Jour 20 : Jeudi 25/04 - Part 2
Une fois sortis, on rentre dans Waze notre étape suivante, le New Mexico
Route 66 Museum à Tucumcari.
Waze nous met une heure d’arrivée à 13h58. Mais Waze nous indique via Google que la fermeture du musée est à 14h00 !
What ?!
J’avais raté cette info. Quel musée ferme à cette heure-là ??
On part dar dar pour essayer d’arriver juste avant la fermeture.

On y croit on y croit !

On se précipite hors de la
voiture à l’heure indiquée par Waze pour foncer avant la fermeture.
Précipitation inutile. La personne au guichet n’a absolument pas l’air d’être sur le départ.
Les horaires de Google n'étaient absolument pas à jour.

On a beaucoup moins apprécié ce musée-là qui faisait doublon avec celui de Santa Rosa. Seules les vieilles Ford et Buick centenaires valaient le coup.
En revanche il y avait pas mal de reliques autres que les voitures dans le musée.

On a le temps de photographier l’extérieur à la sortie.

On visite ensuite le centre de Tucumcari qu’on divise en 3 étapes, histoire de ne pas faire trop de sauts de puces en
voiture.
On visite d’abord la partie ouest de l’avenue principale.
On commence avec l’ancienne station Magnolia.

Il y a également pas mal de vestiges de vieux cafés ou
motels complètement laissés à l’abandon.

Il y a aussi pas mal de murals dans le coin.

Celui représentant le nom de la ville est superbe et se fond presque dans le décor autour de lui.

Mon frère est en retrait quand on passe à côté du magasin de cannabis quand une
voiture se gare juste devant le magasin et que deux types en sortent l’interpellant, et l’attirant vers la boutique où ils rentrent un instant.
On se dit de loin qu’ils sont en train d’essayer de lui vendre de l’herbe ou autre chose, mais ressortent 30 secondes plus tard avec des plans de la ville avec les points d’intérêts inscrits dessus.
Ils étaient tous contents de voir des touristes dans leur ville.

Le mural de la Legendary Road est magnifique, en plus d’être immense.

On reprend ensuite la
voiture pour aller dans la partie nord de la ville où de nombreux murals se trouvent ainsi que de vieux cinémas.

On n’a pas trop aimé la partie nord.
Le vent s’est bien levé comme l’annonçait la météo ce matin avec de sacrées rafales.
Un objet métallique a volé à 2m de nous quand on est revenus dans la partie est de l’avenue principale.
On commence par le restaurant La Cita et la boutique Tee Pee Curios.

Le squelette sur son char nous a bien fait rire.

Beaucoup de
motels dans cette partie. Certains désaffectés, d’autres retapés et toujours en service.

Un écriteau mentionnait que Clint Eastwood avait dormi dans ce
motel. Il y a fort fort longtemps.

Cette partie-là est clairement la plus belle, les
motels sont très joliment retapés, avec en point d’orgue le Blue Swallow
motel.

Le Safari
motel est très bien refait de l’extérieur, avec un espace feu de camp entouré de vieux sièges. Ça doit être sympa les nuits.

Il est déjà 16h00, et on ne peut pas visiter le bout de l’avenue par manque de temps. On a encore des choses à voir ailleurs.
On est resté près de 2h à Tucumcari, sans avoir tout vu.
Mais ce n’est clairement pas une ville où j’aimerai vivre… Comme d’autres villes qu’on traversera sur la
Route 66, on est vraiment dans le dessin animé Cars avec ces villes fantômes où sinistrées et laissées à l’abandon pour une grande partie.

On fait un arrêt express 40 miles plus loin à Glenrio, à la frontière Nouveau-Mexique - Texas.

On ne peut pas vraiment parler de ville. Il n’y a plus que 2 bâtiments encore debout.
Mais on peut parfaitement visualiser la frontière entre les deux Etats où l’aspect de la route est complètement différent d’un État à l’autre.

Nous voilà de retour au Texas, où on perd une heure en changeant de fuseau horaire.
On est un peu en contre-la-montre car j’avais réservé une table pour 19h30 au Big Texan Ranch, et ce changement d’heure nous force à accélérer l’allure.
On a changé de décor avec des grandes plaines immenses. Et avec une quantité d’éoliennes impressionnante.

Notre prochain arrêt est la ville d’Adrian, où se situe MidPoint, le point médian de la
Route 66 entre
Chicago et
Santa Monica.

Ça fait bizarre de se dire qu’à partir de là, on est plus proche du lac Michigan que du Pacifique.

On fait un autre arrêt 100m plus loin au Bent Door Cafe, une ancienne station-service désaffectée.
On ne sait pas de quand date la dernière mise à jour, mais les prix de l’essence laissent rêveur…

Un distributeur de Coca qui doit être bien plus vieux que nous, trône sur la devanture du Cafe.

On fait un nouveau saut de puce en direction de Vega.

Pauvres vaches, si elles savaient lire…

On arrive à Vega à 18h45 à la Magnolia Service Station.

Un énorme mural de la
Route 66 se trouve 100m au nord sur la même rue.
On s’est pas mal fait klaxonnés. On dirait qu’ils voient rarement des touristes dans le coin.

On devait faire un dernier arrêt au Cadillac Ranch, mais on n’a plus le temps. On y fera un détour le lendemain matin.
On file plein Est en direction d’Amarillo, dans des plaines encore plus plates et immenses que ce qu’on avait traversé dans le bassin permien entre
Big Bend et Carlsbad.
C’est impressionnant ! Si cette partie nord du Texas était un pays indépendant, on pourrait l’appeler le Plat Pays (je rigole les belges).
On y verra un nombre incroyable d’éoliennes entre ce soir et le lendemain matin.

On passera à côté d’un élevage en plein air avec un nombre impressionnant de vaches dans des enclos.
Mais celles-ci sont loin de paître en liberté comme celles croisées sous le panneau de pub 30 minutes plus tôt.
Elles sont littéralement les unes sur les autres.
Peut-être la dernière étape avant l’abattoir ?

On aperçoit au loin le Cadillac Ranch depuis l’autoroute.

On arrive juste après à Amarillo.

On traverse Amarillo pour arriver à notre destination finale de la journée : le Big Texas Ranch.
Un complexe qui fait Steakhouse, brasserie et
hôtel.
On dormira là ce soir.

Il est 19h40 et j’espère qu’il n’est pas trop tard.
Une chose m’avait surpris durant cet après-midi.
Excepté au musée automobile à Santa Rosa où on était une bonne dizaine à le visiter, on a dû croiser à peine 2 touristes à Tucumcari au musée, et ensuite plus personne jusqu’à notre arrivée à Amarillo. On était absolument seuls dans la grande rue de Tucumcari, à Midpoint ou Vega.
Je m’attendais à plus de monde que ça…
Mais ici, il y a un monde fou !
On se présente à l’accueil et leur dit qu’on a une réservation. Je donne mon nom à l’hôtesse, mais elle ne me trouve pas.
Elle me demande si j’ai bien confirmé ma réservation hier.
Une confirmation à faire hier ?
De quoi elle me parle ?
Elle me montre l’écran et me dit que la confirmation est partie au numéro de téléphone affiché sur l’écran et que je devais répondre au texto.
Et là je comprends. C’est bien mon numéro qui est marqué sur l’écran.
Sauf que j’ai enlevé ma carte SIM depuis notre départ de Roissy pour mettre une carte SIM prépayée de T-
Mobile.
Je n’avais donc jamais vu ce SMS.
J’avais également reçu un mail, mais il avait atterri dans mes spams, noyé au milieu des autres (je ne sais pas qui avait revendu mon adresse mail, mais je me faisais assiégé de dizaines de spams depuis 5 jours).
N’ayant donc plus de réservation, on nous donne un bipeur et on nous bipera quand une table se libèrera.
C’était bien la peine de se presser et sauter notre dernier arrêt.
Au final, ça passe assez vite. Un timing parfait. Ça s’est mis à sonner quand on est sorti de la boutique souvenirs avec nos emplettes, et le temps d’admirer le fameux steak de 2kg dans la glace, avec toutes ses garnitures.
J’avais posé un billet pour avoir une idée de la taille du bestiau, qu’on peut manger gratuitement si on arrive à la finir en moins d’une heure.

La salle est immense.

On nous installe à une table juste à côté des fourneaux et d’une table sur une estrade avec 6 minuteurs accrochés au-dessus.
C’est là que sont « exposés » les dingos qui tentent d’avaler le steak de 2kgs en moins d’une heure.

N’ayant pas envie d’être malades alors qu’on reprend l’
avion dans 48h, on restera sur des bières, et des plats traditionnels.

La viande était excellente !

Même si on soupçonne que ce qu’on mange devait se trouver dans l’élevage ignoble vu 1h plus tôt…
On voit une personne s’installer à la table centrale pour relever le défi.
Je me lève et jette un œil au grill et en effet, une pièce de viande attire plus l’attention que les autres par sa taille.

Le type est acclamé par la salle lorsque le compte à rebours se déclenche.
Un autre a tenté sa chance une demi-heure plus tard.
On a pu prendre la mesure de la pièce de viande devant lui.
Ça doit être plus grand qu’un estomac !
Faut être dingue.

Quand on quitte le resto, il devait rester 15 ou 20 minutes au premier type qui s’était installé. Il n’était même pas à la moitié du steak comparé à celui qui venait de s’installer et on peut supposer sans se tromper qu’il n’a pas dû finir dans le temps imparti.
On a l’illustration parfaite d’avoir les yeux plus gros que le ventre.

Avant de partir, on se rappelle qu’on a des cadavres de bouteilles dans le coffre de la
voiture à se débarrasser.
On se dit que dans une brasserie, ils doivent bien avoir une benne à verre quelque part.
On va au bar et mon frère demande au barman où se trouve une benne à verre.
Le barman a buggé pendant 3 secondes en se demandant de quoi on lui parlait, puis il a percuté.
« Ah non, on ne fait pas ça dans cette ville ».
What ???!!!
Déjà qu’on avait du mal à concevoir dans les petites villes avec leur absence de recyclage, mais Amarillo, c’est 200 000 habitants ! C’est dingue !
En France, j’ai toujours connu les bennes à verre depuis tout petit. Et ici ils ne recyclent même pas le verre en 2024 ???
On finira par jeter les 6 bouteilles en verre dans une poubelle le lendemain…

On jette un œil à la piscine du complexe, qui a la forme de la carte du Texas.
Mais elle est encore bâchée à cette époque de l’année.

On dormira dans l’
hôtel juste à côté.
La réservation sur leur site internet se faisait via
Expedia. C’était la première fois que je passais par eux.
Nickel. J’avais reçu par mail le numéro de chambre et le digicode pour entrer.
En réalité la chambre de 3 lits étaient 2 chambres avec une porte concomitante.
Les chambres étaient géniales. Spacieuses, lits grands et confortables, un bar, des décors de cowboys, et des volets ne laissant pas passer la lumière extérieure.
Meilleur
hôtel du séjour pour ma part.
Le bilan de la journée était plutôt bon.
Notre pèlerinage Breaking Bad était à peu près réussi.
On a vu de superbes voitures dans les musées.
On a réussi à voir à peu près tout ce que je voulais sur la
Route 66 sur cette journée.
J’ai même mieux préféré cette portion que je trouve plus authentique, qu’à Seligman qu’on avait fait en 2019 et que je qualifiais d’attrape-touristes.
Mais les autres commençaient à saturer un peu à la fin de la journée de s’arrêter tous les 1/4h devant une vieille station service.
J’avais peur que le Big Texan Ranch soit une usine à touristes et j’avais lu pas mal de critiques plutôt négatives sur le lieu et la qualité de la nourriture.
Autant que ce soit une usine à touristes, c’est sûr que ça brasse du monde. Mais la qualité de la viande est excellente.
Demain sera notre dernière journée complète aux États-Unis avec une dernière portion de la
Route 66 jusqu’aux portes de l’Oklahoma, avant notre retour à Fort Worth.