ΗΜΕΡΑ 3 Δευτέρα - La cuisse de Jupiter
Nous voici à l’aube du 3 jour (et non du millénaire

). Enfin l’aube… comment dire

? Il semblerait que ces vacances étaient vraiment nécessaires au repos de l’esprit et du corps (d’où le titre, vous me suivez ?

)
Aujourd’hui, on randonne (enfin tranquille hein

). Déjà, ça commence mal : selon les guides la rando dure entre 20 minutes et 1H30… y’a un problème avec Bison Futé

?
Direction
Afionas, « village pittoresque qui est resté inchangé dans le temps, célèbre pour le vin de l'oignon »
Le vin de l’oignon

…tout un programme !
Bon, désolée mais nous n’aurons pas l’occasion de le goûter : on était pressé, on avait une rando, on n’a pas trouvé le magasin (bon en fait, je le sens pas trop moi ce vin, alors on n’a pas cherché plus loin…

).
On arrive au village,
Voyant de la lumière,
Nous voilà rassuré
Dans une petite maison
On entre sans frapper,
Et pour se réchauffer,
Ah non je m’égare, on veut un café

.
Et puis comme on n’a pas de pique-nique, il nous faut de quoi nous sustenter après la longue marche prévue

.
Forts de notre expérience de la veille, nous briefons rapidement nos amis sur les plats à choisir.
En fait, il suffit de connaître 4 mots : tsatsiki, souvlaki, gyros et insalata et le repas est prêt

.
Le monsieur parle en anglais et en gesticulant (zeugma)
Note de l’auteur : Zeugma
n.m. (mot grec signifiant réunion). Procédé tordu qui consiste à rattacher grammaticalement deux ou plusieurs noms à un adjectif ou à un verbe qui, logiquement, ne se rapporte qu'à l'un des noms. Suis-je claire

?
Exemples de zeugma : « Prenant son courage à deux mains et sa Winchester dans l'autre, John Kennedy se tira une balle dans la bouche » (RICHARD NIXON, J'ai tout vu, j'y étais)
Plus périlleux, le double zeugma : « Après avoir sauté sa belle-sœur et le repas du mini, le Petit Prince reprit enfin ses esprits et une banane » (SAINT-EXUPERY, Ça creuse).
Issu des fameux textes de P. DESPROGES
Bien, après mimes et compagnie, nous sommes à jour de la commande et prenons un petit café. Oui, le café c’est aussi pour patienter car pendant les 15 minutes de Time’s Up avec le gérant, nous comprenons que c’est pas pour tout de suite, tout de suite…
Ma fois, la vue est belle

.
Georges Moustaki

revient avec le panier des saveurs qu’il nous a amoureusement concocté et nous voilà partis pour… 20 minutes de marche

(euh chéri, le guide 3eme âge la prochaine fois tu le laisse au Bison

)
Et c’est drôlement chouette à l’arrivée.
Nous décidons d’un commun accord après vote à bulletins secrets que la première partie de la journée (qui est au demeurant fort entamée puisque nous arrivons au zénith

) serait dédiée à la plage droite tandis que la seconde partie de la journée se passerait sur celle de gauche. Reste à déterminer le temps de la première partie et celui de la deuxième…

Re-vote à bulletins secrets et majorité écrasante pour le « On verra, on change quand on en a marre »

.
Bien, une fois les décisions prises, on étale les serviettes et à l’eau, non mais à l’eau quoi !
A droite
Au bout de quelques heures et le ventre bien rempli, nous permutons donc. C’est tout aussi beau et l’eau est un poil plus chaude.
A gauche

En haut, en bas, ces soirées là ...oops non non j'arrête
Vers 17h, nous prenons le chemin du retour. Ca grimpe sec mais ¾ d’heure nous suffisent.
Nos chemins se séparent alors car nous (enfin je

) avons décidé d’aller au Canal d’Amour, situé un peu plus au Nord.
La légende dit que si deux amoureux traversent le canal d’amour à la nage, ils verront leur amour durer toute leur vie … (et que s’appelerio Quézac, ah non c’est pas cette légende

).
Nous y voilà :
Endroit du décor
L’envers du décor, c’est un
hôtel qui en son temps a dû être superbe mais qui tombe en ruine, on marche au milieu d’un tas de matériels cassés et autres…je ne pense pas qu’ils seront prêts pour la saison estivale…
Regardez le poteau sur la droite
C’est ce contraste qu’on a pu noter sur l’île : de belles, plages, de beaux établissement et comme on dit chez nous des estrasses à côté. Le Ying et le yang grec

.
Nous reprenons la route pour rejoindre notre écothèque

(contraction de éco :maison et thèque: boîte).
Par contre, aujourd’hui, c’est sûr, il nous faut un supermarché !
Là aussi, quel beau moment…Déjà retrouver les produits : le lait c’est fait, le pain, OK.
Ah, la miss souhaite avoir son tsatsiki à chaque repas. OK cherchons the famous « Yaourt à la grecque ».
Et bien mes pov’zamis, comme dirait l’autre, peau d’zob, rien. Pas moyen de trouver ce fameux ingrédient.
L’Homme, comme à son habitude (baby baby hit me one more time), me propose d’interroger l’Aliagas du coin. Ah oui, mais lui non plus ne pite pas un caramel en anglais (punaise y’a que les femmes de cette île qui anglicisent ?). Bon je mime tsatsiki, ça marche, il m’amène au rayon traiteur. Non pas bon, mimons maintenant « Moi faire tsatski avec concombre et yaourt ». Le premier qui dit que concombre c’est facile, il va le sentir passer le concombre…
Défi réussi

, je récupère le concombre et le fameux yaourt qui n’est pas un yaourt mais un subtil mélange de lait pasteurisé, graisse, épaississant… en fait le yaourt grec n’existe pas en Grèce…
Emballées c’est pesé, les courses sont faites.
Ce soir, repas sur la terrasse et Qwirkle en famille

!