ΗΜΕΡΑ 2 Κυριακή - Charydbe et Scylla
(Non mais vous ne croyez quand même pas que vous alliez sortir de cette salle hilares mais ignorants !!!
)
Ce matin, dès potron minet, nous voici installés l’Homme

et moi sur la terrasse, voir le soleil qui… quoi il est déjà levé ???

Ah bon, et depuis combien de temps ? Quoi ??? 4 heures ?

C’était prévu ? Il était pressé de commencer sa course ?
Pff…le coucher de 2H du mat (j’ai des frissons,…

) nous a fait prolonger la nuit (et peut être même la retenir pour nous deux jusqu’à la fin du monde (adieu l’artiste

)) dans une heure fort avancée du jour (Vous me suivez ? en fait j’ai voulu vous expliquer qu’on s’était levé relativement tard

).
Quelle vue !

Oui parce que la veille au soir j’avais pris une photo (ça donne ça) et c’était moins évident.
Ça roupille sec dans la chambre des enfants…
Il est à peine 10H mais le soleil chauffe bien, ah les vacances…
Bon, quel est le programme, on fait quoi ?on va où ?
L’Homme me ramène très rapidement à la raison : « Y’a rien à manger, il faut faire les courses et on est dimanche » (en une phrase, il brise mes rêves d’évasion pour la journée

).
Bon, y’a pas le feu au lac (comme disait Lamartine

), on attend le réveil de la force (infantile et adolescente) et on avise.
11H : aucun signe de vie émanant de la chambre bleue…
11H30 : ah, un échalas ébouriffé émerge
Je m’affaire discrètement dans la maison pour réveiller Princesse Leila (traduction : je fais le plus de bruit possible près de la chambre pour qu’elle se réveille, eh, eh, mère indigne

)
D’un coup, un homme passe sur la terrasse, c’est quoi ça, qui c’est, il se croit chez lui ?

Ah heu « Kaliméra », c’est le monsieur qui nettoie la piscine

.
L’Homme me propose (comme d’habitude

) d’entreprendre une conversation avec lui pour faire connaissance (et accessoirement tu lui demandes où est ce qu’il y a un supermarché ouvert le dimanche). Oui bien sûr. Voilà ce que ça a donné :
« Hello, dou you spike ineglishe ? »
« No,no »
Voilà fin de la conversation…
« Oui mais ce serait bien de savoir pour le supermarché » insiste l’Homme (Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime)
Bon, je tente le mime (l’un d’entre vous sait il mimer un supermarché ?

C’est pas évident du tout, surtout que je ne sais même pas s’ils en ont sur l’île). Là, j’obtiens un regard effaré de l’éphèbe (mouais enfin on dirait un peu un haltérophile dans le physique, puis pas une première jeunesse non plus…

) qui se met à hurler (mince j’ai mimé un truc vulgaire ? Oh punaise le premier contact …

). Ah non, il me fait signe qu’il appelle sa femme qui parle anglais (enfin j’imagine, parce que lui non plus il n’a pas pris les cours chez Marceau

).
Sur ce Mélina arrive (ou Nana ou Aliki

) , ah on va pouvoir discuter :
« Kalimera »
« Kaliméra »
« Supermarket » (oui j’ai décidé de faire au plus court)
« Yes, in the village »
« Epharisto »
« Parakalo »** (là c’est parce que maintenant je connais, la première fois j’ai cru qu’elle me disait « Que calor », donc j’ai répondu « Yes very hot »

)
**Note le la rédaction : ce mot signifie « De rien »
Chéri, c’est bon on a trouvé le supermarché !
Bien, en
voiture Simone, non Eurydice.
Stop, stop, il est là le supermarché. Quoi ça ? Ben oui petite épicerie… bon y’a vraiment le strict nécessaire…
Et à midi (enfin 13H maintenant) on mange quoi ?
On trouve un petit bar grill qui propose des plats à emporter
Note pour plus tard : tous les restaurants, tavernes et bars font des plats à emporter
On commande (heureusement la carte est aussi écrite en anglais car j’ai beau connaître l’alphabet grec grâce à Pythagore, Euclide, Schrödinger et comparses, la compréhension est plus que difficile) : tsatsiki, gyros et salade grecque.

En attendant petite pause (offerte d’ailleurs par le patron, sont gentils ces Corfiotes

)
Et munis de notre précieux butin, nous regagnons notre antre, il est près de 15H (oui faut savoir prendre le temps chez les Hellènes)
Au programme de cet après-midi : criques et galets grecs (à ne pas confondre avec criquets et gales, qui sont égyptiens

)
Les plages sont désertes et l’eau est tout simplement limpide et chaude.
Plage de Kalami, où « Rien que pour vos yeux », je vous mets la photo de la maison Durrell (célèbres écrivain et naturaliste)
Plage de Agios Stefanos
Vue de l'Albanie (eh oui nous sommes très proche...cela nous vaudra une belle bêtise mais suspense...

)
Plage de Kerasia : on tombe sur nos copains qui ont passé la journée sur cette plage
Baie de Agni
Retour maison.
Ah, on reçoit un petit texto de la deuxième famille : « Resto Corfou ce soir ? ». Pourquoi pas.
Une douche et à nouveau de sortie
Petit restaurant typique, on passe commande tant bien que mal jusqu’à ce que le serveur nous dise « Je ne comprends pas bien (oui ben on fait ce qu’on peut), pourquoi vous commandez autant de plats différents ? Il faut faire comme les grecs, on commande quelques plats et on partage tout, allez, je vous enlève ça, ça et ça »

…OK pas de soucis, on s’adapte.
Arrive la note, on tente la vérification des plats (vu qu’on a changé plusieurs fois d’avis…), laisse tomber, je lis un mot, on dirait qu’il est écrit « vomi » (euh on va dire que c’est bon

)
J'ai appris quelques jour plus tard que ce fameux "vomi" voulait dire "pain"
Demain est un autre jour
