J16 – mardi 25/04/2023 Death Valley > Barstow
209 miles (336km) – 3h30 estimés
Photo du coucher de soleil sur notre camp !
Peu après minuit nous sommes quasi tous réveillés.
Le vent s’est levé ça souffle très fort.
La tente n’ayant pas de toile vu la chaleur, et le vent est très sec, on bouffe de la poussière. D’ailleurs heureusement que nous n’avions pas mis la toile car vu la force du vent je crois qu’elle n’aurait pas tenu.
M. qui n’est toujours pas couché nous fait remarquer les rats-kangourous ! Je ne sais pas si on peut vraiment les appeler comme ça mais clairement ils sont semblables à des rats, avec une longue queue, mignon comme une souris mais qui fait des bons comme un kangourou pour se déplacer ! On les observe, peu farouches tenter de venir ramasser les miettes qu’on a pu laisser lors de notre diner.
On s’est finalement rendormis jusqu’à 7h. Le vent est toujours extrêmement fort, impossible de petit-déjeuner dehors.
Vers 8h je vois le Ranger arriver en vélo du camp d’à côté.
Je le vois regarder le poteau de nos voisins. D’un coup je percute que je n’ai pas mis le ticket sur le poteau mais que je l’ai laissé sur notre tableau de bord.
Je vais donc à sa rencontre le lui expliquer.
Il me parle mais je ne comprends rien à ce qu’il me dit.
Il finit par me montrer le poteau. Je regarde et réalise avec horreur qu’on s’est installé sur un emplacement de groupe.
Il me montre le tarif indiqué à coté : 60$
Je m’excuse, je lui explique que nous sommes arrivés tard, qu’il n’y avait personne et que tout bêtement on a juste pris un emplacement avec de l’ombre.
Il n’en a rien à faire, clairement, il me remet un feuillet jaune en me disant qu’il faudra passer le voir à son bureau pour nous acquitter de la différence.
Déjà qu’après avoir payé 16$ je trouvais ça horriblement cher pour de la terre battue, sans douche, forcément aussi sans eau chaude, sans ombre, mais payer 60$ je suis dépitée.
Il me demande aussi de déplacer notre
voiture, qu’elle doit être sur la route et pas sur le camp. Je ne comprends pas sa demande mais je m’exécute (et on bloque la moitié de la route, heureusement qu’il n’y a personne…).
Fatiguée de cette nuit chaotique et d’avoir eu quelqu’un de si obtus je commence à remballer toutes nos affaires, clairement j’ai envie de partir.
Je réveille les garçons, on s’affaire à remballer mais le vent et la poussière ne nous aide pas. Une fois encore on jettera plus ou moins tout en vrac dans le coffre.
Quand j’arrive à son bureau tout est fermé. Seul son vélo est dehors.
Le petit démon voudrait qu’on trace notre route, mais j’ai encore l’espoir fou de me dire qu’il va voir qu’on est honnête, me refaire la leçon et nous laisser filer.
Je toque. Il est totalement débraillé et abasourdi de me voir (heuu il fou quoi dans sa cabine ??) Il n’a l’air de même pas se souvenir du pourquoi je suis là.
Je lui montre son papier/pv il me dit qu’il n’ouvre qu’à 9h (il est 8h40). Je lui indique que nous souhaitons partir, il me demande de patienter 10min. Il reclaque la porte et j’attends devant.
Au bout de 15, il m’a toujours pas réouvert la porte.
Je retoque. Il me dit 5min.
Il finira par m’ouvrir à 9h. J’ai trouvé le seul fonctionnaire des USA ou quoi ?
Flegme il me demande ma CB.
Je lui explique que je trouve la sanction très dure, je répète mon speech sur l’arrivée tardive, les enfants, la chaleur, seul emplacement avec un peu d’ombre. Il n’en a rien à cirer et me rebalourde le plan du
camping sous les yeux.
Devant mon insistance il me dira que je peux toujours faire une récla. Et bien oui ! je veux !
Il me donnera un formulaire, j’y couche mes mots surement pleins de fautes de grammaire. Tant pis.
J’ai, je l’avoue, des larmes de rage quand je remonte en
voiture.
Nous repartons dans un silence de mort.
Il m’a plombé ma journée.
Peut-être qu’on aurait pu partir sans rien dire, peut-être pas, à l’entrée ya des caméras, impossible de savoir s’il avait relevé notre plaque. Bref.
On roule jusqu’à
Badwater point. Clairement le cœur n’y est pas.
La route pour rejoindre ce point est semblable à un paysage lunaire. Rien à perte de vue, de gros rochers noirs et du sel, beaucoup de sel.
Toute la journée je vais ruminer ce mec vraiment pas cool.
Je ne garde d’ailleurs pas de bons souvenirs de la
Death Valley…. Dommage.
En partant de
Badwater je me plante dans la direction. On capte peu je fais avec le
GPS j’aurai mieux fait de prendre ma carte Michelin (que j’ai pourtant dans le vide poche !). Je voulais passer par Stovepipe,
Ridgecrest,
Bakersfield…
Bref on se rallonge mais surtout on traverse le parc sans croiser personne pendant des plombes.
Ya rien, c’est juste horrible.
Juste du vent qui balaie le sable sur le bitume désertique.
Manquait plus que la musique de Western et des indiens arrivant au galop :d
Pour m’achever dans cette journée on abandonne l’idée de rallier
San Francisco. C’est la déception. La troupe veut terminer le voyage à L.A. Ils trouvent que notre début sous le ciel gris c’était trop dommage, ils ont l’appel de
Venice Beach. La négociation est impossible, c’est quasi 9h de route pour monter à S.F depuis Badwater, 5h pour L.A. Impossible de négocier, rallier S.F nous prendrait 2 jours, revenir sur L.A par le bout de la Highway 1 (avec le détour pour éviter la partie effondrée) tout autant. Une nouvelle fois la déception est énorme.
2h après notre départ, et en ayant croisé de mémoire que 2 véhicules, nous arrivons à
Baker.
On fait une pause à 12h chez
Arby’s pour déjeuner (29,84 $ à 4), leurs sandwichs sont un peu bizarre, dedans ce n’est que de la viande de je ne sais pas quoi, en tranches fines, mais genre ils mettent beaucoup de tranche ! On trouve ça très sec, on rajoutera tout plein de ketchup. C’était vraiment très bof, comme cette journée !
Le vent est toujours extrêmement fort. Les portières manquent de se retourner.
Il fait chaud, 32°, ce vent est très sec.
A
Baker une énorme tour indique la température, c’est impressionnant. A l’heure où je rédige ce carnet j’apprends qu’elle fait 41 mètres et va jusqu’à 57° (record enregistré en 1913) !
On reprend la route pour atteindre la ville de
Barstow.
On se dit qu’il faudrait qu’on campe, d’autant plus si les 3 prochaines nuits sont à L.A
Tout est arride, quasi pas d’arbres, plein soleil.
On trouve un campground gratuit, mais il est plein. Personne en tente, et pas un brin d’ombre.
On tente ses alentours en empruntant des pistes sableuses mais aucun endroit un peu abrité (que ce soit du vent ou du soleil).
Je suis toujours d’humeur maussade, quelle journée de m****
On finit dans un
motel. J’en prends un avec piscine, il est tôt, il fait chaud, ça occupera les enfants.
Quand on y arrive je suis encore plus maussade ! c’est moche, ça donne pas envie, la piscine est cernée par le parking…
On fait le check-in, je prends la douche et je me cale devant un film.
M. gèrera la piscine, moi clairement cette journée faut plus compter sur moi !
Ils ne resteront pas longtemps à la piscine, visiblement l’eau est froide. Ils y étaient seuls.
M. part chercher à manger, de notre côté on squatte la télé.
Il revient un peu plus tard, il a pris du poulet pané chez Walmart dans leur rayon traiteur. Il est encore tout chaud. Il m’a ramené une salade, type salade césar. Ya 3 feuilles de salade mais c’est pas grave je suis bien contente de manger de la verdure !
Tout le monde au lit, demain est une nouvelle journée.