Les monstres d’acier
Réveil en douceur à Montréal. Tout le monde a survécu à la première nuit. On se retrouve au rez-de-chaussée pour le petit-déjeuner compris dans le prix (mon côté suisse apprécie toujours). Au menu : l’armada classique du Nord, avec gaufres, pancakes et toasts à foison. Ce n'est pas de la haute gastronomie, mais ça remplit les estomacs avant la mission du jour.


On boucle les sacs et on appelle les Uber. Si pour nous, c'est rapide, pour la Team B (les amis à 5), c'est une autre paire de manches. On finit par tous se retrouver chez le loueur Canadream en périphérie de la ville après une heure de route.


Le loueur est génial. Comme aux USA, il y a une zone "partage" où les voyageurs qui terminent leur périple laissent leurs surplus. On s'est jetés dessus comme des pirates : condiments, bois pour le feu, petit BBQ, papier toilette, table pliante... On a raflé tout le nécessaire de survie !
Puis, on découvre nos monstres : les RV. C'est le luxe ! L’agencement est top, avec des "slides" (les parois qui coulissent vers l’extérieur) pour transformer l'intérieur en salon de bal une fois stationnés. Les parents ont leur chambre individuelle (victoire !) et les enfants héritent d'un double lit dans la capucine, ce qu'ils acceptent avec un enthousiasme non dissimulé. 11h00 : les moteurs grondent, on décolle.





Pour rester organisés, on dégaine les talkies-walkies. C’est le top pour se coordonner sans exploser son forfait Mobile. Premier arrêt : le Walmart.
Là, on applique une division du travail quasi militaire :
Les hommes : Matériel, viande et boissons (le vital).
Les femmes : Tout le reste de la nourriture.
Pour moi qui ai une sainte horreur des méga-magasins, ces deux heures sont un véritable calvaire. Je joue les adjudants-chefs pour presser le mouvement. Une fois les courses rangées dans les placards du RV, on s'offre un dernier repas "gras" dans un fast-food local pour se donner du courage.

Deux heures de route plus tard, nous arrivons au KOA de Mallorytown. L'accueil est typique : la gérante, adorable, se demande bien ce que des Suisses ont perdu dans son coin de pays. On lui résume notre épopée pendant que les enfants, en mode commando, ont déjà enfilé leurs maillots de bain.


Pendant que les papas s'attaquent au rituel des branchements (eau, électricité, égouts, le glamour du camping), les enfants transforment la piscine en zone de guerre acoustique. On installe les deux RV l'un à côté de l'autre. Ça y est. On y est.



La table est sortie, les enfants s'épuisent sur le jumping pillow ou sur le terrain de foot, pendant que les ados s'installent sur les balançoires pour refaire le monde et médire sur leurs parents.

Chez les adultes, c'est l'heure sacrée : l'apéro ! JL prépare un feu dans notre BBQ de récup'. On trinque à ce voyage qui s'annonce épique. Ce soir, on casse le cycle de la malbouffe : poulet, pâtes et salade de tomates. Un luxe de fraîcheur sous le premier coucher de soleil du séjour.






Pour finir en beauté, les enfants découvrent les S'mores. Un pic de glycémie plus tard, à 22h, tout le monde sombre dans les bras de Morphée. Le décalage horaire a gagné la bataille, mais on est enfin "à la maison" dans nos camping-cars.


















































