J6, mardi 19 juillet, Pylos - Mystra - Gythio, 193 kms
Le rituel de ce matin reste le même que les autres jours, si ce n’est qu’il faut refaire les valises et charger la
voiture. A 10h on est fin prêt pour le départ, dernier regard sur notre appart (le balcon au 2ème étage au-dessus des stores verts) et c’est le coeur un peu gros qu’on quitte Pylos.
Pour rejoindre notre prochain lieu de visite, à savoir Mystra, deux options s’offraient à nous : la plus couteuse en prenant l’autoroute ou la plus courte en kilomètres en passant par les montagnes. Ayant Miss mal des transports avec nous, le choix fut vite fait. D’ailleurs Noémie n’est pas enchantée de devoir refaire la même route sinueuse retour jusqu’à Kalamata. D’ailleurs on a dû faire une halte un peu avant l’aéroport de Kalamata
Voici le trajet du jour :
La partie autoroute se passe sans encombre, un péage par ci, un péage par là. A l’échangeur de Gefyra on prend l’A71 direction Sparte et là c’était cocasse, car en plus du fait qu’il n’y avait pas grand monde, mon Tom-Tom (qui n’est plus à jour depuis 2017 ou avant

) ne trouve pas cette autoroute. Il est tout le temps en train de nous chercher et de nous renvoyer sur d'autres petites routes. De toute façon il suffit de suivre les panneaux pour Sparte et de plus l’autoroute s’arrête là, plus de sous européen !
On traverse donc Sparte. Ville moderne construite sur le modèle américain avec des blocs (rues parallèles et perpendiculaires formant des carrés). Le traffic est encore assez fluide et très vite on arrive à Mystra village puis au premier parking du site archéologique. Le parking est plein, mais on trouve une place entre deux oliviers le long de la route (en allant vers l’entrée, on voit qu’il y avait quelques places de parc, mais comme c’est une impasse, on n’avait pas osé s’y engager). Il est midi.
La première chose qui nous frappe est la température. Pour une fois il fait bon, dans les 29°C avec un petit vent. La visite ne sera que plus agréable
C’est équipé du sac à dos, eau, crème solaire, chapeau et casquettes qu’on se rend à l’entrée inférieure du site. Après avoir payé l’entrée (12.-/pers, gratuit pour les étudiants européens de -25 ans), et fait un petit tour aux toilettes, nous attaquons la visite.
L’employé à la caisse me conseille de faire la visite en deux temps, en premier la partie basse de la cité, jusqu’à la Porte de Monemavassia et le Monastère de la Pandanassa et ensuite de reprendre la
voiture pour aller au deuxième parking situé plus haut sur la colline pour visiter la ville haute où se trouve le Palais du despote.
Je l’écoute et le remercie pour les informations, mais je sais déjà que je n’en ferais rien pour plusieurs raisons. Je n’ai pas envie de devoir rechercher une place au deuxième parking, nous avions déjà fait tout le site en une fois en 1995 et il ne fait pas trop chaud, donc ça devrait aller.
Pas de carte/plan papier pour ce site, mais un QR-code à photographier sur son natel/portable. Je ne me rappelle plus si je l’ai fait, mais de toute façon j’avais maps.me et le guide vert pour me diriger.
Voici la boucle que nous avons fait en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre
Pour ceux qui sont intéressés, je vous mets le lien Wikipédia concernant cette ancienne ville
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mistra
Très vite on arrive devant la Métropole, qui est la plus ancienne église de Mystra. Elle date de la fin du 13è siècle
On visite l’intérieur de l’église, mais pas le musée qui se trouve au premier étage d’un bâtiment adjacent.
On poursuit notre chemin, avec l’église St-Théodore en vue
Et derrière celle-ci on aperçoit le Palais du despote et en haut à gauche le château
A côté de l’église St-Théodore, se trouve l’église de l’Odigitria, consacrée à la Vierge « conductrice »
Vue que l’on a depuis l’église de l’odigitria
On rentre dans l’église
On rebrousse un petit peu chemin,
Pour passer derrière St-Théodore, qui est vraiment très joli
Et on attaque la montée pour aller à la porte de Monemavassia. On voit l’église évangelistria, à gauche, et la métropole à droite
Le chemin est très joli, même si il y a beaucoup de marches d’escaliers irrégulières qu’il faut monter, mais il y a de l’ombre et on fait des pauses. Par contre les pierres sont lisses, ce qui n’est pas gênant en montée. Heureusement qu’on redescendra par un autre chemin (enfin, ça c’est ce que je crois à ce moment-là, car maps.me et le guide vert m’indiquent un autre sentier depuis la porte de Monemvassia jusqu’au monastère de la Pandanassa, mais on verra par la suite, qu’il n’existe plus suite à un éboulement de pierre. On redescendra donc par ces mêmes marches).
Sur cette partie là du site, on est seul au monde. Il semblerait que les gens suivent les recommandations du caissier et font la visite du site en deux temps.
La vue que l’on a depuis la photo ci-dessus
La porte de Monemvassia, qui fut l’unique accès entre les parties haute et basse de la ville, est en vue
On poursuit l’ascension vers le Palais du despote, au grand désespoir de ma fille
Quelques ruines en contrebas
Et le palais se dévoile. Les assemblées publiques et fêtes s’y tenaient
Comme nous sommes presque au sommet de la ville haute, je propose de continuer la montée. Seul Bert se joindra à moi, Noémie préférant nous attendre sous un arbre. Plus on monte, plus le palais se dévoile
Et nous voilà enfin arrivés à l’église Ste-Sophie qui fut bâtie au milieu du 14è siècle. Elle reçue le nom en hommage à la grande basilique homonyme de Constantinople.
l’intérieur de l’église
et la vue depuis son esplanade
De route au palais, nous récupérons notre fille qui se sera délectée des conversations tenues par des Français. Ils étaient omniprésent sur ce lieu, surtout dans la ville haute, à tel point qu’on s’est demandé si ce n’était pas un
voyage organisé. On repasse la porte séparant les deux villes
Direction le monastère de la Pandanassa où des religieuses résident. On ne les verra pas.
On traverse la cour sans monter les marches menant au monastère, car un groupe fort bruyant de francophones s’y est installé et cela ne nous tente pas d’y aller.
Le chemin qui nous mène au monastère Périvleptos est long, sinueux et raide. Plusieurs fois je regarde sur maps.me si on est juste, car on n’en voit pas la fin. On croise une famille française (encore !!

) en sens inverse avec des jeunes enfants qui peinaient à avancer. J’étais très contente de notre sens de la marche, car le côté par lequel on est monté était moins long et la distance entre les églises était plus courte, donc plus ludique.
Enfin, le monastère Périvleptos est en vue, bien caché dans le rocher. D’ailleurs une partie de l’église est creusée dans la roche.
Bert et Noémie décident de m’attendre à l’extérieur et c’est seule que je m’aventure dans l’église. Il y a déjà une famille de Grecs qui converse avec la dame chargée de surveiller les lieux et de ce fait je n’ose pas prendre de photos. Mais surtout j’observe les fresques, c’est magnifique, la plus belle église de tout le site. Après avoir tout bien contemplé, je salue les gens et resort.
La chaleur commence à être bien présente maintenant et on commence à en avoir un peu marre.
On passe devant Saint-George
Et j’oublie de photographier les deux derniers monuments, à savoir l’église St-Christophe et la maison Lascaris. Une dernière avant de se retrouver devant notre point de départ.
Il est 14h, on est de retour à la
voiture et on a faim. L’étape finale est de se trouver une cantine à Mystra village.
Arrivés sur la place du village, la terrasse de la première taverne est remplie de locaux et quelques touristes, on s’y installe à l’ombre du bâtiment et commandons quelques plats, dont, pour la première fois, des tomates et poivrons farcis au riz. C’était trop bon. Et comme dessert on nous amène des mini-magnums qu’on se dépêche de manger, car elles fondent vite !
On reste là une bonne heure, jusqu’à ce que les fameuses chaises grecques en bois et paille ont eu raison de nos cuisses (elles ne sont pas très confortables ces chaises).
Il nous reste 1h de route à faire pour arriver à notre logement. A la sortie de Sparte j’envoie un message à notre logeuse pour lui dire notre heure d’arrivée. La route est un peu monotone, et longue, car tout le trafic se fait par cette route.
A 16h on arrive enfin au logement situé à Mavrovouni où on restera aussi 3 nuits. J’avais regardé pour des apparts proche de la mer, mais pas à Gythio, car ça peut être bruyant le soir. Maria nous attend et nous montre en vitesse l’appart et repart. Puis la femme de ménage vient se présenter en nous demandant vers les quelles heures elle peut venir nettoyer chaque matin. Ca c’est la surprise du jour, car je ne savais pas qu’il y avait ce service.
L’appart est bien, mais petit, quelle différence avec celui qu’on vient de quitter et il est bien excentré. Ce sont des choses que je savais bien sûr quand je l’ai réservé, mais que j’avais oublié. Donc grosse déprime pour moi sur le moment, Pylos et son ambiance me manquent beaucoup.
Bref, on s’installe et je fais un peu de lessive dans la douche (pas de machine à laver), puis Bert et moi partons à la plage qui se trouve à 4min à pied en suivant un chemin de terre qui traverse un champ d’oliviers
Il y a beaucoup de vent et des vagues, l’eau est bonne, mais le fond descend vite (j’aime pas trop ça). La vue sur les montagnes du Magne est très belle et c’est d’un calme, car il n’y a personne autour de nous. Un peu à notre gauche se trouvent des chaises-longues et parasols et à notre droite un
camping, mais cela ne nous gêne absolument pas.
Puis on rentre, on se douche et à 19h on sort pour aller manger. Nos voisins du dessus sont arrivés et Stella (l’autre hôte) est là pour les accueillir. Elle vient nous dire bonjour et nous offre une bouteille de vin blanc en guise de bienvenue. On discute un petit moment et prenons la
voiture pour aller souper.
Ma première idée est d’aller manger au village de Mavrovouni, mais la petite place est déserte et ça ne fait pas trop envie. On continue donc jusqu’à Gythio qui est tout proche. En effet, 5 min plus tard on trouve une place de parc (gratuite) sur la grande jetée et allons manger dans un des restos que j’avais repéré à l’avance.
Il y a un fort vent d’est qui est frais et qui pousse les vagues contre le trottoir et pour la première fois depuis qu’on est en Grèce, on a froid !

Heureusement qu’on avait pris une veste.
La vue que l’on a depuis la terrasse du resto
Notre repas terminé, on part se promener vers le centre de Gythio. C’est assez sympa, avec des terrasses posées au bord de l’eau, des boutiques d'habits ou de souvenirs, des marchands de glace, etc...
Et retour à l’appart. J’ouvre la fenêtre de la chambre afin de fermer les volets pendant que Bert met l’airco en route. Il a beau appuyer sur le bouton, ça ne se met pas en route. Bizarre, car cet après-midi ça fonctionnait très bien. Comme il est 22h, je veux pas embêter les propriétaires et on dormira la fenêtre grande ouverte pour avoir un peu d’air. Finalement, comme la chambre est au nord, à part le bruit de la route jusque vers les 1h du matin, il fera assez bon pour dormir.
A part mon gros coup de blues en arrivant dans le logement, de part sa situation géographique et sa dimension, nous avons eu du plaisir à retourner à Mystra et de voir le travail fourni depuis 1995 pour restaurer les bâtiments, dont le Palais qui n’avait pas de toit quand nous y étions.
Demain on va visiter la péninsule du Magne.
Hébergement :
Elaianthos 1 : il s’agit d’une maison comprenant 3 appartement. Elaianthos 1 et 2 sont situés au rez-de-chaussée et sont identiques et le numéro 3 est au 1er étage et est plus grand. Le nôtre avait une grande terrasse exposée à l’est, avec table et chaise et un étendage, une cuisine avec table/chaises, 2 chambres avec un grand lit, airco et une salle de bain. Place de parc et de la maison il y a un chemin privé qui mène à la plage. Et le ménage fait tous les jours.
L’appart était bien, propre, il manquait juste un salon ou alors des transats sur la terrasse pour pouvoir s’allonger autre que sur le lit. Et il faut toujours prendre la
voiture pour aller à la boulangerie ou à la supérette. Je savais tout ça en le réservant, mais j’avais oublié depuis
La maison est tenue par Stella, la maman et Maria sa fille d’une vingtaine d’années. Elles sont très sympas, et habitent à Kalamata durant l’hiver. C'était quand même une bonne adresse
https://www.booking.com/hotel/gr/elaian ... al;ucfs=1&
Restaurants :
Midi : https://www.mystrasrestaurant.com/en_US/home.html
Bon accueil, resto familial et bons plats
Soir : Saga fish restaurant, on a pris du poissons et calamars grillés avec des légumes en accompagnement. Et comme dessert la maison nous a offert des galettes de semoule saupoudrées de cannelle avec un boule de glace vanille. Bonne adresse aussi, même si c’était un peu cher.