J9 : lundi 6 mars 2023
La journée s’annonce moins pire que la veille. La route pour Kirkwood est toujours fermée, mais Heavenly devrait ouvrir en fin de matinée.
Je file au bureau local du United States Forest Service pour acheter mon
pass America the Beautiful. Mais le bureau est fermé…
Je sillonne les rues enneigées de la ville pour direction Heavenly Ski Resort. Le toits des maisons sont couverts d'une impressionnante couche de neige.
J'arrive à la station et je récupère mon forfait et mon matériel de ski et c’est parti pour une petite journée de ski. Le temps n’est pas au top, mais on s’en contentera.
La station a la particularité de s’étaler sur deux Etats : la
Californie et le
Nevada.
Je me concentre d’abord sur le secteur californien (l’accès au secteur du
Nevada n’est pas encore ouvert).
Il y a énormément de neige, et lors de ma première remontée, je m’autorise à me moquer d’un skieur qui a perdu son ski dans une immense champ de poudreuse. Le pauvre utilise son deuxième ski pour sonder l’épaisse couche de neige, dans laquelle il s’enfonce au moins jusqu’à la taille, et tenter de retrouver son matériel…
Première descente. Deuxième remontée, la même, et mon copain est toujours affairé à chercher son ski…
Deuxième descente, troisième remontée, toujours la même. Et il n’a toujours pas retrouvé ce maudit ski… Aux dernières nouvelles, il y est encore…
Après avoir bien exploré le côté
Californie, je profite des pistes côté
Nevada, avant de regagner le bas de la station en fin de journée.
Bonne nouvelle, la route vers Kirkwood vient d’ouvrir. Je vais donc pouvoir aller dormir là-bas ce soir et y skier demain.
Kirkwood est située à 2400 mètres d’altitude et la route CA88 qui permet de la rejoindre est bien dégagée, mais cernée par des murs de neige assez impressionnants.
J’arrive à la station vers 18h. Je loge au Meadow. Après avoir récupéré mes codes d’accès à l’accueil de la station, je file m'installer, mais impossible de se garer devant l’
hôtel : les parkings ne sont pas dégagés. Je dois donc descendre au parking principal, à 500 mètres de là, et emprunter une navette pour remonter avec mes affaires.
Je trouve bien le parking, sauf qu’il n’y a aucune navette...
Il fait nuit, pas d’éclairage, il n’y a personne et je me vois mal remonter toute la route à pied, à traîner ma valise qui n’a pas de roulettes-neige.
J'entend un craquement dans un arbre, certainement un écureuil-chauve-souris carnivore...
Des loups commencent à hurler dans la forêt, se réjouissant d’avance du bon repas qui les attend (c’est vrai que je suis assez musculeux, sans trop de gras. En tout cas, si j’ai du gras, c’est du bon.).
Et ces vautours à tête rouge qui entament leur danse macabre au dessus de ma tête...
Là, je commence vraiment à avoir les jetons : je prend mon téléphone et vérifie si les écureuils-chauve-souris sont susceptibles d'être porteur du coronavirus... Ouf, a priori non, sauf les individus de groupe sanguin AB, qui ne représente que 0.5% de la population des écureuils-chauve-souris d'Amérique du Nord. Puis de toute façon, je suis vacciné...
A ce moment, un
camping-car vient se garer sur le parking, suivi d’une espèce de véhicule à chenille, le genre de truc que l’on ne voit que dans les films de James Bond.
Je m’approche et demande aux 2 gars s’ils peuvent me remonter à la station avec leur drôle d'engin. Pas de souci !
Enfin dans ma chambre, je peux me poser, après avoir retiré les 10 coussins entreposés sur mon lit. Faudra un jour que l’on m’explique à quoi tous ces coussins peuvent bien servir !
Sinon, la chambre est grande, dotée d’une cheminée et d’un grand balcon (rempli de neige bien évidemment…).
