Dimanche 11 juillet
Nous avons prévu deux choses ce jour : l'île d'Elafonisos et Monemvasia
La journée commence tôt pour moi : 06h15 (pire que quand il y a l'école). Et on démarre vers 07h15. A 08h10 nous sommes déjà sur place.
Je vais voir la jeune fille dans sa petite cabane pour acheter les billets et demander aussi pour les tests. Elle me répondra que pas besoin de test. Tant mieux ! On paiera 1€ par adulte et 0,50 ct pour Cassandre afin de faire le trajet aller.
Le bateau arrive
En attendant que le bateau démarre on a une super surprise. Des tortues ! Alors là on est aux anges ! La journée commence bien.
La traversée est rapide, en 10 minutes c'est fait. Nous arrivons donc vers 8h45 sur l'autre rive.
Petite photo du bateau
Juste avant d’accoster
Alors petit aparté : Nous avons le droit de venir avec notre voiture sur l'île (10€). Le prix nous convenait. Ce n'était pas le problème. C'est le côté assurance voiture sur l'île qui nous chagrinait un peu. Nous ne serions pas assurés ni sur l'île ni sur le bac. De ce fait avec Nico on a décidé en dernière minute de ne pas prendre la voiture sur l'île. Mais (il y a un mais), pour atteindre la plage que l'on souhaitait voir il y a 4 km. Voilà la punition, marcher 4 km aller puis retour sur une route bitumée en plein soleil.
Nous voilà donc parti avec les filles et les sacs à dos (plein d'eau et d'accessoires de plage).
La route est certes bitumée mais pas si moche. Voyez par vous-même.
La fin est longue pour les filles car il fait quand même chaud (a vue de nez on devait être à 30 degrés). On voit déjà la plage de loin.
Puis on arrive enfin sur la plage et on la longe pour arriver au bon endroit. C'est beau, c'est bleu....
Et enfin on s'installe et on profite de l'eau. Elle est bonne. La plage est paradisiaque. Même moi qui n'aime pas me baigner j'y prends un peu plaisir. A part que je me tordrais la cheville car elle s'était coincée entre deux plaques rocheuses. Plus de peur que de mal.
Les filles voulant profiter de la mer, j'envoie Nico faire les photos d'en haut.
On y restera bien 1h mais comme il y a le retour et que je ne veux pas rentrer en plein cagnard (14h- 15h) on décide de prendre le ferry de 13h. Le
GPS indique 1h de route à pied comme à l'aller mais on prend notre marge car on sent que ça va être dur.
Une petite dernière avant de partir
A 11h15, on prend la route. On quitte la plage, et retrouvons notre route bitumée (ouf on a déjà presque fait 1 km). Une
voiture s'arrête et nous propose de nous ramener au port. Je pense que mes prières ont été exaucées. On saute sur l'occasion.
Le monsieur parle même un peu le français. On apprend donc qu'il travaille sur cette île à la forte saison mais qu'il vit à Athènes en fait.
J'avais emmené des spécialités du nord (bonbons) pour les donner lors de belles rencontres mais je n'en ai pas pris sur moi aujourd'hui, je suis déçue. Nous le remercions vivement.
Nous arrivons à 12h01 donc avons raté le ferry de midi. Mais la dame nous envoie de l'autre côté de la rue sur l'autre compagnie dont le ferry part à 12h30 (plutôt que d'attendre celui de 13h).
On paiera 1€ / adulte et rien pour les filles.
On serait bien rentré pour manger à la maison mais on n'a pas de cuisine. On retourne au restaurant de la plage.
Il est déjà 14h, on est dimanche c'est blindé de monde. Noir de monde. On attendra même un peu avant de pouvoir s'asseoir. Il n'y a que des familles, parfois avec des tablées de 15 -20 personnes. L'ambiance est chouette.
On commande une sorte d'entrée : croquette de fromage, tzatzíki et les crevettes frites à se partager. Les boissons arriveront vite mais le reste on attendra 45 min.
Une fois mangé, on souhaitait commander le reste : des souvlakis pour tout le monde. Mais le serveur nous dit que ce n'est plus possible il y a beaucoup trop de monde. Ou alors qu'on va attendre encore plus longtemps. Bon ben tant pis, on s'arrêtera là, ce sera mieux pour notre ligne.
On rentre, douche, jeux + repos et à 17h15 on reprend la route pour notre deuxième destination Monemvasia. Les images m'avaient vraiment donné envie j'ai donc hâte de découvrir ce lieu.
Un peu d'histoire:
Les premiers habitants
Les premières traces de peuplement remontent à plus 8000 ans. Monemvasia était alors connue sous le nom de Cape Minoa et était un port stratégique pour ceux qui reliaient le continent aux Cyclades et à la Crète, alors en plein développement.
En 375 avant J.-C., un tremblement de terre changea la configuration des lieux. La côte laconienne fut submergée par les eaux et plusieurs villes furent englouties. Quant au « rocher », la partie Ouest fut recouverte par la mer, le désolidarisant du continent et formant ainsi une île.
En 582/583 après J.-C., les laconiens construisirent les bases d’un village. Fuyant les incursions arabes et wisigothes, ils trouvèrent refuge sur cette côte inaccessible offrant une protection naturelle. C’est à cette époque que le premier pont fut construit pour relier le rocher de Monemvasia au continent.
Epoque byzantine
Durant la période byzantine, la ville renforça sa protection. Des remparts furent construits et la ville s’étendit dans sa partie basse proche de la mer. De part sa situation géographique, la ville était une place militaire idéale, mais également un centre religieux. Monemvasia grandit et se développa grâce à son activité navale et marchande.
En 1204, les francs conquirent l’empire byzantin. Durant 40 ans Monemvasia resta invaincue. Réalisant que le rocher n’était pas prenable, les francs firent le siège de celui-ci. Durant trois ans, les habitants résistèrent. Même à bout de force, ils réussirent à imposer les conditions de leur rémission : leur liberté et l’exemption de taxes et de service militaire dans l’armée conquérante.
Quand l’empire byzantin revint au pouvoir, Monemvassia retrouva toute sa place et sa grandeur. La ville, par un décret impérial, reçu un certain nombre de privilèges : l’exonération de taxes et droits de douanes mais aussi la liberté de mouvement des navires à travers l’empire. C’est ainsi que Monemvasia connu son apogée aux 13ème et 14ème siècles. A cette époque, la ville comptait 8000 habitants et 40 églises.
Invasions vénitiennes et turques
En 1463, Monemvasia fut la dernière place de l’empire byzantin à tomber. Elle fut alors occupée successivement par les Vénitiens (1463-1540 et 1690-1715) et les Turcs (1540-1690 et 1715-1821).
En 1821, elle fut encore la première forteresse à être libérée par les combattants de la guerre d’indépendance grecque. Après la libération, les combats entre les factions rivales pour contrôler la forteresse conduisit au déclin de la ville. Petit à petit, les habitants s’installèrent sur le continent à Gefira de l’autre côté du pont.
Aujourd’hui, très peu d’habitants résident à l’année à Monemvasia. Le site historique accueille de manière très réglementée, quelques commerces et surtout des hôtels, qui tous doivent respecter les normes architecturales des monuments historiques (matériaux, construction…).
J'avais lu qu'il ne valait mieux pas se garer trop proche on s'est garé juste avant le petit pont (après avoir fait quelques courses indispensables : eau et bière pour le match de ce soir).
On y arrive donc à pied (ça rajoute près d'1 km) mais faut voir le bon côté des choses, on a une belle vue. Mais on aurait largement pu se garer plus près il n'y avait pas grand monde. Bon on y arrive enfin.
Vue du début du pont
D’un peu plus près
La ville est plutôt sympa, c'est très joli ! On profite pour faire quelques achats souvenirs et offrir une bonne glace au caramel pour les filles.
On décide de monter voir les ruines plus en hauteur ainsi que l'église Sainte Sophie. On prend notre temps, la montée est plutôt rude et il fait encore chaud. On se perd aussi un peu mais on finit par y arriver.
P
endant la montée
Vue d’en haut
L’église Sainte Sophie
Des allemands font voler leur drone (ils vont avoir de belles images je pense). Constance ayant mal compris, elle nous disait qu'il y avait un trône qui volait ! On continue un peu notre balade en haut de Kastro puis on redescend.
Encore quelques images car c’est très beau
Le programme disait de retourner sur le continent en faisant le tour de l'île (côté pas ville). A savoir que toute la côte nord est assez abrupte mais accessible à pied. Mais il est déjà 19h30 et que le soleil se couche tôt. On ne prendra pas le risque de se retrouver dans la pénombre.
Sur la route je cherche un endroit où on pourrait prendre à emporter. Je trouve une taverne à 3 min de chez nous qui ne paie pas de mine mais bien noté. Ce fut une excellente idée. On commandera une pizza et un souvlaki porc + poulet pour les filles. La pizza était exceptionnelle !
On attend sagement 22h pour la finale de la coupe d'Europe. Les filles se sont endormies à la mi-temps, moi à la seconde et Nico pendant les prolongations !
La journée fut exceptionnelle. Elle rentre sans conteste dans mon top 3 des meilleures journées.
Promis juré je n'ai retouché aucune photo (même pas un peu le contraste)
Demain sera une journée de transition, plutôt cool, très agréable, avec de belles découvertes et rencontres. Mais je ne vous en dis pas plus.
