Hello les Marseillais !
Désolée, mais encore une journée (et même deux) qui ne vont pas vous plaire côté météo

Ça s'arrange nettement après
Par contre, pendant 2 les deux jours et demi qui viennent, nous allons visiter des sites tout à fait accessibles en voiture non 4X4 : Hubert, tu vas pouvoir prendre des notes !
jeudi 10 août : les incontournables de Mývatn
Nous nous réveillons un peu tardivement sous la pluie, petit-déjeunons, plions et décollons vers 10h. Vu le temps, nous décidons de visiter les sites touristiques du coin… un peu moutons, donc, mais bon ce ne sont pas des incontournables pour rien !
Nous commençons par les "châteaux de Dimmuborgir".
Ce site est unique au monde : suite à une éruption du volcan Hverfjall voisin, la lave aurait stagné en une sorte de lac au dessus de zones humides ; la vapeur d’eau générée, en s’échappant, aurait refroidi la lave en formant des cheminées, moins sensibles à l’érosion que le reste du champ de lave qui s’est effondré. De sombres concrétions subsistent donc, entre lesquelles on peut se promener.
Un sentier de randonnée permet de rejoindre le cratère du volcan Hverfjall, mais il traverse longuement une zone plate et peu intéressante, ce qui ne nous emballe pas vu le temps.
Nous reprenons donc la voiture pour se garer au pied du cratère.
Nous le gravissons par le chemin le plus emprunté… qui grimpe quand même assez raide ! En haut, nous décidons d’en faire le tour (5 km, quand même !). Il y a un vent glacial, là haut, et à mi-parcours, voilà que le crachin revient…
Pas grave, cela ne dure pas et nous profitons de jolies vues sur les environs (même si on devine que par beau temps, le regard doit porter beaucoup plus loin).
vers les châteaux de Dimmuborgir
vers le village de Reykjahlíð
Nous redescendons rapidement et trouvons un coin tranquille pour pique-niquer.
La pluie revient… donc nous en profitons pour faire les courses dans l’unique supermarché du coin, complètement sous-dimensionné vu le nombre de touristes… dont nous sommes

... C’est tristement impressionnant… et donne à réfléchir à la pression touristique que vivent les Islandais : vous avez vu la taille du village sur les photos prises du camping le jour précédent... Il est tout simplement envahi par les habitants temporaires des 3 campings (oui oui, j'ai bien dit 3) et diverses chambres d'hôtes environnantes...
Vers 14h30, la pluie s’est arrêtée et nous repartons vers Grjótagjá : le long d’une fissure, plusieurs entrées permettent de descendre vers un lac souterrain à l’eau turquoise… à 46 °C ! Il y a quelques années en arrière, la température était idéalement autour de 38° et on pouvait donc y prendre un bain, mais suite aux éruptions du volcan Krafla dans les années 70-80, l’eau s’est réchauffée. C’est un peu la cohue, mais en choisissant une entrée un peu éloignée du parking, nous parvenons à voir cette grotte tranquillement.
Nous poursuivons vers l’est. J’aimerais bien profiter des fameux bains de Mývatn ; mon mari beaucoup moins

. Nous allons voir quand même : le parking est envahi de cars ce qui laisse présager de l’envahissement de la piscine !

OK. je capitule. On s’en va. Ces bains sont à proximité d’une centrale géothermique :
Nous arrivons alors sur le site de Hverir, zone de solfatares, marmites de boues bouillonnantes et autres fumerolles.
Bon, quand on a vu Yellowstone, c’est petit… Mais nous nous laissons prendre au jeu et passons un bon moment à déambuler.
Nous décidons de monter en haut de la montagne qui surplombe le site : le Namafjall.
Après la montée un peu raide, le chemin longe la crête d’où l’on a de jolies vues et redescend de l’autre côté en une boucle.
Nous retraversons les solfatares et repartons vers la dernière zone active du coin : les abords du volcan Krafla.
Il se met à pleuvoir franchement.
Comme nous approchons de la centrale géothermique de Krafla, nous nous arrêtons au centre des visiteurs : l’accueil y est chaleureux, avec thé ou café offert (franchement, vu le froid et la pluie, on ne dit pas "non" ), expos, vidéos et remerciements d’être venus !
Pour faire court, dans les années 70, l’idée d’exploiter la chaleur naturelle de la terre a conduit à la construction de cette grosse centrale géothermique. Malheureusement, le volcan Krafa est entré en éruption entre 1975 et 1984, ce qui non seulement ralentit les travaux de construction mais en plus modifia les sources de vapeurs en réduisant nettement le rendement prévu de la centrale.
Actuellement, elle fournit tout de même environ 20% de l’électricité du pays.
Vers 17h, nous quittons la centrale en direction du cratère Víti, qui date de 1725. Il pleut toujours, mais malgré le ciel couvert, l’effet est saisissant ! Le centre du cratère est occupé par un lac d’un bleu irréel. Nous en faisons le tour sous un vent glacial et sur un chemin de boue collante… mais c’est superbe.
Motivés par ce site grandiose, nous allons quelques centaines de mètres plus loin visiter la coulée de Leirhnjúkshraun : celle-ci date de 1984 et est toujours chaude et fumante.
La balade commence par des petits pontons autour d’un lac à l’eau bleu layette à cause des silices.
On peut se contenter d’une petite boucle ou s’éloigner le long du champ de lave, ce que nous faisons. Vu l’heure et le temps, nous sommes absolument seuls !
Entre le crachin, la brume et les fumerolles, il faut bien suivre les piquets jaunes qui jalonnent le chemin, et le froid humide ambiant est parfois traversé de "courants" chauds des fumées. C’est absolument surréaliste. On adore !
Après cette très chouette balade et une journée finalement bien remplie, il est temps de décider où dormir.
Dans le road book, il est prévu de monter au volcan Askja demain. Mais hors de question de le faire par mauvais temps. Le plus sage est donc de dormir au plus près d’ici pour pouvoir aviser et sortir le plan B si besoin.
Nous choisissons cette fois le camping Bjarg au bord du lac de Mývatn : nous l’avions écarté a priori car trop près du lac, il peut être envahi de moucherons. Vu le temps qu’il fait, il n’y a pas une seule bestiole à l’horizon !

Ce camping s’avérera très bien et moins cher que l’autre.
Bilan de la journée :
météo pourrie

,
mais super journée !
Pas mal de monde sur ces visites "classiques", mais comme d’habitude, dès qu’on marche un peu, on est seul ! Et bizarrement, nous ne nous lassons absolument pas des paysages volcaniques sous toutes leur formes ! Ils nous impressionnent toujours tant la terre parait vivante ! Et ce n’est pas fini !