Mercredi 10 mai
Une journée farniente… ou presque !
Le réveil sonne. Ça y est nous commençons à être bien calées sur l’heure new yorkaise !
Nous avons encore les chansons de Moulin Rouge en tête lorsque nous descendons dans la rue. Il fait un superbe soleil avec un petit vent frai, c’est parfait.
Rendez-vous à notre pub préféré pour le petit déjeuner. Ce matin je me laisse tenter par l’omelette. Excellente ! Mais toujours servie avec les éternelles frittes. On ne pourra pas y échapper !
Retour sur la 5e avenue, et presque retour sur nos pas par rapport à hier. Nous arrisons à la moitié du séjour, le temps de faire une petite pause bucolique dans Central Park. Mais peut-on vraiment faire une pause à
New York ?
En chemin, nous faisons un détour par le hall de la Trump Tower, curiosité new yorkaise. Bon ça ne fait pas dans la finesse ! Du marbre partout, une boutique souvenirs à la gloire de son propriétaire, un espace photo « 45e président des Etats-Unis »…
Après quelques photos des boutiques de luxes, nous y voilà. Central Park, un véritable ilot de verdure au milieu de la ville. Tous les bruits semblent atténués, c’est très paisible.
Nous allons méticuleusement parcourir l’immense espace vert du sud vers le nord. The Pound, déjà vu pour ma part il y a deux jours, espace très photogénique avec son lac, son petit pont et les immenses tours derrière !
Nous remontons ensuite The Mall, une très belle allée arborée avec de grandes statues tout du long.

Balto se trouvait un peu plus loin
Le chemin nous amène tout droit sur Bethesda terrasse qui est noire de monde !! Je vais donc me poser tranquillement au bord du lac histoire d’éviter la foule.
Petit détour par le mémorial de John Lennon. Comme on pouvait s’y attendre, on y retrouve quelques musiciens avec leurs guitares.
Nous entreprenons ensuite de passer sur la rive nord du lac, puis de chercher la statue d’Alice au pays des merveilles, avant de complètement se perdre dans les petits chemins ! J’ai beau avoir attrapé une carte détaillée au visitor center, impossible de me repérer.
Bon la statue est vers l’Est, allons à l’Est, on finira bien par tomber sur quelque chose !
En chemin, nous croisons la faune locale, et si M. se prend de passion pour les écureuils, de mon côté je suis fascinée par les petites tortues. Du coup, nous sommes revenues avec une quantité folle de photos animalières !

Elles sont trop mignonnes franchement!
Bonjour, avez-vous de la nourriture?
Allez la statue est trouvée ! Nous poussons jusqu’au Belvedere castle qui est assez original. Ou du moins insolite, au milieu de ce parc.
Puis l’arrière du Met qui n’a aucun intérêt à part pour l’obélisque.
Nous poursuivons notre route en contournant le Réservoir qui est immense ! Cette grande étendue d’eau offre aussi de très belles perspectives.
Puisqu’on est là, on se dit qu’on va bien pousser jusqu’au nord du parc mais ce n’était pas l’idée du siècle. Cette partie est moins jolie, nous commençons à avoir chaud et à sentir la fatigue.

S’arrêter au Réservoir aurait été largement suffisant.
Ici, nous allons voir l’intérêt « d’aviser sur place » en voyage. Notre planning notait « redescendre à pied jusqu’au Lincoln Center ». Mouahaha !

C’est au moins à 30 blocs ! Allez un petit coup de métro et nous arrivons au museum d’histoire naturelle (rien à voir mais c’était pour voir un peu l’Upper West Side). Là, arrêtez tout ! C’est l’heure du smoothie ! Ils sont bien moins chers qu’à Central Park (6$) et la dame qui les prépare est très sympathique.
C’est un peu épuisées que nous arrivons au Lincoln Center. On fait quelques photos mais comme on y retourne ce soir… on ne s’attarde pas.
Retour à l’
hôtel… ou presque ! Avant cela, petit détour par le M&M’s World. Il faut ramener des souvenirs à la famille et aux collègues ! À 17h, il y a un monde fou. Je dois jouer des coudes pour arriver aux fameuses colonnes et remplir mes sachets. Bretzel, citron vert, peanut butter, brownie… je fais un mix avec tous les goûts que l’on ne trouve pas chez nous.
Les bras chargés de bonbons, nous retournons à la chambre. Le temps de mettre nos talons et tenues de gala et nous voilà reparties.
Mais dans métro…
« 66th street, c’est là » « mais non ! » « mais si ! » « mais non, c’est pas écrit Lincoln Center » « bon ok ». Je vérifie sur mon appli. Ah bah si 66th street et Lincoln Center, c’est la même station. Les boulets !

Allez on descend à la suivante, on change de quai, ouf ! Euh en fait non. On a pris un train direct. Retour à Times Square !! Boulets bis.
Heureusement qu’on avait de l’avance ! On traverse la place en courant, finalement heureusement qu’on nous avions pris quelques clichés cet après-midi.
Nous avons rendez-vous au David H. Kock theater, la maison du
New York City Ballet. Passionnée de danse, j’essaye toujours d’aller voir un ballet lorsque je voyage dans une ville qui abrite une belle compagnie. Et
New York en abrite une de choix. Le
New York City Ballet a été créé par le chorégraphe George Balanchine, l’un des pères de la danse néo-classique. Ses ballets sont dansés partout dans le monde, mais jamais aussi bien que par le NYCB qui est garant de son style. Pour avoir déjà vu la compagnie lors de ses tournées européennes, c’est bien simple, on a parfois l’impression de ne pas voir la même pièce. Ils ont ce style américain, ce dynamique et cette force physique accompagné d’un relâché très jazz qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Je suis très enthousiaste à l’idée de les voir à
New York.
La soirée débute par Fancy Free de Jerome Robbins (le chorégraphe de West Side Story) sur des musiques de Gershwin. De la pure danse américaine, avec les marins qui font la fiesta une fois revenus au port.
À l’entracte, nous prenons un peu de temps pour mieux découvrir les lieux. Le théâtre est très beau. Moderne mais assez fastueux. Je laisse M. prendre quelques photos. Une mission m’attend…
Je savais que les compagnies américaines avaient pour habitude de vendre les pointes usées et dédicacées de leurs danseuses. La compagnie comprenant une danseuse étoile dont je suis totalement fan, je m’étais mis de côté un petit (ok un gros) budget si jamais ses pointes étaient disponibles.
J’arrive à la boutique.
« Vous avez qui chez les danseuses étoiles ? » « Malheureusement il ne m’en reste plus beaucoup, juste 3. J’ai Indiana Woodward, Tiler Peck… » Stoooop ! C’est elle ! Ni une, ni deux, je les prends. C’était en plus moins cher que ce que j’avais budgété. Je redescends dans le hall en flottant sur un nuage mes trésors dans les mains. Je ne peux pas m’empêcher de les tourner dans tous les sens, les observer… Je suis folle de joie.
Allez, deuxième partie. Agon, de George Balanchine sur des musiques de Stravinski. Un ballet que j’ai vu à de nombreuses reprises à Paris mais que je redécouvre totalement ce soir. Très impressionnant.
Enfin, Brandeburg de Jerome Robbins sur des musiques de Bach. Une curiosité qui nous emmène dans l’Autriche impériale. Je n’ai pas l’impression que cette pièce soit donnée en dehors des USA donc une belle découverte !
Nous rentrons à Times Square (avec le bon métro cette fois

) des étoiles dans les yeux. C’est le cas de le dire.
Un peu la flemme de chercher à manger, nous repartons à Carnegie Pizza qui nous fait toujours aussi bonne impression !
Demain une grosse journée nous attend, mais je vous laisserai voir par vous-même.
Je vous quitte avec Tiler et un petit air de jazz...