Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

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terrannova
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par terrannova »

j'ai bien les images ! et je me régale de ce carnet, vite, la suite !
kristel
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par kristel »

:coucou:
moi aussi j'ai les images, et ce carnet est super très vivant et très agréable à lire
Très belle rando et quel chance d'avoir aperçu les ours :oui:
on attend la suite...
:clap: :clap:
Kiki9955
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par Kiki9955 »

Chouette carnet, amusant à lire.

Et ça me rappelle des souvenirs. J'ai eu la chance aussi de voir un ours à Yosemite. C'était en juillet mais la route était encore fermée deux semaines environ avant notre passage, à cause de la neige, ce qui fait qu'il y avait plus d'eau dans les chutes.
Hâte de lire la suite. :coucou:
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Pellok1
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par Pellok1 »

Sympa le sequoïa! Super d'avoir puben trouver un malgrès la fermeture partielle du parc.
Pour le frein à main, j'ai l'impression que vous allez en rire longtemps encore...
purplemonster
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par purplemonster »

Pellok1 a écrit :Pour le frein à main, j'ai l'impression que vous allez en rire longtemps encore...
Je confirme ! On en parle encore plusieurs mois après, et je pense qu'on n'est pas prêts d'oublier ! Mais au moins on a appris un truc ! :)

La suite du récit ce samedi !
purplemonster
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par purplemonster »

Comme promis, voici l'épisode 6 !

MARDI 19/5

Après un copieux petit-déjeuner omelettes et pancakes, il est temps de mettre les voiles. Un peu à contre-cœur, car l’appartement était tellement bien, qu’on serait bien restés quelques jours de plus !

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On revient un peu sur nos pas par rapport à la veille, en retournant vers Mono Lake, mais en empruntant une route différente, la June Lake Loop, qui est quelques kilomètres plus longue mais beaucoup plus jolie, car elle passe au milieu des montagnes et à côtés de plusieurs petits lacs, dont le niveau de l’un deux paraît très nettement inférieur à ce qu’il devrait être. Encore un effet de la sécheresse probablement.

On traverse ensuite Lee Vining et on repasse devant le Mono Lake. Comme c’était déjà le cas la veille, il semble vraiment y avoir un micro-climat au-dessus du lac, avec un ciel bien bleu, alors que tout autour, les nuages sont bien présents. On reviendra près du lac plus tard, mais pour l’heure, on se dirige vers la ville fantôme de Bodie, un peu plus au nord.

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La ville est vraiment perdue au milieu de nulle part dans les montagnes. Une fois passé le Mono Lake, on se prend une petite route partant vers l’est. Ce n’est pas la route que j’avais prévu de faire en préparant l’itinéraire, mais on a simplement suivi les panneaux (il y a en effet 2 chemins possibles, on prendra l’autre au retour). Les 12 premiers kilomètres se font sur une route bitumée, mais ensuite il faut bifurquer en empruntant une piste de terre et de cailloux, s’enfonçant dans la montagne. Ca donne un petit côté "aventure" assez sympa !

Il y a encore un peu moins de 20km à effectuer sur cette piste avant d’atteindre la ville, et on monte encore en altitude. Une conduite lente s’impose, mais d’une manière générale la piste est tout de même assez praticable. Toutefois je ne prendrais pas le risque de l’emprunter par forte pluie, ce n’est pas le meilleur endroit pour rester calé ! Notamment parce que ce serait d’abord bien galère pour se faire dépanner, sachant qu’il n’y a rien ni personne à des kilomètres à la ronde, et bien entendu, pas de réseau ! D’autant plus que je ne suis pas sûr que l’assurance interviendrait. Et puis comme je l’ai déjà évoqué précédemment, étant fan de slashers, tout qui a déjà vu le film "La colline a des yeux" sait qu’il n’est pas recommandé de tomber en rade dans un paysage désertique et rocailleux !

Le hasard faisant très bien les choses, à l’approche de la "ville" (du moins ce qu’il en reste), voilà que le mode "shuffle" de l’autoradio sur lequel on avait branché notre clef mp3, sélectionne l’intro d’un album de Dezperadoz. C’est du gros rock de cow-boys, avec une intro symphonique digne d’un grand western ! Il n’y avait sans doute pas de meilleur moment ni d’endroit pour passer ce morceau, timing parfait une fois de plus !

La ville est en fait un "State Park", il faut donc s’acquitter de quelques dollars pour y accéder. Vu le peu de touristes (du moins ce jour-là), les journées doivent paraître bien longues dans ce trou perdu pour les 2 rangers à l’entrée.

On se gare sur le parking à l’extérieur de la ville et on sort de la voiture. C’est là qu’on se rend compte qu’on est à 2500m d’altitude, car il ne fait pas plus de 3-4° (celsius, tout de même !). Le temps est bien nuageux, et pour une fois je ne le regrette pas, ça renforce encore le côté sinistre des lieux. Très bien pour les photos, ça n’aurait pas eu le même charme avec du soleil et un grand ciel bleu ! D'autant plus que la ville est très photogénique.

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Le "décor" et le côté "abandonné" sont assez captivant, de même que le silence de mort qui règne partout. On peut observer l’intérieur des maisons par les fenêtres, tout est resté en l’état, un peu comme si le temps s’était arrêté. En se mettant ironiquement en mode "touriste emmerdeur", on dit quand même que le service d’entretien du parc pourrait au moins prendre les poussières ! C’est vraiment déplorable d’accueillir des touristes dans un endroit aussi sâle et aussi peu entretenu ! Un vrai scandale !

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On restera environ 1h30 à se balader un peu au hasard au milieu de ce qu’il reste des petites maisons en bois délabrées. Contrairement à d’autres villes fantômes dont j’avais pu lire qu’elles avaient un côté trop artificiel et "attrape-touristes", celle-ci a un côté très authentique, et vaut vraiment le coup d’être visitée ! Même pour un cheval !

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Alors que le ciel était déjà assez menaçant, voilà qu’on se prend une petite averse de grêle, on retourne donc au parking, où l’on constate qu’une grosse mouette s’est installée sur le toit de la voiture ! On quitte le parc par l’autre route, celle que je pensais prendre à l’aller. Le début est aussi une piste de terre et de cailloux, mais c’est plus court que la piste qu’on avait prise à l’aller, plus large aussi, et avec beaucoup moins de dénivelé. On finit par rejoindre la route et on entame la descente vers Mono Lake, sous un gros déluge de pluie (on a bien fait de partir, timing parfait une fois de plus !)

Arrivés au niveau du lac, la pluie s’est calmée. On bifurque vers la South Tufa Area, histoire d’aller un peu voir ce Mono Lake de plus près. Encore une fois, il semble y avoir un micro-climat au-dessus du lac, alors que tout autour, les nuages sont très denses, en particulier au nord, là d’où on vient !

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Aucun contrôle à l’entrée, on s’engage donc directement sur le petit chemin qui rejoint le lac en passant à travers les broussailles.

Le paysage ne manque pas de charme : le lac est parfaitement calme et reflète les nuages aux alentours. Un peu plus loin, on peut se balader au milieu des concrétions de calcaire assez insolites, avec en arrière-plan les montagnes de la Sierra Nevada encore faiblement enneigées sur les dessus.

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Le chemin forme une petite boucle dont on a assez vite fait le tour. Arrivé à la moitié de celle-ci, le vent se lève brusquement, et l’eau devient très agitée. J’ai vraiment eu de la chance de pouvoir prendre 2-3 belles photos quelques minutes plus tôt lorsque la surface du lac agissait comme un miroir. Encore une fois, timing parfait ! L’eau qui avait jusque-là des reflets bleus, a maintenant une teinte plus verte, et le soleil semble avoir de plus en plus de mal à percer à travers les nuages de plus en plus présents.

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On retourne au parking, qui est envahi par une armée de mouettes, qui ont d‘ailleurs laissé pleins de "souvenirs" sur la voiture… Au moment de repartir, elles semblent vouloir nous bloquer le passage pour nous empêcher de passer ! Mais voilà qu’une voiture arrive en face, et les fera toutes s’envoler en même temps, c’était assez impressionnant !

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On reprend la route car on a encore plusieurs centaines de kilomètres à faire pour rejoindre la Furnace Creek, au cœur de la Death Valley. Le paysage juste au sud du lac est assez bizarre, avec pleins de sapins qui semblent pousser au milieu de champs de graviers. Peu de temps après avoir redémarré, on se retrouve de nouveau sous un gros déluge. Il était temps qu’on parte !

Depuis le Mono Lake, il y a deux routes pour aller vers la Death Valley (qui se rejoignent à Bishop). On a pris la route 120, qui part vers le sud-est, car j’avais lu qu’elle était assez ludique, de par la présence de pleins de petites bosses. Ce que je confirme ! A un moment, on voit un panneau sur le bord de la route, qui porte l’inscription "DIPS", et sur les quelques kilomètres suivants, la route comporte en effet une succession de bosses, qui suivent le relief du paysage. Et c’est vraiment génial ! On se croirait vraiment dans une montagne russe, avec des sensations d’"air-time" assez similaires ! Ca me faisait un peu penser aux pistes de ski-cross dans les stations de ski. Je ne sais plus exactement à quelle vitesse on roulait, c’était sans doute un peu au-dessus des limitations, mais ce n’était pas excessif non plus (d’ailleurs, je n’oserais pas aller trop vite, de peur de faire décoller la voiture !). Le seul regret est que cette "attraction " ne dure pas très longtemps, je pensais que ce serait plus long (on aurait dû faire demi-tour pour le refaire une fois !). En tout cas je ne peux que conseiller de passer par cette route, ce n’est pas plus long, et on passe un très bon moment, court mais rigolo !

A proximité de la ville de Benton, on aperçoit un énorme nuage déversant de véritables rideaux de pluie quelques centaines de mètres plus loin, avec la montagne en arrière-plan. C’était vraiment très localisé, mais assez impressionnant, on voyait très bien la séparation entre la zone sèche et la zone de pluie. Je n’aurais pas voulu être en-dessous, car ça avait l’air vraiment intense ! Et juste un peu plus loin, voilà que les rayons du soleil transpercent littéralement les nuages, tout simplement magnifique !

On continue vers le sud et le ciel s’éclaircit de plus en plus, jusqu’à devenir complètement bleu. On fait un petit arrêt picnic/shopping et plein d’essence dans la petite ville de Bishop. La route ne présente que peu d’intérêt si ce n’est qu’on longe toute la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada.

Une fois arrivés à Lone Pine, on bifurque vers l’est en direction de la Death Valley. Le relief tend à s’accentuer au fil des kilomètres, on remonte un peu en altitude, mais l’aspect désertique du paysage l’emporte sur le côté montagneux, du fait des grandes étendues. Cette tendance s’inverse assez brusquement lorsqu’on entame une première grande descente dans la vallée, où on perd environ 1000m de dénivelé sur quelques kilomètres. La route devient temporairement beaucoup plus sinueuse, mais les virages sont relativement larges. On n’est pas obligés de rouler comme un escargot, mais le frein est tout de même bien utile, car ça descend bien !

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Cette partie de la route est assez sympa, car elle offre des panoramas assez impressionnants, avec un effet de surprise assez inattendu, car en l’espace de quelques minutes, on se rend vraiment compte que la région est en fait très montagneuse. Ce n’est que de la caillasse à perte de vue, mais le paysage est assez grandiose, d’autant plus qu’avec avec cette lumière de début de soirée, les couleurs sont assez sympas. Je pense que si on avait fait la route en plein milieu de la journée, tout serait apparu beaucoup plus terne. Timing parfait une fois de plus !

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Après de nombreux virages, on arrive temporairement dans une grande plaine désertique, mais on devine déjà que la route remonte dans les montagnes au loin. Et d’ailleurs, avant d’entamer la remontée, des panneaux invitent à couper la climatisation afin d’éviter une surchauffe du moteur ! On n’est ni à la période de l’année, ni à l’heure la plus chaude, donc pas trop de souci à se faire à priori, mais on l’a quand même coupée temporairement pour être sûr ! Toutefois je veux bien croire qu’en plein milieu de journée lorsque le soleil tape, il soit vivement conseillé de suivre cette recommandation ! Car on remonte quand même de 1000m d’un coup ! Le paysage est assez trompeur, car on n’a pas l’impression que ça monte tant que ça, mais pourtant on sent bien que la voiture a vraiment du mal.

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Une fois passé le col (Towne Pass), on redescend de nouveau sur l’autre versant. On se retrouve de nouveau au milieu d’une gigantesque plaine désertique. Du fait de l’immensité du paysage, c’est très difficile d’évaluer les distances, mais aussi le relief. On a l’impression que la route est presque plate alors qu’en réalité, la pente est bien marquée, et continue pendant plusieurs kilomètres. Mine de rien on redescend de pas moins de 1500m, jusqu’à atteindre le niveau de la mer ! Une fois de plus, il vaut mieux modérer sa vitesse, car il n’y a aucun virage ni obstacle, et on prend très vite de la vitesse sans s’en rendre compte. J’ai l’impression que ça peut vite devenir incontrôlable. Et alors qu’on perd beaucoup d’altitude, en contrepartie, la température elle, n’arrête pas de grimper !

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Arrivés vers le fond de la vallée, on passe devant les dunes de sables de Stovepipe Wells. J’avais prévu d’y faire une petite halte si on avait le temps, mais vu que la nuit commençait déjà à tomber (bien qu’il ne soit pas très tard) et qu’on était pressés d’arriver après cette longue après-midi de route, on a continué sans s’arrêter.

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Quelques dizaines de kilomètres plus loin, on arrive enfin au Furnace Creek Ranch, un des seuls endroits d’hébergement dans la Death Valley. C’est une vraie oasis au milieu du désert, avec pleins de palmiers et de verdure, je n’imagine même pas la quantité d’eau qu’il doit falloir pour entretenir un endroit pareil. Il est un peu plus de 20h, et la température est de … 30° ! Le contraste est bien marqué par rapport au matin, où on était encore avec nos pulls et nos manteaux à Bodie, où il ne faisait que 3-4° !

Le check-in prend assez bien de temps, à cause d’un groupe de touristes qui était juste avant nous, et qui avaient vraiment l’air d’une bande d’emm******* (des suisses je pense, en tout cas ils parlaient français et allemand). On prend finalement possession de nos 2 bungalows situés à proximité de l’entrée, puis on va vite au Forty Niner Cafe, un des 3 restaurants du site, avant que ça ne ferme (c’est pas comme s’il y avait beaucoup de choix dans les environs !). C’est là que Anso décide de prendre le fameux "poulet libéré", traduction littérale tronquée due à une erreur de prononciation entre "freed chicken" et "fried chicken" !

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On terminera la soirée par une petite séance de piscine, dont je me souvenais très bien pour y être déjà allé lors de mon voyage de rhéto en 1999. A la différence près qu’on y avait été en milieu de journée … en plein mois de juillet, alors qu’il faisait plus de 50° ! Le sol était brûlant, et même la piscine avait eu du mal à nous rafraîchir, tellement l’eau était chaude ! Cette fois ça allait, c’était chaud mais pas trop non plus, juste parfait ! Par contre je ne me souvenais pas que la piscine était aussi grande.

Après une dernière petite bière devant nos bungalows, on va dormir, car il est déjà minuit et on a prévu de se lever très tôt le lendemain.
bea
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par bea »

Sympa ton carnet ! et le trail pour les falls de Yosemite bravo :super:
Pour nous la Tioga Road était fermée en septembre 2013 pour cause d'incendie et on a fait les 200 km par le nord^^ ça rallonge c'est sûr mais on en garde un super souvenir :clin:
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par DavidGP »

Rarement lu un récit aussi détaillé. Chapeau ! :super:

Merci pour tout ce temps passé à raconter les moindres faits et gestes de ton petit groupe. C'est informatif et hyper agréable à lire ! Et puis les belles photos ne gâchent rien.

J'attends maintenant la suite des aventures de Monsieur Cheval avec impatience ! :content:
L'Amérique comme si vous y étiez grâce à la magie de la vidéo !

USA Canada 2014 : Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick, Nord-Est des USA (Acadia NP, Boston, New York, Ithaca). 30 épisodes de 5 à 24 minutes chacun. Durée totale : 6h51
USA 2016 : Colorado, Arizona, Nevada, Utah. 37 épisodes d'environ 20 minutes chacun. Durée totale : 12h30
USA 2017 : Floride. 15 épisodes d'environ 20 minutes chacun. Durée totale : 5h13
USA 2018 : Californie, Oregon, Idaho, Wyoming, Utah, Nevada. 54 épisodes d'environ 20 minutes chacun. Durée totale : 19h10
Séminaire en pays arverne : rencontre entre les membres de la communauté RoadTrippin en août 2017. Durée : 6mn
Séminaire œnotouristique : rencontre entre les membres de la communauté RoadTrippin en mars 2018. Durée : 16mn
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par purplemonster »

La suite de l'aventure !

MERCREDI 20/5

Réveil très matinal à 5h15 en ce 7° jour ! Le but étant d’aller voir le lever de soleil à Zabriskie Point, qui ne se trouve heureusement qu’à quelques minutes de Furnace Creek. On s’était basé sur les heures officielles de lever de soleil pour être là à temps, soit 5h37 très exactement, mais c’était sans compter le fait qu’il fallait attendre que le soleil passe par-dessus les montagnes pour que ses rayons atteignent enfin le site. Au final on aurait pu dormir 1/2h en plus, mais bon tant pis ! Il y a quelques autres personnes sur le site, mais pas beaucoup (une vingtaine).

Le site a déjà un aspect très surréaliste à la base, on se croirait vraiment sur une autre planète, mais lorsque le soleil encore rasant pointe enfin le bout de son nez, tout le relief est mis en valeur pendant quelques minutes. Bien que ce soit très joli à voir, j’en avais gardé un meilleur souvenir lors de mon premier voyage en 99. J’avais en tête que la lumière ambiante était plus sombre et que les couleurs étaient plus dans des tons orangés. Au-delà de ça, le site en lui-même reste exceptionnel.

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En repartant, on distingue une petite tache noire au loin. Au début, on s’est demandé si c’était un animal mais au final c’était bien un homme. C’est là qu’on se rend un peu mieux compte de la grandeur du paysage, car il paraissait vraiment minuscule.

On retourne à Furnace Creek pour prendre une douche et un petit-déjeuner, avant de reprendre la route pour aller explorer les quelques autres sites remarquables à proximité. Entre-temps, le ciel s’est assez bien voilé, on a vraiment eu de la chance pour le lever du soleil en fait ! Timing parfait !

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On commence par Devil’s Golf Curse, accessible par une courte piste qui part de la route, et qui termine en cul-de-sac à ce lieu-dit. Mis à part la piste d’accès, le terrain tout autour est très inhospitalier car il ne se compose que de formations de roche, de sel et de boue séchée. Il faut être assez prudent en marchant là-dessus car c’est assez acéré, un faux pas peut vite arriver et en cas de chute, il y a surement moyen de se faire bien mal.

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On se sent vraiment tout petit dans ce paysage, où on est littéralement au milieu de nulle part. L’est ou l’ouest sont bordés par des montagne, tandis qu’au nord et au sud, la vallée s’étend à perte de vue. Bref, un lieu plutôt insolite à voir, même si justement il n’y a … rien de spécial à voir ! Le long de la piste, le dessus des rochers avait un étrange aspect blanc, qui donnait vraiment l’impression qu’il s’agissait de neige, ce qui était évidemment plutôt surréaliste ! Et au passage, voici une photo de notre belle voiture !

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On repart quelques kilomètres plus loin vers Badwater, réputé comme étant un des endroits les plus chauds de la terre ! Sur ce coup-là, on est plutôt déçus, car il ne fait que 30°, soit au moins 20° de moins par rapport à ma première visite en juillet 1999 ! N’aimant pas la chaleur, ça m’arrange bien, mais c’est juste qu’on ne pourra même pas faire les malins en revenant, en se vantant d’avoir été dans un endroit où il faisait 50° !

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D’un point de vue du paysage, le constat est un peu le même que pour Devil’s Golf Curse : il n’y a pas grand-chose de spécial à voir, mais il faut le voir ! Le côté insolite du lieu vient de son côté très aride, et puis de cette grande étendue de sel, qui ressemble à une rivière toute blanche. Sans oublier sa situation, 86m sous le niveau de la mer, ce dernier étant indiqué par un panneau qui paraît bien petit sur la montagne qui borde la route. Le temps est assez brumeux, on ne voit pas le soleil, mais la réverbération de la lumière sur le sol blanc est tout de même éblouissante. On marchera quelques centaines de mètres avant de revenir sur nos pas. De toutes façons, à part vouloir traverser le désert, il n’y a rien d’autre à faire ou à voir (à part faire des photos débiles avec Monsieur Cheval).

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A proximité du parking, il reste encore quelques dizaines de mètres carré couverts de quelques centimètres d’eau. C’est à se demander comment cette eau peut subsister dans un endroit pareil.

On refait demi-tour en direction de Furnace Creek, mais en faisant cette fois un petit détour par les montagnes, via la route "Artist’s Drive". Tout comme la veille, la route n’a l’air de rien du fait de l’immensité du paysage, mais ça grimpe relativement fort. A mi-chemin, on arrive au lieu-dit "Artists Palette", où l’on peut observer des roches de différentes couleurs, les unes à côté des autres, principalement dans des tons bruns, oranges, rouges, jaunes, mais aussi verts et blancs ! C’est assez original mais on n’avait certainement pas la meilleure lumière pour en profiter. Ca aurait probablement déjà été beaucoup plus joli avec un beau ciel bleu.

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Juste en contrebas de ces formations rocheuses, on peut observer ce qui ressemble au lit d’un torrent à sec, probablement creusé lors d’un flash flood.

La route qui redescend vers la Badwater Road est assez sinueuses, on traverse des sortes de petits canyons, assez sympa ! En repassant devant le parking de Zabriskie Point, on constate que pas moins de 6 autocars y sont garés ! On imagine bien le monde qu’il doit y avoir à cette heure-ci, et on n’est pas mécontent de s’être levé très tôt pour y aller, lorsqu’il n’y avait quasiment personne !

Dernière étape dans la Death Valley : le point de vue de Dante’s View. Une fois encore, la route ne fait que monter de façon continue, pendant environ 40km ! La pente est cependant un peu moins prononcée que ce qu’on a fait la veille ou un peu plus tôt sur Artist Drive. Les 500 derniers mètres sont par contre très raides, avec une pente de pas moins de 15%, cette partie est d’ailleurs interdite aux gros véhicules style camping-car.

Le point de vue au sommet offre un panorama exceptionnel sur toute la vallée. On se trouve quasiment au-dessus de Badwater, là où on était encore 2h plus tôt, à la différence près qu’on est pas moins de 1700m plus haut ! Cela dit, le paysage est tellement immense qu’on n’a pas l’impression d’être à une altitude aussi élevée. Alors que Badwater juste en-dessous de nous est le point le plus bas de l’Amérique du Nord, juste en face, le Telescope Peak culmine à plus de 3000m, le contraste est saisissant !

Il y a un petit sentier qui permet de marcher quelques centaines de mètres le long de la crète. On restera une petite heure sur place à admirer le paysage. Seul regret : une visibilité plutôt médiocre due au temps assez brumeux.

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Juste avant de repartir, le ciel s’éclaircit assez soudainement, le soleil et le ciel bleu font enfin leur apparition ! On en profite pour re-prendre quelques photos, car c’est tout de suite beaucoup plus joli !

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On reprend la route, direction Las Vegas ! Après un peu plus de 2h de route, les immeubles des grands casinos du Strip sont enfin en vue, mais il faut encore traverser toute la banlieue de la ville, qui est très étendue. Quelques minutes plus tard, on arrive au cœur de la ville, en passant entre l’hôtel Excalibur et son look très "Disney", et l’hôtel New-York New-York avec sa montagne russe qui en fait tout le tour. On a vraiment l’impression de pénétrer dans un grand parc d’attractions, mais en ce qui me concerne, l’effet de surprise était moins présent étant donné que j’étais déjà venu, même si c’était il y a longtemps (je me souviens qu’à l’époque, lorsqu’on était entré sur le Strip via cette route, on était comme des fous !).

On n’avait pas très loin à aller, étant donné qu’on avait réservé au MGM, qui se trouvait juste face à nous. Une fois de plus, merci à Google Street View qui m’avait permis de repérer à l’avance où se trouvait l’entrée du self-parking, car il est plutôt mal renseigné, tout est démesuré, il y a pleins de choses qui attirent le regard partout, la circulation est assez dense, et avec des routes à 5 ou 6 bandes, c’est mieux de savoir où on doit aller, pas question de faire des demi-tours sauvages ici !

Nous voilà donc dans l’immense parking situé à l’arrière de l’hôtel. On n’était heureusement pas très loin du lobby. On accède à celui-ci via un passage en sous-sol, qui comprend déjà des boutiques et des snacks. On arrive à la réception, grande comme un demi terrain de football, avec des dizaines de comptoirs ! J’avais lu qu’il fallait parfois faire pas mal de file pour le check-in, mais il n’en sera rien, on a eu nos clefs en à peine 5 minutes. Et au passage, on a fait quelques économies ! On avait en effet réservé 3 chambres pour 2 nuits, ce qui, en tenant compte des taxes et des "frais de service", nous faisait un total de 732$. Avant de partir, vu que l’euro perdait de la valeur face au dollar, on avait explicitement demandé aux hôtels qu’ils débitent la totalité des montants (ce qui limitait aussi les dépenses sur place). Je ne sais pas trop comment ils ont fait leurs calculs, mais ils n’avaient pas débité la totalité, et je m’attendais à devoir encore payer environ 300$ sur place… mais ils n’ont réclamé que la moitié de cette somme ! Je n’ai évidemment rien dit, tant pis pour eux, ça leur apprendra à avoir des politiques tarifaires aussi complexes (prix de la chambre, taxes, frais, …)

On prend possession de nos chambres, toutes dans le même couloir, au 23° étage de l’aile nord ! La chambre est relativement grande, quasiment aussi grande que mon studio à Bruxelles ! Le mobilier a un petit côté rétro un peu kitsch, mais je m’en contenterai !

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On a une vue sur l'arrière de l'hôtel, avec le parking et la piscine. Bon, c'est pas la meilleure vue évidemment, mais on ne compte de toutes façons pas rester cloîtrés dans nos chambres !

Après s'être installés, on redescend et on entame une petite visite du casino situé au rez-de-chaussée. C'est un des plus grand hôtels-casinos de la ville, et c'est assez difficile de se repérer lorsqu'on débarque là pour la première fois. Outre le casino, le bâtiment abrite des salles de spectacles, et une multitude de bars, restaurants, et magasins. C'est vraiment une ville dans la ville. N'ayant rien mangé depuis le matin, on s'arrête brièvement dans un snack à pizzas, histoire d'avoir quelque chose dans le ventre. Juste après, en re-traversant le casino pour rejoindre la sortie, Anso se laisse tenter par les jeux de roulettes électroniques ! Elle n'a fait que quelques parties, mais qui lui ont permis de gagner assez facilement 10$ ! Pour les petits montants on peut retirer l'argent en cash directement à des bornes situées un peu partout, en insérant simplement le ticket donné par la machine. Pratique !

On finit par trouver une des sorties, dont les portes de verre sont tellement teintées qu'on devine à peine qu'il fait encore clair à l'extérieur. Nous voilà donc sur le Strip, juste en face du New-York New-York.

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On déambule sur le trottoir, où il y a beaucoup de monde, de bruit, de gens bizarres ou déguisés. Arrivés au Planet Hollywood, Julien, Lucie et moi-même faisons demi-tour, car on avait réservé des places pour assister à un spectacle du Cirque du Soleil. Ce n’est pas ça qui manque à Las Vegas, et on s’était dit que c’était une bonne occasion d’en voir au moins un. On avait choisi "Ka", au MGM, car il avait en général de bonnes critiques, et puis aussi par facilité puisque c’était dans l’hôtel où on était.

Et nous voilà donc dans le "Ka Theater", un amphithéâtre d’environ 2000 places, spécialement conçu pour le show. Le lieu est assez remarquable. J’avais réussi à avoir des places relativement bien situées, pour seulement 70$ au lieu de 120, via un sites offrant pleins de codes de réductions, mais il avait fallu que je fasse la réservation par téléphone, car visiblement le site de paiement du groupe MGM n’accepte pas les cartes de crédit européennes (c’est un problème assez récurrent apparemment, je ne comprends pas trop pourquoi).

10 minutes avant le début du spectacle, plusieurs acteurs font irruption dans la salle, en sautant partout entre les sièges, et en se balançant depuis les structures sur les côtés. Une très bonne animation pour patienter ! Au 2° rang, un spectateur se fait arracher son appareil photo, puis son gsm, ils sont jetés dans la scène, qui semble n’être qu’un grand précipice, avec un effet d’explosion ! Puis c’est au tour du spectateur en lui-même d’être littéralement "jeté par-dessus bord" ! Bon, ok c’était un acteur aussi, mais c’est tout de même assez rigolo sur le moment-même !

Le spectacle en lui-même durera environ 1h30. Globalement le show est assez exceptionnel, même si certaines scènes sont un peu "cucul". Outre le jeu des acteurs, c’est surtout l’aspect technique qui m’a vraiment impressionné. Le décor change au fil du spectacle, il y a 2 scènes qui sont complètement mobiles : l’une s’avance et se recule, tandis que l’autre, plus grande, monte, descend, et tourne sur elle-même ! La bande-son est également assez sympa (j’achèterai d’ailleurs le cd le lendemain).

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Le plus impressionnant étant sans doute lorsque la grand scène se place en position verticale, puis finit par disparaître en s’enfonçant dans le sous-sol. Je n’imagine même pas la hauteur totale de l’espace scénique !

La dernière scène offre un décor un peu "industriel", qui me fait un peu penser au décor d’une scène de Rammstein ! Le numéro avec la double "roue de la mort" est assez impressionnant lui-aussi, bien qu’étant un peu moins original que le reste du spectacle. Le show se termine avec le salut des dizaines d’acteurs qui viennent sur le devant de la scène, tandis que quelques effets pyrotechniques jaillissent derrière eux. C’est le genre de truc qui impressionne les gens à mon avis, mais ça n’apporte rien au show en lui-même, c’est plus de la "poudre aux yeux" je trouve !

C’était la première fois que je voyais un show du Cirque du Soleil en vrai, et ça correspondait bien à l’idée que je m’en faisais. Le gros avantage de les voir ici à Las Vegas est que les salles sont construites sur mesure, ils peuvent donc se permettre plus de choses je pense. Dans le cas présent, la scène mobile est quelque chose qu’il serait impossible de reproduire ailleurs.

Ced et Anso nous rejoignent à la sortie du spectacle, place à la 2° partie de la soirée ! On avait prévu de faire un peu la fête (on est à Las Vegas tout de même !), mais pour ne pas trop se ruiner, j’avais lu qu’il valait mieux aller dans le downtown. On prend donc le bus Deuce, qui fait la liaison entre le Strip et Fremont Street. Les tarifs sont assez bizarres : entre le ticket à 6$ valable seulement 2h, et celui à 8$ valable 24h, le choix est vite fait, on opte pour la 2° possibilité, en se disant qu’on pourra encore le ré-utiliser le lendemain.

Alors que la température ambiante à l’extérieur était relativement agréable, à l’intérieur du bus, la clim est poussée à fond, à un point qu’il fait même trop froid. Le bus est rempli d’américains "moyens", les gens crient beaucoup, c’est un peu bizarre, on se demande un peu où on est tombés, mais au moins il y a de l’ambiance ! Le trajet prend assez bien de temps du fait des nombreux arrêts. Il nous faudra quasiment 1h pour atteindre notre destination, malgré le fait qu’il n’y ait même pas 10km.

Le bus nous dépose juste devant la zone piétonne de Fremont Street, recouverte d’un gigantesque écran LED sur plusieurs centaines de mètres de long. Des shows son et lumière ont lieu toutes les heures, on est arrivés pile lorsque l’un d’eux commençait. C’est très coloré, très dynamique, avec pleins de motifs un peu psychédéliques, le tout avec une bande-son assourdissante qui résonne dans toute la rue. Personnellement, j’adore !

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A la fin du show, les lumières des enseignes des casinos se rallument un peu partout. Il y a beaucoup de monde qui déambule, et la foule combinée au bruit incessant rendent l’ambiance un peu "oppressante". Même si j’aime beaucoup me balader au milieu de toutes ces lumières, honnêtement je ne pensais pas que j'aurais ce ressenti, il y a de quoi devenir fou en restant là trop longtemps ! Tout le long de la rue, il y a aussi 3 scènes fixes où ont lieu des concerts gratuits tous les soirs, avec différents styles de musique.

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On s’arrêtera finalement devant la dernière scène, située tout au bout de la rue, devant le casino Golden Gate, qui possède un bar se trouvant directement sur la rue ! On se prend une première tournée de bières, à pas moins de 11$ le verre, mais ceux-ci sont vraiment grands, genre 1 litre, ce qui au final n’était pas encore trop cher. Quelques minutes plus tard, on découvrira que les 2 serveuses ont aussi pour mission d’attirer les clients en dansant sur le bar, lorsqu’elles n’ont personne à servir. Bienvenue à Las Vegas !

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Le groupe qui joue sur scène s’appelle Monroy (enfin, c’est juste le nom du chanteur je pense), ils jouent des reprises rock en tout genre, c’est assez sympa. C’est le genre de groupe capable de tenir toute une soirée sans s’arrêter, mais ça sonne plutôt pas mal, et le batteur se débrouille assez bien !

Le groupe fait une petite pause toutes les heures, pendant les shows son et lumière. Le deuxième était encore plus psychédélique que le premier ! Au final on reprendra encore une tournée et on restera là toute la soirée !

A un moment, le groupe reprend le tube "Welcome to the jungle" des Guns N’ Roses, et ça nous a bien fait rire vu le contexte. Car au niveau du public devant la scène, entre les familles "Groseille", un vieux un fou qui dansait en chaussettes, et un clodo qui faisait des petits tas d’ordures, ben c’était effectivement un peu la jungle ! C’est clairement le genre de public que je n’aimerais pas avoir en étant sur scène, c’est pas très gratifiant pour le groupe !

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Minuit, les concerts se terminent, et un dernier son et lumières prend le relai, avec un côté très patriotique. C’était clairement le moins bon des 3 qu’on a vu, même s’il y avait des feux d’artifice !

La rue commence tout doucement à se vider. Julien et moi on reprendra encore un petit Jack Daniel's à un autre bar tout proche. Pas de serveuse en bikini ici, mais un serveur plutôt impressionnant, qui jonglait avec ses bouteilles avec une dextérité remarquable, avant de finir par servir les verres sans les mains, avec la bouteille posée sur son chapeau ! Bon, c'était pas donné (10$ le verre, sans les pourboires), mais le petit show était bien sympa, et le verre était quand même bien servi !

On remonte jusqu’à l’autre extrémité de Fremont Street (enfin, plutôt jusqu’à la fin de la section couverte). Quelques dizaines de mètres plus loin, on se retrouve dans "Fremont East", où s’alignent bars, clubs et boîtes de nuit. Le quartier nous paraît beaucoup moins glamour, et même un peu glauque. C’est peut-être une fausse impression juste due au fait qu’on se trouve vraiment au cœur du "vieux" Las Vegas, mais quoiqu’il en soit, on ne s’éternise pas et on fait demi-tour.

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L’alcool aidant, on avait un peu faim ! Quitte à pousser le vice jusqu’au bout, on était prêts à se rendre au "Heart Attack Grill", réputé pour ses burgers hyper-caloriques servis par des serveuses déguisées en infirmières ! Malheureusement c’était déjà fermé (ce qui contredit l’expression "Las Vegas, la ville qui ne dort jamais"). On se rabat sur le Denny’s juste à côté, où je prends un burger qui ne me laissera pas un souvenir mémorable, il y a avait trop de sauce sucrée, ce dont je ne suis pas fan.

Il est déjà 2h30 du matin, tous les casinos sont bien sûrs encore ouverts, mais la rue est quasiment déserte, et étrangement silencieuse comparé à quelques heures plus tôt, ça donne vraiment une impression bizarre. On mettra un peu de temps pour trouver l’arrêt de bus dans l’autre sens, si je me souviens bien on a demandé à un ou 2 passants avant de trouver ! On n’avait pas bu tant que ça, mais on était quand même tous un peu pleins ! Il faut dire qu’on n’avait pas mangé grand-chose et qu’on s’était levé très tôt aussi ! Julien, Lucie et Cédric s’endormiront rapidement une fois assis dans le bus, seuls Anso et moi étions encore éveillés, bien que je commençais aussi à m’endormir sur la fin ! Heureusement qu’Anso était là pour ne pas qu’on loupe notre arrêt !

Il est plus de 3h30 lorsqu’on arrive enfin au MGM. Il n’y a plus grand monde dans le casino, si ce n’est quelques irréductibles joueurs hypnotisés par les machines à sous, je ne serais pas étonné que certains restent là toute la nuit, consciemment ou non. Par contre, même s’il n’y a plus grand monde, il y a toujours ce bruit de fond incessant, qui ne s’arrête jamais. Ca doit vraiment être pénible de travailler dans un endroit pareil je pense.

Après avoir traversé tout le casino, dans lequel on commence quand même à se repérer, on regagne nos chambres respectives pour une bonne nuit de sommeil bien méritée, car mine de rien cela fait presque 24h qu’on est éveillés ! C’était une toute bonne soirée en tout cas !
DavidGP
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Re: Monsieur Cheval en Amérique, timing parfait !

Message par DavidGP »

:super: Toujours aussi fan de ton récit.

Las Vegas, c'est vraiment n'importe quoi. On est bien d'accord, comme j'ai pu le déduire d'autres témoignages, que Fremont Street le soir n'est pas franchement adapté à un public jeune ?
L'Amérique comme si vous y étiez grâce à la magie de la vidéo !

USA Canada 2014 : Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick, Nord-Est des USA (Acadia NP, Boston, New York, Ithaca). 30 épisodes de 5 à 24 minutes chacun. Durée totale : 6h51
USA 2016 : Colorado, Arizona, Nevada, Utah. 37 épisodes d'environ 20 minutes chacun. Durée totale : 12h30
USA 2017 : Floride. 15 épisodes d'environ 20 minutes chacun. Durée totale : 5h13
USA 2018 : Californie, Oregon, Idaho, Wyoming, Utah, Nevada. 54 épisodes d'environ 20 minutes chacun. Durée totale : 19h10
Séminaire en pays arverne : rencontre entre les membres de la communauté RoadTrippin en août 2017. Durée : 6mn
Séminaire œnotouristique : rencontre entre les membres de la communauté RoadTrippin en mars 2018. Durée : 16mn
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