, je tendrai moi aussi ma langue comme à la messe pour recevoir la divine providence.
"- Elles sont cueillis de ce matin" dit le ranger. On le remercie bien pour cette généreuse et délicate attention à notre égard.
Avant de repartir je vois des sachets de graines cactus. Rien de tel comme cadeau typique, au moins pour ses faux amis. Comme on pourrait en avoir de plus en plus sur notre chemin, j'en ai pris de différentes sortes, la prudence me guide.
Comme Phil a repris du piquant avec ce fruit de cactus, il prend le volant sur la Scenic Bajada Loop Drive, route simple et tranquille pour se faire à son tour la main.
Nous ferons le Desert Discovery Nature trail afin de tester nos premières limites sous ces conditions climatiques inhumaines. Une voiture stationne au parking, depuis combien de temps ? On part avec un couvre-chef.


Phil me dit "t'as vu, on n'a presque pas d'ombre",
"ben tu fais le malin, et comment vas tu arriver à tirer plus vite qu'elle maintenant hein ?". On s'arrête à chaque cactus, et paf, une photo. On va jamais tenir les 35 jours à ce rythme là.
Mais le soleil est si intense que le rendu est difficile avec autant de luminosité, c'est parfois très contrasté.






De magnifiques cactus Ocotillo s'étalent dans le ciel comme un feu d'artifice.

La bonne idée d'un petit porche installé à mi-chemin nous offre une pause méritée à l'ombre. Même le lézard n'en peut plus du soleil, et reste avec nous.




De retour au parking la voiture d'à côté est toujours là, c'est inquiétant on n'a vu personne sur le chemin. "Ils ont du se faire zigouiller par un psychopathe comme dans les films américains" me dit Phil qui voit toujours ainsi le bon côté des choses.
On s'est fixé pas plus de 45 min par balade, histoire de ne pas attirer l'attention de nos prédateurs et de ne pas retrouver la voiture éventrée, la proximité de Tucson sonne parfois le glas parmi les visiteurs. Les conseils du Visitor Center sont clairs, ne rien laisser apparant dans la voiture. Bon, ben nous on est mal. Mais au moins on a notre voile noir qui recouvre les bagages du coffre.
On file au parking du Valley View Overlook Trail, personne, il fait une chaleur à boire l'eau de mer et ses poissons. Armés de nos chapeaux et de nos gourdes on s'élance vers le petit sommet.




Ce faible dénivelé nous semble plus ardu avec la chaleur. Mais la vue en haut est merveilleusement ouverte sur la vallée recouverte de cactus. Un vent nous baffe par raffale. C'est le fameux sèche-cheveux géant de Valérie. On ressent toute l'aridité de cet espace, tout comme la notre. Allé buvons un coup.



Après avoir épuisé le secteur ouest en finissant la jolie route en boucle, on revient dans le trafic urbain pour aller à l'opposé de Tucson, le secteur Est. A l'affût du Shérif, on trace en mode furtif en respectant les vitesses, sans s'arrêter pour déjeuner.
SAGARO Secteur Est

15h30 on dévalise par surprise le Visitor Center Rincon Mountain. On prend surtout le temps de bien observer les traces de pattes du lion des montagnes, je ne sais pas pourquoi mais ça pourrait bien nous servir.

Phil se lance dans la Cactus Forest Scenic Loop Drive jusqu'au Desert Ecology Trail.
La balade est courte mais intéressante. Encore et toujours personne.
"Tu n'entends pas comme des bruits de balles qui tracent dans l'air ?" demandai-je à Phil.
En fait je découvre que les cigales du coin font un bruit métallique continue, assez artificiel et que je trouve pas très agréable comparé au chant de nos cigales du sud de la France. On en apercevra quelques unes.








Avant de terminer la boucle, un dernier point de vue au Freeman Homestead Trail dont nous ne ferons que l'aller jusqu'aux traces d'une ancienne habitation de native. La chaleur nous ayant bien rincé nous préférons quitter le parc vers 18h pour se reposer de ces premiers jours de roadtrip.




Sur notre trajet vers l'hôtel nous longeons par hasard le Davis-Monthan Air Force Base où sont entreposés un nombre considérable d'avions en tout genre et de l'US Air Force. Je conseille à Phil de faire profil bas, on est dans le filet de pêche là.



Le journal télé tourne à l'entrée de l'hôtel pendant qu'on fait le check-in. Je garde mes lunettes de soleil, on ne sait jamais si on nous reconnait. On a une chambre à l'opposé du bâtiment, parfait pour garder la discrétion.

J'avais prévu d'aller dîner au Waffle House, à 3 minutes en voiture ou 7 min à pied de l'hôtel.
Si des cowboy de Tucson ont repéré notre plaque, il vaudrait mieux y aller à pied.
On se lance donc sur le trottoir, ben... en fait yen a pas. On traverse au feu rouge sous les yeux ébahis des conducteurs américains, et toujours pas de trottoirs. Il y a un vague fossé dans lequel il est difficile de marcher. C'est pas pour les humains ici. Pourtant le restau est là, à 80m à vol d'oiseau, je le vois. Nous y voilà.
Tout en mangeant notre dose de gras, une jeune femme black aux habits très sales rentre dans le restaurant et se positionne devant notre table sans bouger. A non, ça va pas recommencer, j'aimerai bien faire un repas tranquille moi, surtout que ce midi on n'a pas eu le temps de déjeuner. Je vois Phil se figer, culpabilisant de se remplir la bouche devant un état de si grande pauvreté. Elle se déplace alors au comptoir et demande si il y a quelque chose pour elle ce soir. La vendeuse lui répond gentillement que non, pas ce soir. Ben ça nous a coupé la chique pour un dessert. On laisse le tip qui n'était pas nécessaire ce soir (j'avoue ne jamais trop savoir s'il faut le tip ou pas) et on se jette dans la rue sans sucre en direction de notre hôtel, pressé de regagner notre chambre à la nuit tombée.
La route n'est pas du tout éclairée, on se trompe de petit chemin parallèle et on arrive devant la tente d'un SDF. "Super idée Monsieur John Wayne" me dit Phil. On retifie le tir puis je le vois se baisser pour ramasser un objet métallique. Il s'agit d'une clé à écrou mais avec une tête pivotante et un autre élément à l'extrémité, jamais vu un truc pareil. "Garde le comme arme blanche si on doit déboulonner quelqu'un qui nous chercherait sur le passage". Elle restera sur le siège arrière tout le road trip.
-> Nuit à l'hôtel Red Roof Inn Tucson South – Airport, 64 €, simple mais bien. Toujours des gens un peu étranges dont on se demande ce qu'ils font dans l'hôtel. La chambre, la literie et la salle de douche sont très bien. Pour le même pris on aurait certainement moins bien en France.
Points + : déambuler parmi les cactus et les road loop à sens unique.
Points - : la chaleur encore plus intense.
"Pour qui Tucson le glas ?"
Visites réalisées : SAGARO NP :
*Secteur Ouest (Tucson mountains) : scenic Bajada Loop drive et son Valley View Overlook Trail.
*Secteur Est (Rincon mountains) : Cactus Forest Scenic Loop Drive et ses Desert Ecology Trail et Freeman Homestead Trail
Visite abandonnée aucune.
Sur le rythme des 7h, on se rend affamés au bon petit-dej de l'hôtel. La charmante blonde septuagénaire aux yeux bleu nous prend par les sentiments en nous invitant à nous servir copieusement. Comme on est poli on ne refusera pas. Elle a une voix forte, grave et franche, de celle dont on comprend tout. Je l'apprécie déjà, l'affinité est immédiate. On discute, sur fond de journal télévisé en roue libre (c'est pénible de bon matin, c'est comme dans les films américains où chacun parlent par dessus l'autre). Je lui dis que mon thermomètre interne bat des records à Phoenix, et elle nous fait alors part de son rêve de toujours : partir un jour, sans retour, habiter en Alaska. On plaisante entre deux tartines à l'oeuf-bacon. De ses minces 1m50 elle pétille et nous recommande quelques visites du coin qu'elle connait depuis sa plus tendre enfance qu'elle ne manque pas de nous raconter un peu.
C'est alors que mon regard croise sur l'écran de télé et mon sang se glace.
"- Phil ! Phil ! Regarde vite ! trop tard... Je crois qu'ils parlaient de nous"
"- Non tu délires ?"
"- Je crois qu'on nous recherche, il me semble avoir entraperçu une image un peu comme ça... "

"- Mais c'est dingue ! On n'a encore rien fait. T'es sûr ?"
"- En tout cas ça y ressemblait. C'est peut-être la bière d'hier... en tout cas mets ton carrot cake dans ta poche et filons sans attendre se réfugier dans les montagnes Saguaro, j'ai pas envie de finir la tête trouée façon donuts".
Je crois que la dame n'a bien heureusement rien pipé de cette histoire, alors je lui souhaite une bonne continuation et lui propose de se revoir bientôt ... en Alaska. Ses yeux s'écarquillent, s'embrument, un silence, puis, "Oh ... c'est bien trop tard pour moi. Allé, soyez prudent sur la route guys et amusez-vous bien !". Adorable.
Ouais, je crois qu'on va bien rigoler pour le reste du voyage si on a le sherif aux trousses.
Phil : "On va pas finir comme Thelma et louise quand même ?". Il n'y a malheureusement pas de photo de ma moue exaspérée.
On s'enfuit donc de ce bel hôtel pour aller plus au sud de l'Arizona, à Tucson.





SAGARO Secteur Ouest
On approche maintenant de la guérite du parc Saguaro.

"Prépare ton pétard Phil, faut obtenir coûte que coûte ce fichu pass America the Beautiful à 80$, et si ya un tip tu le descends". Tranquillement, avec le plus grand sang froid je baisse la vitre de la portière.
"- hello ! How are you ? " me dit la ranger,
"- fine, I'd like the pass America the Beautiful, please"
"- sure",
Je voudrais payer en cash pour pas laisser de traces, on sait jamais vu la photo qui semble tourner en boucle dans ma tête sur toutes les ondes.
"- Phil t'as pas quelques balles à me passer ?"
"- ben, j'en n'ai qu'une, dans mon pétard.."
Mon regard désabusé s'attarde sur sa moue interrogative...
bon OK, pas de liquide alors.
"- I pay by card please".
"- you're wellcome"
Je démarre lentement, discrètement comme quelqu'un qui a quelque chose à se reprocher.
Tout au long du road trip, on prendra l'habitude de braquer tous les Visitor Center sur notre chemin, car c'est toujours intéressant d'avoir un minimum d'informations pour le repérage d'un échappatoire dans ces géographies parfois torturées. Quand on a le temps on s'intéressera aussi aux aspects scientifiques, oui quand même, on n'est pas des sauvages. Mais c'est surtout qu'on y fait la razzia des souvenirs en tout genre (les derniers de notre vie ? Non j'espère) car c'est meilleur marché que les boutiques privées.


Depuis 2019 on traque les Embroidered Patch, pas faciles à déloger les p'tits sauvages, les plus intéressants se planquent. Plaqué au fer à repasser sur un tissus (pas comme Zézette sur Felix), ils donnent, avec leurs fils de nylon qui prennent bien la lumière, un beau et bon relief au paysage.
On applique donc ce plan stratégique dès le Red Hills Visitor Center, à l'ouest de Tucson.
Scotchés devant des stickers, derrière nous quelqu'un nous interpelle.
"Ca y est Phil, l'aventure s'arrête là, on vient de se faire pincer par le Shérif". Mon coeur bat la chamade.
"- Do you want to taste the cactus fruit ?"
" - Te retourne surtout pas Phil, c'est un appât !" lui dis-je.
"- Don't you want to taste ?" dit le ranger.
"- On n'a pas le choix !" me dit Phil.
Je prends une grande inspiration de courage et comme un robot je me retourne interminablement, et avec un sourire forcé je lâche "Of course, yes !".
La vue du papy ranger me soulage.
L'approche de la chose à goûter est intrigante. C'est une sorte de pâte reluisante très rouge avec de toutes petites graines rouge sombre.


J'hésite.
Le ranger à l'affut de la moindre de nos réactions tend à Phil une spatule trempée dans ce miellat.
C'est sûrement un piège, mais on ne peut plus reculer là, ça serait un affront et un signe de défiance qui éveillerait les soupçons.
"- Phil, tu crois ? C'est secure ? Dis moi où tu caches ton pétard au cas où tu perdes connaissance".
Trop tard, il me regarde et enfourne sans self control le substrat rouge sang, c'est sa nature face à la nourriture, tout comme un scorpion ne peut s'empêcher de piquer. "La gourmandise te perdra mon Philou" me dis-je.
Je fixe ses pupilles pour voir si elles se dilatent. Il tente de me dire quelque chose, seigneur il doit certainement agoniser le pauvre, c'est affreux, sois courageux. Et un temps plus tard revenu à lui il lâche "c'est bon mais c'est pas très fort en goût".
Ouais, ça m'aurait étonné qu'il n'aime pas. 1 bar de pression en moins, je tendrai moi aussi ma langue comme à la messe pour recevoir la divine providence.
"- Elles sont cueillis de ce matin" dit le ranger. On le remercie bien pour cette généreuse et délicate attention à notre égard.
Avant de repartir je vois des sachets de graines cactus. Rien de tel comme cadeau typique, au moins pour ses faux amis. Comme on pourrait en avoir de plus en plus sur notre chemin, j'en ai pris de différentes sortes, la prudence me guide.
Comme Phil a repris du piquant avec ce fruit de cactus, il prend le volant sur la Scenic Bajada Loop Drive, route simple et tranquille pour se faire à son tour la main.
Nous ferons le Desert Discovery Nature trail afin de tester nos premières limites sous ces conditions climatiques inhumaines. Une voiture stationne au parking, depuis combien de temps ? On part avec un couvre-chef.


Phil me dit "t'as vu, on n'a presque pas d'ombre",
"ben tu fais le malin, et comment vas tu arriver à tirer plus vite qu'elle maintenant hein ?". On s'arrête à chaque cactus, et paf, une photo. On va jamais tenir les 35 jours à ce rythme là.
Mais le soleil est si intense que le rendu est difficile avec autant de luminosité, c'est parfois très contrasté.






De magnifiques cactus Ocotillo s'étalent dans le ciel comme un feu d'artifice.

La bonne idée d'un petit porche installé à mi-chemin nous offre une pause méritée à l'ombre. Même le lézard n'en peut plus du soleil, et reste avec nous.




De retour au parking la voiture d'à côté est toujours là, c'est inquiétant on n'a vu personne sur le chemin. "Ils ont du se faire zigouiller par un psychopathe comme dans les films américains" me dit Phil qui voit toujours ainsi le bon côté des choses.
On s'est fixé pas plus de 45 min par balade, histoire de ne pas attirer l'attention de nos prédateurs et de ne pas retrouver la voiture éventrée, la proximité de Tucson sonne parfois le glas parmi les visiteurs. Les conseils du Visitor Center sont clairs, ne rien laisser apparant dans la voiture. Bon, ben nous on est mal. Mais au moins on a notre voile noir qui recouvre les bagages du coffre.
On file au parking du Valley View Overlook Trail, personne, il fait une chaleur à boire l'eau de mer et ses poissons. Armés de nos chapeaux et de nos gourdes on s'élance vers le petit sommet.




Ce faible dénivelé nous semble plus ardu avec la chaleur. Mais la vue en haut est merveilleusement ouverte sur la vallée recouverte de cactus. Un vent nous baffe par raffale. C'est le fameux sèche-cheveux géant de Valérie. On ressent toute l'aridité de cet espace, tout comme la notre. Allé buvons un coup.



Après avoir épuisé le secteur ouest en finissant la jolie route en boucle, on revient dans le trafic urbain pour aller à l'opposé de Tucson, le secteur Est. A l'affût du Shérif, on trace en mode furtif en respectant les vitesses, sans s'arrêter pour déjeuner.
SAGARO Secteur Est

15h30 on dévalise par surprise le Visitor Center Rincon Mountain. On prend surtout le temps de bien observer les traces de pattes du lion des montagnes, je ne sais pas pourquoi mais ça pourrait bien nous servir.

Phil se lance dans la Cactus Forest Scenic Loop Drive jusqu'au Desert Ecology Trail.
La balade est courte mais intéressante. Encore et toujours personne.
"Tu n'entends pas comme des bruits de balles qui tracent dans l'air ?" demandai-je à Phil.
En fait je découvre que les cigales du coin font un bruit métallique continue, assez artificiel et que je trouve pas très agréable comparé au chant de nos cigales du sud de la France. On en apercevra quelques unes.








Avant de terminer la boucle, un dernier point de vue au Freeman Homestead Trail dont nous ne ferons que l'aller jusqu'aux traces d'une ancienne habitation de native. La chaleur nous ayant bien rincé nous préférons quitter le parc vers 18h pour se reposer de ces premiers jours de roadtrip.




Sur notre trajet vers l'hôtel nous longeons par hasard le Davis-Monthan Air Force Base où sont entreposés un nombre considérable d'avions en tout genre et de l'US Air Force. Je conseille à Phil de faire profil bas, on est dans le filet de pêche là.



Le journal télé tourne à l'entrée de l'hôtel pendant qu'on fait le check-in. Je garde mes lunettes de soleil, on ne sait jamais si on nous reconnait. On a une chambre à l'opposé du bâtiment, parfait pour garder la discrétion.

J'avais prévu d'aller dîner au Waffle House, à 3 minutes en voiture ou 7 min à pied de l'hôtel.
Si des cowboy de Tucson ont repéré notre plaque, il vaudrait mieux y aller à pied.
On se lance donc sur le trottoir, ben... en fait yen a pas. On traverse au feu rouge sous les yeux ébahis des conducteurs américains, et toujours pas de trottoirs. Il y a un vague fossé dans lequel il est difficile de marcher. C'est pas pour les humains ici. Pourtant le restau est là, à 80m à vol d'oiseau, je le vois. Nous y voilà.
Tout en mangeant notre dose de gras, une jeune femme black aux habits très sales rentre dans le restaurant et se positionne devant notre table sans bouger. A non, ça va pas recommencer, j'aimerai bien faire un repas tranquille moi, surtout que ce midi on n'a pas eu le temps de déjeuner. Je vois Phil se figer, culpabilisant de se remplir la bouche devant un état de si grande pauvreté. Elle se déplace alors au comptoir et demande si il y a quelque chose pour elle ce soir. La vendeuse lui répond gentillement que non, pas ce soir. Ben ça nous a coupé la chique pour un dessert. On laisse le tip qui n'était pas nécessaire ce soir (j'avoue ne jamais trop savoir s'il faut le tip ou pas) et on se jette dans la rue sans sucre en direction de notre hôtel, pressé de regagner notre chambre à la nuit tombée.
La route n'est pas du tout éclairée, on se trompe de petit chemin parallèle et on arrive devant la tente d'un SDF. "Super idée Monsieur John Wayne" me dit Phil. On retifie le tir puis je le vois se baisser pour ramasser un objet métallique. Il s'agit d'une clé à écrou mais avec une tête pivotante et un autre élément à l'extrémité, jamais vu un truc pareil. "Garde le comme arme blanche si on doit déboulonner quelqu'un qui nous chercherait sur le passage". Elle restera sur le siège arrière tout le road trip.
-> Nuit à l'hôtel Red Roof Inn Tucson South – Airport, 64 €, simple mais bien. Toujours des gens un peu étranges dont on se demande ce qu'ils font dans l'hôtel. La chambre, la literie et la salle de douche sont très bien. Pour le même pris on aurait certainement moins bien en France.
Points + : déambuler parmi les cactus et les road loop à sens unique.
Points - : la chaleur encore plus intense.
Re: Le Mariposa Roadtrip
J03 : lundi 16 juin - Tucson – Chiricahua
"Quand la bise soufflera trois fois"
Visites réalisées : Tombstone, Massai point nature trail
Visite abandonnée : The big loop reportée en partie au lendemain
Le roadbook prévoit une journée chargée avec pour point d'orgue la première nuit de camping tant attendue. Dernier check up des affaires de camping pour voir si rien ne manque dans l'organisation.
Nous quittons l'hôtel direction le Safeway de Beson afin d'être autonome la journée et celle du lendemain.




Alors que nous ne devions faire qu'une courte pause au village western Tombstone, nous avons été pris au piège et retenus plus de temps avant de pouvoir s'en échapper.
Tout semblait commencer bien, en trouvant une place de parking gratuite sur le terrain au bout de la rue Est Toughnut street super bien exposé au soleil.
Attirés par l'odeur de poudre noire, nous remontâmes la South 6th street, afin d'arriver à la rue principale.

Sur la gauche la surprise ne se fît pas attendre. Un complice du traquenard nous attendait là devant The Bird Cage Theater.

C'était une femme vétue d'époque qui nous faisait du charme, robe remontée sur sa jambe appuyée sur une chaise, décoleté généreux laissant dépasser quelques billets d'un dollar. Je pense très fort pour que Phil m'entende "t'excite pas Phil c'est une technique d'hameçonnage, le dérobeur ne doit pas être loin".
"- Hello guys, Can I do something for you?". Et Phil tout sourire commença à raconter nos plans de roadtrip, d'où on vient, etc ... D'un regard assassin je tente de lui faire comprendre "Phil tu as perdu la raison mon brave, tu ne vois pas que c'est une complice et qu'elle te tire les vers du nez ?". Et vas y que je te sors la roadmap, "alors vous voyez on va là, puis là..." ça interesse l'aguicheuse immanquablement, tu m'étonnes. Puis elle semble faire mine d'un intérêt particulier pour Chiricahua, tiens, tiens, dans cette zone perdue du sud-est de l'Arizona, assurément un lieu où elle et son complice cachent leurs victimes une fois dépouillées. Elle nous demande si on part à la recherche de la tombe du chef Apache Cochise, cachée quelque part parmi les innonbrables colonnes de Rhyolite ou dans la plaine. Elle commence à me faire peur cette belle.
Moi : "Eh bien merci beaucoup Madame pour tous ces renseignements, il est temps pour nous de poursuivre notre visite".
Phil : "Mais ça va pas ? On était sur le point d'avoir un scoop ! Je sens qu'elle savait quelque chose de cette cachette". C'est vrai que ça en avait tout l'air à son expression.
Moi : "de toute façon aucune envie de prophaner la tombe de Cochise vu les tortures en représaille qu'il a fait subir aux blancs, mieux vaut rester tranquille, on sait jamais".
Elle : "il y a parfois beaucoup de vent, c'est un s..." nous lance t'elle en s'éloignant.
C'est un quoi ? Un ... sacrilège ? Un ... signe ? Mais de quoi ? Oh non, j'aurais bien aimé savoir ...
Bon on verra bien.
Phil : "tu vois elle était bien et accueillante cette femme. On aurait du rentrer dans cette cage à oiseaux, on aurait été averti au moins".
Tant pis, chemin repris, je sentais bien que le dérobeur rodait par là encore.


Phil : "Tiens, attends, ya une belle boutique souvenirs, oh tiens là aussi," et ainsi de suite remontant la rue poussiéreuse.
Chouette T-shirt qui rétablit la vérité.


Une boutique nous intéressa pour ses articles made in USA. J'y achèterai une belle ceinture de cuir noir avec des gravures et Phil un beau Tshirt.
Pour essayer de nous tirer de cette mauvaise passe mercantile, je lui propose d'aller prendre un verre au Big Nose Kate's Saloon, je dois y mener mon enquête.

Magnifiquement décoré à l'intérieur on nous propose de s'installer au comptoir, plus sympa. C'est qu'il est bien fréquenté avec des familles entières venues s'y encanailler.


Ah, la maison ne fait pas crédit.

Je demandais donc au serveur si Kate avait un aussi gros nez que ça ? Il me répondit que "naan c'était une stratégie commerciale pour attirer les hommes à venir constater par eux-mêmes et consommer", liquide et solide.
Soudain trois hommes armés firent irruption dans le saloon, prenant une famille en hotage et exigeant une photo pour leur libération. "Planque toi sous le comptoir Phil, c'est une attaque !" Pan, Pan, firent les portes battantes lorsque les serveurs apportèrent à bout de bras les piles d'assiettes chargées d'hamburgers. Syndrome de Stockolm, une autre famille se jetta dans les bras des assaillants en vociférant "nous aussi on veut une photo!".
Voilà les trois gus maintenant passés derrière le comptoir, tout sourire, ils ont sans doute piqué la caisse au passage.

Après le moment du règlement de compte (on s'en tire sans le tip) on file à OK Corral. Je ne suis pas le seul à entendre une musique western dans la chaleur du tout début d'après-midi sans âmes, ils doivent faire la sieste, leur Stetson sur le visage, bottes l'une sur l'autre.


On poursuit ensuite jusqu'au Rose Tree Museum, sous la fraîcheur toute relative de l'immense rosier sans roses à cette époque. On y verra notre premier hummingbird attiré par la réserve d'eau à son attention. C'est que c'est pas facile à attraper en photo ces tout petits oiseaux.


Quelle drôle d'idée pour faire taire ces dames trop bavardes. Je me demande si ça marchait vraiment.

Je cherche mon portable : sacrilège ! le dérobeur que je pressentais avait bien agi !
Il m'indique que nous avons passé plus de 2h à Tombstone ! J'aurais du me méfier de ce dérobeur de temps.


On reprend la voiture dans la chaleur invivable de l'habitacle, et clim en marche, on s'élance au galop vers Chiricahua. Nous traçons sur la route isolée, longuement droite, parcourant les plaines où, à notre surprise, des petites tornades de sable s'élevaient soudainement ça et là. Y aurait il du vent ?







Nous arrivâmes à 15h au visitor center, lové sous un bois au pied de la montagne, armés de notre porte-monaies, prêts à descendre tout ce qui nous plait dans les rayons.


Mais une ranger aux yeux bleu se tiend derrière le comptoir à l'entrée. Cette américaine en âge semble nous attendre, comme si nous avions rendez-vous avec elle dans le temps.
- " How are you ? Vous allez faire quoi dans le parc ?"
- "nous avions l'intention de faire The big loop trail"
- "ahhh vous connaissez déjà votre intention, c'est bien. Mais ce n'est pas possible"
- "ah bon et pourquoi ?"
- "nous ne pourrez vous aventurer sur ce trail que demain matin en partant à 6h et en rentrant à 10h. Sinon la chaleur serait un danger pour vous".
- "uniquemet la chaleur ?"
Elle me fixa de ses yeux bleux envoûtant avec un léger sourire.
Je repense à la patte vue hier en photo au Visitor Center ainsi qu'à cette vidéo d'un homme qui tombe direct sur un lion des montagnes sur le chemin de Chiricahua.
Curieusement, moi qui avait la ferme intention de faire cette ballade cet après-midi quoiqu'on en dise, je me sens irresistiblement convaincu par ce qu'elle me dit et son pouvoir de conviction singulier.
"Phil, Je pense qu'elle ne me dit pas tout des raisons". Je relève la tête et je repense à ce qu'évoquait la belle de Tombstone. L'esprit de Cochise doit sûrement roder cet après-midi entre les pinacles. Le film d'une tragédie défile dans ma tête. Faisons confiance à la seule âme qui vient de nous accueillir ici.
Un Tshirt noir exposé nous éclaire sur la situation : y est représenté le balanced rock sur fond étoilée phophoréscent dans la nuit. "C'est ça, il faut le porter cette nuit pour être accepté à entrer dans ce territoire Apaches". On en prend un chacun, ce sera notre tshirt de nuit.
Il ne nous reste plus qu'à aller monter notre tente sur le beau site 04 que j'avais repéré grâce au site web https://www.campsitephotos.com. Personne dans le camping, le rituel d'intronisation dans ce royaume sera donc rien que pour nous. Personne, d'accord, mais la boîte à ours est bien présente elle. On décide de ne pas faire les repas à l'emplacement, trop risqué d'attirer l'attention de l'animal à notre égard.




Nous choisissons donc de revenir au visitor center à côté duquel j'avais repéré une table de picnic pour ce déjeuner tardif.
L'idée me trotte d'aller jusqu'au Massai point pour d'une part faire la belle route scénique, et d'autre part prendre nos repères sur ce territoire qui nous attend demain matin. Alors que les conditions étaient clémentes dans la vallée, nous fûmes accueillis par un vent à décorner les boeufs au Massai Point au point de ne pouvoir garder ni casquette ni chapeau. "Ben ça alors ! C'était donc ça le message de la belle de ce matin qui nous avait mis en garde s'il y avait du vent. Est-ce que c'est parce que nous n'avons pas encore appliqué le rituel ?". Cette conclusion tout personnelle en tête, une bourasque au sommet du MassaI Point nature Trail me fît détourner la tête. Et soudain "c'est Cochise ! C'est Cochise !'" m'écriais-je. De pierre, il dormait là, allongé en face de moi, profilant la montagne, sans doute le meilleur point de vue pour surveiller toute la vallée, gardien pour l'éternité de son térritoire et de son peuple Apaches.

Le soleil est dur, le vent aussi, nous sommes entièrement seuls et je me dis que je ne ressens ni l'envie et ni l'entêtement de m'aventurer plus avant dans ce territoire accidenté, ce qui est rare de moi. Nous reverrons les conditions demain matin, si Cochise nous autorise à entrer.









Nous redescendons une nouvelle fois au ralenti la route scénique afin d'en apprécier chaque recoin, et regagnons directement le Visitor Center pour remplir nos 2 poches à eau de 3L pour demain et grignotter un bout car il est déjà 19h30.





Entre temps, alors que Phil est allé observé un petit chemin, je vois stupéfait une femme aux vêtements de troisième fraîcheur descendre la route, traverser vaguement le parking et remonter à flan de la petite colline derrière le visitor center. Elle s'y arrêta 20 mètres plus haut et s'allongea à demi, sans aucun sac avec elle ni gourde. Phil revenu, je lui raconte et il apperçoit cet être qui semble s'être assoupi. Elle m'avait pourtant vu et avait remarqué l'existance des Restroom. Va t'elle y passer la nuit ? Pourquoi est elle seule ? Et que fait elle ? Ça c'était quand même réellement étrange.
Puisqu'elle ne fait pas mine d'avoir besoin de secours, on décide de rejoindre le camping avant qu'il ne fasse trop nuit.


L'émerveillement me saisit à l'idée de passer une première nuit de camping dans un aussi bel endroit et calme. Tout est prêt pour demain. Une sensation d'existence privilégié me saisit dans la toile de tente, alors que Phil s'est endormi, je resterai encore éveillé à repenser aux préparatifs depuis un an, et à l'imagination de tout ce périple et de ce lieu en particulier qui déjà me paraissait étrange.
De l'ouverture supérieure de la toile de tente utilisée uniquement aux USA, je passais, au creux de cette nuit douce et étoilée, un yeux puis une oreille et enfin mon nez afin de sentir pleinement l'atmoshpère de Chiricahua. Pas d'animaux en vue, les arbres semblent s'abaisser sous le vent pour nous caresser, j'aime observer en cachette la nature dans son intimité nocturne.
Voilà, ça y est, je dors réellement sur le sol américain en territoire Apaches, seuls. L'idée est puissante mais je m'endors sagement.
-> Nuit au Bonita Canyon Campground, site 04, 25$ (le moins cher des campings que l'ont fera).
Ce camping est assez sommaire au niveau sanitaire. Disposant pourtant d'eau, le wc est dans une petite salle d'eau avec un lavabos mais qui ne ferme pas de sorte qu'on s'est tenu la porte à tour de rôle pour y faire un brin de toilette. Aux dernières nouvelles, le camping a fermé le mois d'août 2025 pour la reconstruction des sanitaires.
Points + : les sensations diverses de la journée, entre Tombstone et Chiricahua même sans balade, et la nuit.
Points - : l'impossibilité de faire la rando dans Chiricahua avec la chaleur.
"Quand la bise soufflera trois fois"
Visites réalisées : Tombstone, Massai point nature trail
Visite abandonnée : The big loop reportée en partie au lendemain
Le roadbook prévoit une journée chargée avec pour point d'orgue la première nuit de camping tant attendue. Dernier check up des affaires de camping pour voir si rien ne manque dans l'organisation.
Nous quittons l'hôtel direction le Safeway de Beson afin d'être autonome la journée et celle du lendemain.




Alors que nous ne devions faire qu'une courte pause au village western Tombstone, nous avons été pris au piège et retenus plus de temps avant de pouvoir s'en échapper.
Tout semblait commencer bien, en trouvant une place de parking gratuite sur le terrain au bout de la rue Est Toughnut street super bien exposé au soleil.
Attirés par l'odeur de poudre noire, nous remontâmes la South 6th street, afin d'arriver à la rue principale.

Sur la gauche la surprise ne se fît pas attendre. Un complice du traquenard nous attendait là devant The Bird Cage Theater.

C'était une femme vétue d'époque qui nous faisait du charme, robe remontée sur sa jambe appuyée sur une chaise, décoleté généreux laissant dépasser quelques billets d'un dollar. Je pense très fort pour que Phil m'entende "t'excite pas Phil c'est une technique d'hameçonnage, le dérobeur ne doit pas être loin".
"- Hello guys, Can I do something for you?". Et Phil tout sourire commença à raconter nos plans de roadtrip, d'où on vient, etc ... D'un regard assassin je tente de lui faire comprendre "Phil tu as perdu la raison mon brave, tu ne vois pas que c'est une complice et qu'elle te tire les vers du nez ?". Et vas y que je te sors la roadmap, "alors vous voyez on va là, puis là..." ça interesse l'aguicheuse immanquablement, tu m'étonnes. Puis elle semble faire mine d'un intérêt particulier pour Chiricahua, tiens, tiens, dans cette zone perdue du sud-est de l'Arizona, assurément un lieu où elle et son complice cachent leurs victimes une fois dépouillées. Elle nous demande si on part à la recherche de la tombe du chef Apache Cochise, cachée quelque part parmi les innonbrables colonnes de Rhyolite ou dans la plaine. Elle commence à me faire peur cette belle.
Moi : "Eh bien merci beaucoup Madame pour tous ces renseignements, il est temps pour nous de poursuivre notre visite".
Phil : "Mais ça va pas ? On était sur le point d'avoir un scoop ! Je sens qu'elle savait quelque chose de cette cachette". C'est vrai que ça en avait tout l'air à son expression.
Moi : "de toute façon aucune envie de prophaner la tombe de Cochise vu les tortures en représaille qu'il a fait subir aux blancs, mieux vaut rester tranquille, on sait jamais".
Elle : "il y a parfois beaucoup de vent, c'est un s..." nous lance t'elle en s'éloignant.
C'est un quoi ? Un ... sacrilège ? Un ... signe ? Mais de quoi ? Oh non, j'aurais bien aimé savoir ...
Bon on verra bien.
Phil : "tu vois elle était bien et accueillante cette femme. On aurait du rentrer dans cette cage à oiseaux, on aurait été averti au moins".
Tant pis, chemin repris, je sentais bien que le dérobeur rodait par là encore.


Phil : "Tiens, attends, ya une belle boutique souvenirs, oh tiens là aussi," et ainsi de suite remontant la rue poussiéreuse.
Chouette T-shirt qui rétablit la vérité.


Une boutique nous intéressa pour ses articles made in USA. J'y achèterai une belle ceinture de cuir noir avec des gravures et Phil un beau Tshirt.
Pour essayer de nous tirer de cette mauvaise passe mercantile, je lui propose d'aller prendre un verre au Big Nose Kate's Saloon, je dois y mener mon enquête.

Magnifiquement décoré à l'intérieur on nous propose de s'installer au comptoir, plus sympa. C'est qu'il est bien fréquenté avec des familles entières venues s'y encanailler.


Ah, la maison ne fait pas crédit.

Je demandais donc au serveur si Kate avait un aussi gros nez que ça ? Il me répondit que "naan c'était une stratégie commerciale pour attirer les hommes à venir constater par eux-mêmes et consommer", liquide et solide.
Soudain trois hommes armés firent irruption dans le saloon, prenant une famille en hotage et exigeant une photo pour leur libération. "Planque toi sous le comptoir Phil, c'est une attaque !" Pan, Pan, firent les portes battantes lorsque les serveurs apportèrent à bout de bras les piles d'assiettes chargées d'hamburgers. Syndrome de Stockolm, une autre famille se jetta dans les bras des assaillants en vociférant "nous aussi on veut une photo!".
Voilà les trois gus maintenant passés derrière le comptoir, tout sourire, ils ont sans doute piqué la caisse au passage.

Après le moment du règlement de compte (on s'en tire sans le tip) on file à OK Corral. Je ne suis pas le seul à entendre une musique western dans la chaleur du tout début d'après-midi sans âmes, ils doivent faire la sieste, leur Stetson sur le visage, bottes l'une sur l'autre.


On poursuit ensuite jusqu'au Rose Tree Museum, sous la fraîcheur toute relative de l'immense rosier sans roses à cette époque. On y verra notre premier hummingbird attiré par la réserve d'eau à son attention. C'est que c'est pas facile à attraper en photo ces tout petits oiseaux.


Quelle drôle d'idée pour faire taire ces dames trop bavardes. Je me demande si ça marchait vraiment.

Je cherche mon portable : sacrilège ! le dérobeur que je pressentais avait bien agi !
Il m'indique que nous avons passé plus de 2h à Tombstone ! J'aurais du me méfier de ce dérobeur de temps.


On reprend la voiture dans la chaleur invivable de l'habitacle, et clim en marche, on s'élance au galop vers Chiricahua. Nous traçons sur la route isolée, longuement droite, parcourant les plaines où, à notre surprise, des petites tornades de sable s'élevaient soudainement ça et là. Y aurait il du vent ?







Nous arrivâmes à 15h au visitor center, lové sous un bois au pied de la montagne, armés de notre porte-monaies, prêts à descendre tout ce qui nous plait dans les rayons.


Mais une ranger aux yeux bleu se tiend derrière le comptoir à l'entrée. Cette américaine en âge semble nous attendre, comme si nous avions rendez-vous avec elle dans le temps.
- " How are you ? Vous allez faire quoi dans le parc ?"
- "nous avions l'intention de faire The big loop trail"
- "ahhh vous connaissez déjà votre intention, c'est bien. Mais ce n'est pas possible"
- "ah bon et pourquoi ?"
- "nous ne pourrez vous aventurer sur ce trail que demain matin en partant à 6h et en rentrant à 10h. Sinon la chaleur serait un danger pour vous".
- "uniquemet la chaleur ?"
Elle me fixa de ses yeux bleux envoûtant avec un léger sourire.
Je repense à la patte vue hier en photo au Visitor Center ainsi qu'à cette vidéo d'un homme qui tombe direct sur un lion des montagnes sur le chemin de Chiricahua.
Curieusement, moi qui avait la ferme intention de faire cette ballade cet après-midi quoiqu'on en dise, je me sens irresistiblement convaincu par ce qu'elle me dit et son pouvoir de conviction singulier.
"Phil, Je pense qu'elle ne me dit pas tout des raisons". Je relève la tête et je repense à ce qu'évoquait la belle de Tombstone. L'esprit de Cochise doit sûrement roder cet après-midi entre les pinacles. Le film d'une tragédie défile dans ma tête. Faisons confiance à la seule âme qui vient de nous accueillir ici.
Un Tshirt noir exposé nous éclaire sur la situation : y est représenté le balanced rock sur fond étoilée phophoréscent dans la nuit. "C'est ça, il faut le porter cette nuit pour être accepté à entrer dans ce territoire Apaches". On en prend un chacun, ce sera notre tshirt de nuit.
Il ne nous reste plus qu'à aller monter notre tente sur le beau site 04 que j'avais repéré grâce au site web https://www.campsitephotos.com. Personne dans le camping, le rituel d'intronisation dans ce royaume sera donc rien que pour nous. Personne, d'accord, mais la boîte à ours est bien présente elle. On décide de ne pas faire les repas à l'emplacement, trop risqué d'attirer l'attention de l'animal à notre égard.




Nous choisissons donc de revenir au visitor center à côté duquel j'avais repéré une table de picnic pour ce déjeuner tardif.
L'idée me trotte d'aller jusqu'au Massai point pour d'une part faire la belle route scénique, et d'autre part prendre nos repères sur ce territoire qui nous attend demain matin. Alors que les conditions étaient clémentes dans la vallée, nous fûmes accueillis par un vent à décorner les boeufs au Massai Point au point de ne pouvoir garder ni casquette ni chapeau. "Ben ça alors ! C'était donc ça le message de la belle de ce matin qui nous avait mis en garde s'il y avait du vent. Est-ce que c'est parce que nous n'avons pas encore appliqué le rituel ?". Cette conclusion tout personnelle en tête, une bourasque au sommet du MassaI Point nature Trail me fît détourner la tête. Et soudain "c'est Cochise ! C'est Cochise !'" m'écriais-je. De pierre, il dormait là, allongé en face de moi, profilant la montagne, sans doute le meilleur point de vue pour surveiller toute la vallée, gardien pour l'éternité de son térritoire et de son peuple Apaches.

Le soleil est dur, le vent aussi, nous sommes entièrement seuls et je me dis que je ne ressens ni l'envie et ni l'entêtement de m'aventurer plus avant dans ce territoire accidenté, ce qui est rare de moi. Nous reverrons les conditions demain matin, si Cochise nous autorise à entrer.









Nous redescendons une nouvelle fois au ralenti la route scénique afin d'en apprécier chaque recoin, et regagnons directement le Visitor Center pour remplir nos 2 poches à eau de 3L pour demain et grignotter un bout car il est déjà 19h30.





Entre temps, alors que Phil est allé observé un petit chemin, je vois stupéfait une femme aux vêtements de troisième fraîcheur descendre la route, traverser vaguement le parking et remonter à flan de la petite colline derrière le visitor center. Elle s'y arrêta 20 mètres plus haut et s'allongea à demi, sans aucun sac avec elle ni gourde. Phil revenu, je lui raconte et il apperçoit cet être qui semble s'être assoupi. Elle m'avait pourtant vu et avait remarqué l'existance des Restroom. Va t'elle y passer la nuit ? Pourquoi est elle seule ? Et que fait elle ? Ça c'était quand même réellement étrange.
Puisqu'elle ne fait pas mine d'avoir besoin de secours, on décide de rejoindre le camping avant qu'il ne fasse trop nuit.


L'émerveillement me saisit à l'idée de passer une première nuit de camping dans un aussi bel endroit et calme. Tout est prêt pour demain. Une sensation d'existence privilégié me saisit dans la toile de tente, alors que Phil s'est endormi, je resterai encore éveillé à repenser aux préparatifs depuis un an, et à l'imagination de tout ce périple et de ce lieu en particulier qui déjà me paraissait étrange.
De l'ouverture supérieure de la toile de tente utilisée uniquement aux USA, je passais, au creux de cette nuit douce et étoilée, un yeux puis une oreille et enfin mon nez afin de sentir pleinement l'atmoshpère de Chiricahua. Pas d'animaux en vue, les arbres semblent s'abaisser sous le vent pour nous caresser, j'aime observer en cachette la nature dans son intimité nocturne.
Voilà, ça y est, je dors réellement sur le sol américain en territoire Apaches, seuls. L'idée est puissante mais je m'endors sagement.
-> Nuit au Bonita Canyon Campground, site 04, 25$ (le moins cher des campings que l'ont fera).
Ce camping est assez sommaire au niveau sanitaire. Disposant pourtant d'eau, le wc est dans une petite salle d'eau avec un lavabos mais qui ne ferme pas de sorte qu'on s'est tenu la porte à tour de rôle pour y faire un brin de toilette. Aux dernières nouvelles, le camping a fermé le mois d'août 2025 pour la reconstruction des sanitaires.
Points + : les sensations diverses de la journée, entre Tombstone et Chiricahua même sans balade, et la nuit.
Points - : l'impossibilité de faire la rando dans Chiricahua avec la chaleur.
Re: Le Mariposa Roadtrip
J04 : mardi 17 juin - Chiricahua – Holbrook
"Dans mon royaume tu iras"
Trajet : https://maps.app.goo.gl/t7MhQLCtm35AavR39
Visites réalisées : Echo canyon trail, Salt River Canyon
Visite abandonnée : Painted Desert
La fraîcheur s'invita au tout petit matin si bien qu'à notre réveil à 5h30 nous mettons pour la première fois un sweat. Quelque part ça nous fait du bien. Deux rangers en Mobile électrique font un tour du camping et nous font un signe de la main.
Ma nouvelle solution de sous matelas gauffré Exped Flexmat Plus (au vieux campeur) et de Matelas autogonflant de trekking Forclaz (décathlon) est très concluante contre le dos raide au réveil. Je suis ravi de cette configuration minimaliste et efficace.
Après un petit-déjeuner dans le calme, pas d'ours à l'horizon, nous remballons la tente et nous nous mettons en tenue de randonneur, pour la première vraie randonnée. On pense que nos diverses nouvelles dispositions techniques seront efficaces.
Nous prenons à nouveau notre temps pour parcourir la route scénique sous l'éclairage matinal.








Nous arrivons au parking de Massai Point vers 7h.
"Phil, tu as remarqué ?". Le vent de la veille a complètement disparu et la sensation de plonger parmi les monolythes me paraît bien plus accueillante. Cochise nous aurait-il accepté dans son royaume ? En resortira t'on la tête encore sur les épaules ?
C'est donc parti pour la première vraie rando où l'on essaie nos poches à eau, et autres petites nouveautés. Le temps de prendre nos marques et nous sommes tout disposés à admirer le paysage fabuleux qui se dévoile à chacun de nos pas. Plus on descend dans le canyon, plus les passages entre les rochers en équilibre sont amusants et fantastiques. Comme la journée ne nous permettra pas d'effectuer la grande boucle que j'avais prévu puisque route qui nous attend pour rejoindre Holbrook est longue, nous prenons alors notre temps pour admirer cet univers de roches levées sur l'Echo canyon trail.














Nous sommes totalement seuls et pris d'un sensation moins agréable. On a des victuailles, de l'eau. Et si on rencontrait le lion des montagnes ? Ou bien un ours ou un rattle snake ? On a un sifflet chacun. C'est la chaleur que l'on sent déjà pointer qui me presse en fait car il va falloir remonter tout ce qu'on a descendu. On est toujours en alerte canicule avec 44°.































Heureusement le versant de retour est relativement bien ombragé par la montagne mais plus pour tres longtemps. C'est donc une réalité plus pragmatique et les conseils de la ranger qui nous interpellent, plus que la potentielle présence de l'esprit de Cochise.














Nous regagnons la voiture à 11h, il est grand temps car ça cogne désormais. Et devinez quoi, nous retournons à la table de picnic du visitor center ! Et oui, quand on aime on ne compte pas. Dernier déjeuner bien mérité dans ce lieu paisible. Le femme d'hier sur les hauteurs n'y est plus. Une voiture est présente et un homme redescend du petit chemin avec une immense plume de 30 cm environ. Il doit s'agir de celle d'un rapasse, ... ou celle de Cochise. Phil sans mot dire va immédiatement sur les lieux voir si une autre plume ne s'y cacherait pas. Chou blanc.



Nous levons le camp et après 3h30 de route, nous faisons une pause à Salt River Canyon, sur notre chemin. La traversée de ce canyon en voiture est très belle avec de beaux points de vue à ne pas manquer. On peut descendre à pied les nombreuses marches pour s'approcher et avoir un beau point de vue sur Apache Falls, modeste cascade mais ça vaut le coup d'oeil. En tout cas c'est un sacré lieu stratégique, alors que tout le reste de la route était sur un plateau monotone.














Nous parcourons encore 1h40 pour arriver à notre hôtel.




L'arrivée à Holbrook est presque accueillante.


Un arrêt au safeway pour le ravitaillement puis nous faisons notre première lessive à l'hôtel (les traces de l'attaque de Superman vous vous souvenez ?).
Nous n'aurons malheureusement pas le temps de profiter de l'agréable piscine, bien dommage, mais de toute façon le grand vent désagréable et un peu frais ce soir a resurgi.

C'est donc tranquillement que nous préparons nos sacs pour la journée de demain et finirons la soirée en écoutant les infos à la télé, sans y observer nos frimousses, ouf.
-> Nuit à l'hôtel motel 6 de Holbrook, 67 $, modeste mais bien.
Points + : l'étrange parc Chiricahua.
Points - : le côté un peu isolé dans ces montagnes.
"Dans mon royaume tu iras"
Trajet : https://maps.app.goo.gl/t7MhQLCtm35AavR39
Visites réalisées : Echo canyon trail, Salt River Canyon
Visite abandonnée : Painted Desert
La fraîcheur s'invita au tout petit matin si bien qu'à notre réveil à 5h30 nous mettons pour la première fois un sweat. Quelque part ça nous fait du bien. Deux rangers en Mobile électrique font un tour du camping et nous font un signe de la main.
Ma nouvelle solution de sous matelas gauffré Exped Flexmat Plus (au vieux campeur) et de Matelas autogonflant de trekking Forclaz (décathlon) est très concluante contre le dos raide au réveil. Je suis ravi de cette configuration minimaliste et efficace.
Après un petit-déjeuner dans le calme, pas d'ours à l'horizon, nous remballons la tente et nous nous mettons en tenue de randonneur, pour la première vraie randonnée. On pense que nos diverses nouvelles dispositions techniques seront efficaces.
Nous prenons à nouveau notre temps pour parcourir la route scénique sous l'éclairage matinal.








Nous arrivons au parking de Massai Point vers 7h.
"Phil, tu as remarqué ?". Le vent de la veille a complètement disparu et la sensation de plonger parmi les monolythes me paraît bien plus accueillante. Cochise nous aurait-il accepté dans son royaume ? En resortira t'on la tête encore sur les épaules ?
C'est donc parti pour la première vraie rando où l'on essaie nos poches à eau, et autres petites nouveautés. Le temps de prendre nos marques et nous sommes tout disposés à admirer le paysage fabuleux qui se dévoile à chacun de nos pas. Plus on descend dans le canyon, plus les passages entre les rochers en équilibre sont amusants et fantastiques. Comme la journée ne nous permettra pas d'effectuer la grande boucle que j'avais prévu puisque route qui nous attend pour rejoindre Holbrook est longue, nous prenons alors notre temps pour admirer cet univers de roches levées sur l'Echo canyon trail.














Nous sommes totalement seuls et pris d'un sensation moins agréable. On a des victuailles, de l'eau. Et si on rencontrait le lion des montagnes ? Ou bien un ours ou un rattle snake ? On a un sifflet chacun. C'est la chaleur que l'on sent déjà pointer qui me presse en fait car il va falloir remonter tout ce qu'on a descendu. On est toujours en alerte canicule avec 44°.































Heureusement le versant de retour est relativement bien ombragé par la montagne mais plus pour tres longtemps. C'est donc une réalité plus pragmatique et les conseils de la ranger qui nous interpellent, plus que la potentielle présence de l'esprit de Cochise.














Nous regagnons la voiture à 11h, il est grand temps car ça cogne désormais. Et devinez quoi, nous retournons à la table de picnic du visitor center ! Et oui, quand on aime on ne compte pas. Dernier déjeuner bien mérité dans ce lieu paisible. Le femme d'hier sur les hauteurs n'y est plus. Une voiture est présente et un homme redescend du petit chemin avec une immense plume de 30 cm environ. Il doit s'agir de celle d'un rapasse, ... ou celle de Cochise. Phil sans mot dire va immédiatement sur les lieux voir si une autre plume ne s'y cacherait pas. Chou blanc.



Nous levons le camp et après 3h30 de route, nous faisons une pause à Salt River Canyon, sur notre chemin. La traversée de ce canyon en voiture est très belle avec de beaux points de vue à ne pas manquer. On peut descendre à pied les nombreuses marches pour s'approcher et avoir un beau point de vue sur Apache Falls, modeste cascade mais ça vaut le coup d'oeil. En tout cas c'est un sacré lieu stratégique, alors que tout le reste de la route était sur un plateau monotone.














Nous parcourons encore 1h40 pour arriver à notre hôtel.




L'arrivée à Holbrook est presque accueillante.


Un arrêt au safeway pour le ravitaillement puis nous faisons notre première lessive à l'hôtel (les traces de l'attaque de Superman vous vous souvenez ?).
Nous n'aurons malheureusement pas le temps de profiter de l'agréable piscine, bien dommage, mais de toute façon le grand vent désagréable et un peu frais ce soir a resurgi.

C'est donc tranquillement que nous préparons nos sacs pour la journée de demain et finirons la soirée en écoutant les infos à la télé, sans y observer nos frimousses, ouf.
-> Nuit à l'hôtel motel 6 de Holbrook, 67 $, modeste mais bien.
Points + : l'étrange parc Chiricahua.
Points - : le côté un peu isolé dans ces montagnes.
Re: Le Mariposa Roadtrip
J05 : mercredi 18 juin - Holbrook – Manzanita
"A disc of Golden light "
Trajet : https://maps.app.goo.gl/RLauBdUrAGTE46y39
Visite réalisée : Painted Desert, Petrified Forest, Meteor Crater.
Aujourd'hui est prévue la visite de Painted Desert et de Petrified Forest. Et il y a de quoi faire. Mais c'est qui qui a accroché si haut ce disque de lumière doré ? Sans aucune végétation, la chaleur extrême nous cueille à nouveau. Malgré la crème solaire je vais me prendre un grand coup de soleil !
Nous commençons donc la journée par une pause au Visitor center de la magnifique bâtisse Painted Desert Inn, histoire de se mettre en poche quelques précieux souvenirs. La vue depuis le Tawa Point, proche du visitor center est incroyable offrant des dunes colorées en tranche à perte de vue.

















Derrière le visitor center on aperçoit un petit chemin qui descend.

On s'y aventure malgré la présence un plot ambigüe à son entrée. Ca descend vite et à chaque niveau la perspective change, parfait pour des photos. On part en reconnaissance les mains dans les poches, se promettant de ne pas s'éloigner trop loin. Nous irons entre les deux dunes pour avoir un point de vue plus ouvert sur le paysage, puis nous remonterons sous le soleil torride.











Finalement nous n'étions pas les seuls à avoir trouvé ce passage. Nous inspectons le moindre détail, la consistance de ces dunes ressemblant à du granola du petit-déjeuner. Curieux quand même que tout ça tienne debout car par endroit c'est vraiment friable comme des céréales non agglomérées. On y passera un petit moment à s'impressionner de cet univers marsien.
De retour nous prendrons une énorme glace au Painted Desert Inn, et pour éviter de retomber dans la tragique embuscade que nous avait fomentée Superman, on choisira un coin ombragé pour la déguster. Elle était tellement fraîche et grosse que notre cavité buccale congelée l'absorbera en plus de 20 minutes. De là nous tomberons d'accord de ne plus récidiver avec ce type de glace afin de ne pas plomber le planning du roadtrip.
Plusieurs cars arrivent sur le parking et déversent une horde de jeunes américains qui envahissent le parvis et monopolisent le point d'eau. Zut, juste au moment où l'on s'apprétait à recharger nos gallons. Cette invasion retarde le départ de notre diligences à la conquête de la forêt pétrifiée. Ca cogne vraiment à la mi-journée dans ce désert peint. On va réduire les sorties de véhicule pour les points de vue afin de conserver une cuisson lente. On reprend donc la voiture direction le point d'intêret Route 66.



Puis en continuant sur cette route nous arrivons dans Petrified Forest. D'autres dunes apparraissent et le tableau est magnifique. Toutes les voitures font une alte photo le long de la route, avant de poursuivre à Blue Mesa et son trail que l'on mettra plus de temps à réaliser car on s'arrête tout le temps.




Durant cette balade la chaleur est vraiment dure, et on a bien pris nos gourdes cette foi-ci. On a adoré cette boucle et on avait l'impression d'évoluer sur une planete extraterrestre, mais avec des collines bleus.



























Passé de l'autre côté de l'autoroute, nous pénétrons dans la zone des arbres pétrifiés qui commence par l'apparition de mirages sur de majestueuses dunes bleutées.
Nous serrons à droite sur le parking longeant et traversons la route dont le goudron est à une chaleur magmatique afin de prendre en photo cet étrange panorama. L'impact visuel est super malgré le soleil à l'aplomb. Nous poursuivons pour faire la boucle Blue Mesa dans un décor encore plus impressionnant, une tenue de fondeur aurait mieux fait l'affaire. Certains ne s'aventurent que quelques mètres sortis de leur véhicule, mais nous nous serons les deux dingues à faire toute la boucle, sans plus savoir s'il fait plus chaud que soif.
La boucle en poche on a la pêche pour regagner le Long Logs Trail. Notre lente avancée sur les ancêtres dinosaures est l'occasion de scruter plus intensément les différentes couches colorées de ces bois de pierre.

















On passera donc plus de temps que prévu, privilégiant cette balade plutôt que de courir sur les autres, de toute façon notre niveau physique chauffé à blanc ne nous le permettrait pas. Ces rondins de bois cassés net en tranches presque de même longueur est quand bien même surprenant. Sont-ce les indiens avec leur mâchette ? C'est incroyable cette histoire d'arbres plongés dans l'eau et les sédiments, conservés et tranformés en minéral. Un monde fascinant se déroule tout le long de cette boucle. Nous avons été marqués par ce parc, et encore plus au niveau des mollets.
Nous terminons la visite de ce parc par une halte au visitor center Rainbow Forest Museum avec de belles explications illustrées. Maigre récompense de souvenirs, on trouve qu'ils n'ont pas beaucoup d'imagination alors qu'il y aurait eu tant d'idée de jolies représentations de ces paysages.






Sur notre route se présente le fameux Meteor Crater dont la signalisation sur le bas côté nous précise la distance exacte qui reste à parcourir avant l'impact effroyable.


Le site, acessible depuis l'intérieur du bâtiment, est payant et un peu cher tout de même en rapport à ce que nous pouvons y voir et y faire. Mais pour le prix nous avons pu nous entretenir dans une conversation très intéressante et secrète avec un martien, et ça, ça vaut toutes les météorites du monde. On a un peu de mal à appréhender les dimensions pourtant immenses de ce gros trou.




Il est tant de nous diligenter à notre campement, la journée a été rude et sans doute la plus difficilement supportable avec l'astre solaire omniprésent. Aujourd'hui on s'est pris une météorite et un astre sur la tête. Et le dernier trajet en voiture pour rejoindre le Manzanita Campground, un peu avant Sedona, va nous paraître assez désagréable. C'est une autoroute avec le soleil en pleine face animée d'une grande circulation très rapide, grouillonnante de camions. De ce constat nous zappons la visite de Flagstaff en virant directement à gauche avant d'y entrer. Nous ceuille alors une relative et inespérée fraîcheur sous les pins sur cette route qui descend la montagne.

Calme et délicieusement ombragée par la forêt qui l'embrasse, nous parcourons les virages serrés qui laissent entrepercevoir ça et là de la roche rouge, enfin ! Quelle belle récompense de rejoindre cet âvre de paix.



C'est à notre arrivée au camping que nous comprennons qu'une ambiance nous attendait. Complet et rempli de familles bruyantes et bien installés sur leurs campements, je crois bien qu'ils n'attendaient plus que nous. En nous voyant un caillou à ma main pour planter nos piquets, un enfant viendra nous proposer un marteau, sa famille à côté devait bien rire en nous observant. Ce sont de latinos très sympathiques qui firent le soir venu un feu à l'intérieur de leur sorte de toile de tente. On s'est demandé comment c'était possible, on n'a pas compris, et la ranger venue observer validera leur installation sans problème. D'ailleurs tout le monde faisait un feu alors qu'il était bien précisé un niveau de risque très élevé d'incendie.
Ce camping est sous de très grands pins et notre emplacement est bien situé. En sautant le muret on arrive rapidement à la rivière pour se rafraîchir le visage, l'absence de douches nous y a contraint.

On ne s'attardera pas à l'extérieur dès la nuit tombée, toujours tôt. Malgré l'agitation à notre arrivée, la nuit sera très clame sans bruit. Encore une fois je sortirais ma tête pour humer l'ambiance nocturne sous les grands pins et les étoiles.
-> Nuit au Manzanita Campground, site 18, 35 $. Beau camping sous les arbres.
Points + : Les paysages grandioses du parc.
Points - : toujours plus près de toi soleil
"A disc of Golden light "
Trajet : https://maps.app.goo.gl/RLauBdUrAGTE46y39
Visite réalisée : Painted Desert, Petrified Forest, Meteor Crater.
Aujourd'hui est prévue la visite de Painted Desert et de Petrified Forest. Et il y a de quoi faire. Mais c'est qui qui a accroché si haut ce disque de lumière doré ? Sans aucune végétation, la chaleur extrême nous cueille à nouveau. Malgré la crème solaire je vais me prendre un grand coup de soleil !
Nous commençons donc la journée par une pause au Visitor center de la magnifique bâtisse Painted Desert Inn, histoire de se mettre en poche quelques précieux souvenirs. La vue depuis le Tawa Point, proche du visitor center est incroyable offrant des dunes colorées en tranche à perte de vue.

















Derrière le visitor center on aperçoit un petit chemin qui descend.

On s'y aventure malgré la présence un plot ambigüe à son entrée. Ca descend vite et à chaque niveau la perspective change, parfait pour des photos. On part en reconnaissance les mains dans les poches, se promettant de ne pas s'éloigner trop loin. Nous irons entre les deux dunes pour avoir un point de vue plus ouvert sur le paysage, puis nous remonterons sous le soleil torride.











Finalement nous n'étions pas les seuls à avoir trouvé ce passage. Nous inspectons le moindre détail, la consistance de ces dunes ressemblant à du granola du petit-déjeuner. Curieux quand même que tout ça tienne debout car par endroit c'est vraiment friable comme des céréales non agglomérées. On y passera un petit moment à s'impressionner de cet univers marsien.
De retour nous prendrons une énorme glace au Painted Desert Inn, et pour éviter de retomber dans la tragique embuscade que nous avait fomentée Superman, on choisira un coin ombragé pour la déguster. Elle était tellement fraîche et grosse que notre cavité buccale congelée l'absorbera en plus de 20 minutes. De là nous tomberons d'accord de ne plus récidiver avec ce type de glace afin de ne pas plomber le planning du roadtrip.
Plusieurs cars arrivent sur le parking et déversent une horde de jeunes américains qui envahissent le parvis et monopolisent le point d'eau. Zut, juste au moment où l'on s'apprétait à recharger nos gallons. Cette invasion retarde le départ de notre diligences à la conquête de la forêt pétrifiée. Ca cogne vraiment à la mi-journée dans ce désert peint. On va réduire les sorties de véhicule pour les points de vue afin de conserver une cuisson lente. On reprend donc la voiture direction le point d'intêret Route 66.



Puis en continuant sur cette route nous arrivons dans Petrified Forest. D'autres dunes apparraissent et le tableau est magnifique. Toutes les voitures font une alte photo le long de la route, avant de poursuivre à Blue Mesa et son trail que l'on mettra plus de temps à réaliser car on s'arrête tout le temps.




Durant cette balade la chaleur est vraiment dure, et on a bien pris nos gourdes cette foi-ci. On a adoré cette boucle et on avait l'impression d'évoluer sur une planete extraterrestre, mais avec des collines bleus.



























Passé de l'autre côté de l'autoroute, nous pénétrons dans la zone des arbres pétrifiés qui commence par l'apparition de mirages sur de majestueuses dunes bleutées.
Nous serrons à droite sur le parking longeant et traversons la route dont le goudron est à une chaleur magmatique afin de prendre en photo cet étrange panorama. L'impact visuel est super malgré le soleil à l'aplomb. Nous poursuivons pour faire la boucle Blue Mesa dans un décor encore plus impressionnant, une tenue de fondeur aurait mieux fait l'affaire. Certains ne s'aventurent que quelques mètres sortis de leur véhicule, mais nous nous serons les deux dingues à faire toute la boucle, sans plus savoir s'il fait plus chaud que soif.
La boucle en poche on a la pêche pour regagner le Long Logs Trail. Notre lente avancée sur les ancêtres dinosaures est l'occasion de scruter plus intensément les différentes couches colorées de ces bois de pierre.

















On passera donc plus de temps que prévu, privilégiant cette balade plutôt que de courir sur les autres, de toute façon notre niveau physique chauffé à blanc ne nous le permettrait pas. Ces rondins de bois cassés net en tranches presque de même longueur est quand bien même surprenant. Sont-ce les indiens avec leur mâchette ? C'est incroyable cette histoire d'arbres plongés dans l'eau et les sédiments, conservés et tranformés en minéral. Un monde fascinant se déroule tout le long de cette boucle. Nous avons été marqués par ce parc, et encore plus au niveau des mollets.
Nous terminons la visite de ce parc par une halte au visitor center Rainbow Forest Museum avec de belles explications illustrées. Maigre récompense de souvenirs, on trouve qu'ils n'ont pas beaucoup d'imagination alors qu'il y aurait eu tant d'idée de jolies représentations de ces paysages.






Sur notre route se présente le fameux Meteor Crater dont la signalisation sur le bas côté nous précise la distance exacte qui reste à parcourir avant l'impact effroyable.


Le site, acessible depuis l'intérieur du bâtiment, est payant et un peu cher tout de même en rapport à ce que nous pouvons y voir et y faire. Mais pour le prix nous avons pu nous entretenir dans une conversation très intéressante et secrète avec un martien, et ça, ça vaut toutes les météorites du monde. On a un peu de mal à appréhender les dimensions pourtant immenses de ce gros trou.




Il est tant de nous diligenter à notre campement, la journée a été rude et sans doute la plus difficilement supportable avec l'astre solaire omniprésent. Aujourd'hui on s'est pris une météorite et un astre sur la tête. Et le dernier trajet en voiture pour rejoindre le Manzanita Campground, un peu avant Sedona, va nous paraître assez désagréable. C'est une autoroute avec le soleil en pleine face animée d'une grande circulation très rapide, grouillonnante de camions. De ce constat nous zappons la visite de Flagstaff en virant directement à gauche avant d'y entrer. Nous ceuille alors une relative et inespérée fraîcheur sous les pins sur cette route qui descend la montagne.

Calme et délicieusement ombragée par la forêt qui l'embrasse, nous parcourons les virages serrés qui laissent entrepercevoir ça et là de la roche rouge, enfin ! Quelle belle récompense de rejoindre cet âvre de paix.



C'est à notre arrivée au camping que nous comprennons qu'une ambiance nous attendait. Complet et rempli de familles bruyantes et bien installés sur leurs campements, je crois bien qu'ils n'attendaient plus que nous. En nous voyant un caillou à ma main pour planter nos piquets, un enfant viendra nous proposer un marteau, sa famille à côté devait bien rire en nous observant. Ce sont de latinos très sympathiques qui firent le soir venu un feu à l'intérieur de leur sorte de toile de tente. On s'est demandé comment c'était possible, on n'a pas compris, et la ranger venue observer validera leur installation sans problème. D'ailleurs tout le monde faisait un feu alors qu'il était bien précisé un niveau de risque très élevé d'incendie.
Ce camping est sous de très grands pins et notre emplacement est bien situé. En sautant le muret on arrive rapidement à la rivière pour se rafraîchir le visage, l'absence de douches nous y a contraint.

On ne s'attardera pas à l'extérieur dès la nuit tombée, toujours tôt. Malgré l'agitation à notre arrivée, la nuit sera très clame sans bruit. Encore une fois je sortirais ma tête pour humer l'ambiance nocturne sous les grands pins et les étoiles.
-> Nuit au Manzanita Campground, site 18, 35 $. Beau camping sous les arbres.
Points + : Les paysages grandioses du parc.
Points - : toujours plus près de toi soleil
- Rana
- Chèvre des montagnes de Glacier NP
- Messages : 976
- Inscription : 01 mai 2018, 09:34
- Localisation : Landes
Re: Le Mariposa Roadtrip
Trop de chaleur c'est quand même pénible pour randonner.
Deux journées bien remplies.
les paysages de Painted Desert et pétrified forest sont magnifiques et Sedona
2011 Boucle LA-LA
2016 New York - Washington, D.C.
2018 Miami
2019 Boucle Denver-Denver
Octobre 2024 Air show-Air chaud
En 2026 ce sera Roches rouges, Adobes et Aigles de fer
2016 New York - Washington, D.C.
2018 Miami
2019 Boucle Denver-Denver
Octobre 2024 Air show-Air chaud
En 2026 ce sera Roches rouges, Adobes et Aigles de fer
Re: Le Mariposa Roadtrip
Bonjour Rana,
En fait je pensais que Painted Desert et pétrified forest seraient moyen, un peu longuet, j'avais même hésité à les programmer mais en fait on a vraiment apprécié par la diversité des paysages, partout où on tourne la tête. Je ne regrette vraiment pas.
Concernant Sedona, je suis un peu déçu, on n'a pas réussi à visiter correctement, même si le cadre est magnifique. J'en dirai plus dans les prochains jours avec une recommandation. Il y avait trop de monde.
De manière générale dès que c'est trop urbanisé j'ai du mal à vivre l'expérience.
En fait je pensais que Painted Desert et pétrified forest seraient moyen, un peu longuet, j'avais même hésité à les programmer mais en fait on a vraiment apprécié par la diversité des paysages, partout où on tourne la tête. Je ne regrette vraiment pas.
Concernant Sedona, je suis un peu déçu, on n'a pas réussi à visiter correctement, même si le cadre est magnifique. J'en dirai plus dans les prochains jours avec une recommandation. Il y avait trop de monde.
De manière générale dès que c'est trop urbanisé j'ai du mal à vivre l'expérience.
Re: Le Mariposa Roadtrip
Toujours de très belles photos ici et un récit digne des meilleurs séries Netflix
Sedona, Painted Désert et Petrified Forest sont sublimes
Valérie

Les carnets USA
Carnet "Roadtrip in Mountain States " Juin/Juillet 2025
Carnet "Get Your Kicks on Route 66 ! " Juin/Juillet 2024
Carnet "En route pour 3 semaines de soleil dans le North West ! " Juin/Juillet 2023
Carnet"Pour ceux qui n'en peuvent plus de l'Ouest... Cap à l'Est !" Juin/Juillet 2022
Carnet "2019 ce fut finalement....la Californie !" Juillet 2019
Carnet "Spring Break in Florida" Mars 2018
Carnet "Nos aventures de Denver à... Denver" Juin/Juillet 2017
Carnet "Ceux qui sont allés à l'Ouest" Juillet 2016
Les carnets Around the world
Mini carnet Londres et Harry Potter Octobre 2016
Couleur d'automne à Madère Octobre 2017
Les projets
2026, C'est décidé on descend vers le Sud

Les carnets USA
Carnet "Roadtrip in Mountain States " Juin/Juillet 2025
Carnet "Get Your Kicks on Route 66 ! " Juin/Juillet 2024
Carnet "En route pour 3 semaines de soleil dans le North West ! " Juin/Juillet 2023
Carnet"Pour ceux qui n'en peuvent plus de l'Ouest... Cap à l'Est !" Juin/Juillet 2022
Carnet "2019 ce fut finalement....la Californie !" Juillet 2019
Carnet "Spring Break in Florida" Mars 2018
Carnet "Nos aventures de Denver à... Denver" Juin/Juillet 2017
Carnet "Ceux qui sont allés à l'Ouest" Juillet 2016
Les carnets Around the world
Mini carnet Londres et Harry Potter Octobre 2016
Couleur d'automne à Madère Octobre 2017
Les projets
2026, C'est décidé on descend vers le Sud
- Bugs14
- Mouflon dépoilé de Banff NP
- Messages : 497
- Inscription : 18 févr. 2020, 17:53
- Localisation : Rochefort - Belgique
Re: Le Mariposa Roadtrip
Des paysages très variés et de belles photos
Le bois pétrifiés c'est superbe !
Le bois pétrifiés c'est superbe !
