C'est difficile de tenir le rythme quand on est encore en vacances. Donc là, j'ai deux jours de retard
Alors ce post va retracer les 8ème, 9ème et 10ème jours de notre voyage en Indonésie.
Jour 8 - Pemuteran - Ubud
Pas toujours facile de quitter le paradis !
Notre chauffeur venant nous chercher à 11 heures, nous décidons de nous lever tôt pour profiter au mieux de l'excellent buffet de petit-déjeuner, puis de la piscine.
Pour aller de Pemuteran à Ubud, il faut presque traverser toute l'île de Bali : cela nous prendra 3 heures, d'autant plus qu'un très fort orage tropical nous ralentira.
Notre chauffeur nous expliquera que la grande mode, à Bali, dès qu'il y a une jolie vue, c'est d'y mettre de grandes balançoires, ou des nids géants et de vendre l'accès à ces endroits pour quelques roupies. En voilà un exemple, au-dessus du lac Buyan, le deuxième plus grand de Bali !
Arrivé à notre
hôtel à Ubud, l'
hôtel Radha Phala, assez agréable, nous disons au revoir à notre chauffeur ; de fait, il est en vacances à partir du lendemain aussi est-ce un autre chauffeur qui nous amènera à l'aéroport après 3 jours passés à Ubud.
Après un peu de repos pris dans notre chambre, un taxi nous amène à notre première visite à Ubud, le Sanctuaire Sacré de la Forêt des Singes,
Mandala Suci Wenara Wana en Indonésien.
A Ubud, c'est un peu un incontournable. Une forêt où 5 groupes de singes avec au total plus de 500 macaques crabiers (
Macara fascicularis) évoluent librement, autour de trois temples.
Ces singes ne sont pas méchants mais peuvent être agressifs s'ils sont effrayés, aussi les consignes de sécurité sont bien visibles partout.
La forêt est très agréable, avec des arbres magnifiques et les temples sont également très esthétiques. On se croirait un peu dans la tribu du roi Louis dans le Livre de la Jungle !
Qu'est-ce que t'as, toi ? Tu veux ma photo ?
Comme dans le Livre de la Jungle
Les singes étant libres, ils ne se cantonnent pas à la forêt et ont pris l'habitude de vagabonder à proximité, d'où l'intérêt de ce panneau sur les routes environnantes :
Nous remontons ensuite Monkey Forest Road, une rue très commerçante, jusqu'au centre ville d'Ubud et au marché. Marché qui est surtout un gigantesque attrape-touriste, où il faut vraiment beaucoup négocier.
Nous terminons la journée par un dîner dans un restau très sympa appelé Mingle, sur Dewisita Street.
Jour 9 - Ubud
Ce matin, réveil à 6h30. A 7h30, l'agence
Bali Eco Cycling vient nous chercher pour une grande balade en vélo.
Tout d'abord, notre chauffeur et notre accompagnateur nous amènent à Kintamani, plus au nord, au bord de la gigantesque caldera du volcan Batur.
Wikipedia :
Ce volcan est constitué d'une vaste caldeira dont le rebord culmine au mont Abang à 2 152 mètres d'altitude. L'intérieur de la dépression, dont le fond est occupé au sud-est par le lac Batur, le plus grand lac de Bali, comporte plusieurs cônes volcaniques dont le mont Batur en lui-même qui s'élève à 1 717 mètres d'altitude.
Le paysage est splendide, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous.
Nous allons ensuite enfourcher nos VTT pour débuter notre balade en vélo qui devrait durer entre deux et trois heures, entrecoupées de différentes visites.
La première visite se fait dans une maison balinaise villageoise typique, habitée par trois familles. Ici, ils sont spécialisés dans la culture du bambou et la fabrication, à partir de cette plante, de boites ou de panneaux muraux pour les habitations. Comme cela ne leur rapporte que 80000 roupies (5 €) par jour, ils ont aussi une centaine de ruches pour fabriquer du miel, culture plus rentable.
L'une des filles de la maison - notre hôte a 4 filles - montre à Charlotte comment tresser le bambou :

Le bambou, une fois récolté, est découpé en lamelles qui sèchent en trois jours sur le sol de la cour de la maison :
Nous visitons également l'une des cuisines - chaque femme a sa propre cuisine, "pour éviter qu'elles ne passent leur temps à bavarder entre elles" dixit le guide
C'est en entrant dans cette cuisine qu'on peut apprécier à sa juste mesure le très fort dénuement dans lequel vivent ces villageois :
Le miel récolté ici vient de toutes petites abeilles noires, plus petites que des mouches et est très acidulé. Les ruches sont toutes petites :
Essaim d'abeilles noires

Ils ont néanmoins aussi des ruches pour abeilles "normales", produisant un miel qui nous est plus familier :
Essaim d'abeilles "normales"

On voit bien que cette famille n'a que très peu de moyens pour vivre, aussi est-ce de bon cœur que nous leur achèterons deux pots de miel.
Malheureusement, pendant notre arrêt ici, il s'est mis à pleuvoir, et notre visite se termine sous un véritable déluge tropical. Il n'est pas possible dans de telles conditions de reprendre les vélos, et, la mort dans l'âme, nous devons tirer un trait sur la suite de la balade, après seulement 15 minutes de vélo. C'est l'un des risques à venir à Bali pendant la saison des pluies.
D'un autre côté, c'est ce qui donne à la nature ces verts si photogéniques :
Revenus à notre
hôtel, nous patientons quelques heures que la pluie s'arrête. Heureusement, c'est le cas en fin d'après-midi. Nous retournons alors au centre-ville d'Ubud en taxi, pour aller regarder un spectacle de Kecak dans un des temples de la ville :

A nouveau, Wikipedia :
Le Kecak (prononcé "Ketchak") est un chœur de percussions vocales balinais accompagnant originellement des transes lors de rituels. Sous le regard d'artistes occidentaux tels que Walter Spies dans les années 1930 ou plus récemment Maurice Béjart, une forme spectaculaire non rituelle a été créée, incorporant des textes du Ramayana, un des écrits fondamentaux de l’hindouisme et de la civilisation indienne.
Un chœur d'une centaine d'hommes raconte l'épisode où les singes aident le prince Rāma à battre le démon Ravana pour récupérer sa femme Sītā kidnappée par Ravana. Pour cela ils chantent de manière ininterrompue le distinctif "chak-a-chak-a-chak" et font des mouvements synchronisés autour des différents protagonistes de l'histoire qui interviennent au centre, entourés par le chœur. L'apogée de l'accompagnement qui va crescendo coïncide avec la victoire lors du combat.
Ce spectacle est atypique car dépourvu d'accompagnement instrumental, en l'occurrence le traditionnel gamelan à Bali. La pulsation est assurée par un des chanteurs du chœur. Le Kecak se fait assis par terre en rond avec un chef en plein milieu."
Ce spectacle est très impressionnant et les chanteurs dégagent une énergie sonore terrible.
A la fin du spectacle, un monticule de noix de coco est embrasé pour produire des braises et un des acteurs, représentant un coq, vient marcher longuement sur les braises incandescentes, apparemment sans se brûler :
Pendant ce temps, les autres acteurs continuent leur mélopée sonore :
Pour vous donner une idée du Kecak (d'ailleurs filmé dans le même temple :
Jour 10 - Ubud
Pour notre dernier jour complet à Ubud, nous allons parcourir la ville de long en large.
Nous commençons par Ubud Palace, l'ancien palais royal de la ville. Aujourd'hui, dans les préaux couverts de la grande cour du palais, les maîtres de dance traditionnelle apprennent aux jeunes enfants à danser. Les chorégraphies sont très précises et rigoureuses, et certains enfants sont exceptionnellement doués.
Le palais est très joli, très décoré, avec d'innombrables statues.
Nous poursuivons, un peu plus loin sur la même rue centrale d'Ubud, par le temple de Saraswati, joliment mis en valeur par deux bassins couverts de lotus.
A peine 100 mètres plus loin, juste avant le musée Puri Lukisan (que nous n'avons pas visité), part un étroit sentier qu'on dirait mener vers des habitations privées, mais qui en fait permet, après 100 mètres, de se retrouver sur un très joli chemin dominant de chaque côté des rizières (et vous savez maintenant combien j'aime les rizières

) :

Nous observerons un bon moment le travail de cet homme, en train de labourer son champ, poursuivi par une volée d'oiseaux !
Toujours plus loin sur la même rue principale, mais aux limites de la ville, nous prenons alors le "Campuhan ridge walk", très joli sentier sur une crête entre deux rivières :
On y croise de curieuses bestioles :
Le sentier n'est pas difficile, mais il fait une chaleur de dingue, aussi après 1 km, nous faisons demi-tour, pour revenir vers la ville et nous réfugier dans un agréable bar où de vieux ventilateurs nous fournissent une agréable fraîcheur.
Après y avoir déjeuné, nous nous offrons une heure de massage balinais tous les trois.
Nous finissons la journée par une nouvelle séance de shopping dans les agréables rues commerçantes d'Ubud et nous dévorons une glace chez Frozen Yogi, endroit sympa où on dispose du wifi gratuit, comme ils le disent si bien :

C'est quand même malheureusement très vrai !
A suivre...