Genèse :
Après l’Ouest américain en 2016, l’Islande en 2017, Nous cherchions une nouvelle destination qui nous permettrait de naviguer de manière autonome dans de grands espaces et en toute sécurité. La Namibie se révèle être une destination idéale, nous ne connaissons absolument pas l’Afrique Australe, c’est un pays où on peut voyager en autonomie de manière très sûre et pour finir, on peut y découvrir des paysages et une faune incroyable. Les sites les plus connus sont les dunes du désert de Namib qui bordent l’océan atlantique et le parc d’Etosha, une réserve protégée de 20000km², mais il y a bien d’autres choses à voir comme vous le verrez.
Dès le départ, l’objectif est de louer un 4x4 avec une tente sur le toit, dormir dans des campings et de temps en temps en lodge afin de profiter à plein de l’immersion dans ces fabuleux paysages. Le 4x4 parait être indispensable pour pouvoir explorer de manière optimale et avoir ce côté « aventure » cependant, il faut reconnaître que le coût est beaucoup plus élevé. L’autre avantage du 4x4 est le confort, en effet 80% des routes en Namibie sont constituées de pistes type gravel road et il est à mon avis plus agréable et plus sécurisant de conduire en mode 4x4. Cela dit même si l’essentiel des véhicules circulant sur ces pistes sont de type 4x4, il y a pas mal de voitures classiques sur les grands axes, mais il s’agit là d’un choix économique.
Après avoir parcouru divers blogs, les forums dédiés de voyageforum et du Routard, nous nous décidons pour une boucle Namibie-Bostwana-Chutes Victoria. Pour voyager en Afrique Australe, il est tout à fait possible d’organiser son voyage de A à Z sans intermédiaire mais pour cela, la maitrise de la langue de Shakespeare est indispensable, notamment pour la location du véhicule. Ne jugeant ni moi ni ma femme notre niveau d’anglais suffisamment performant, nous optons pour un Tour Opérateur francophone local pour faire l’interface. Les plus connus sont Tourmaline, Madisa, Namvic, etc… bref il y en a pas mal. Pour ma part nous avons choisi Tourmaline qui a de très bon retour et dont nous sommes très satisfaits au final.
Une fois décidé à faire de la Namibie notre destination, fin septembre 2017, il nous faut choisir la période. Dans un premier temps, je demande à mes enfants si éventuellement ça les intéresserait de venir avec nous aux vacances de pâques, mais refus catégorique, l’un passe le bac, l’autre est à l’université, ils ont passé l’âge de voyager avec papa et maman ! Du coup ça nous laisse un peu plus de liberté pour les dates. Nous choisissons donc de partir début mai, en effet avec tous les jours fériés, ça sera plus facile de quitter le boulot et vu le parcours, partir trois semaines semble être un bon compromis. Par ailleurs c’est encore une période où les tarifs des logements en campsite ou lodge sont moins chers ainsi que la location du 4x4.
Première étape, achat des billets d’avion. Je trouve des billets Air-France, départ de Bordeaux, puis deux escales à Paris et Johannesburg pour arriver à Windhoek, la capitale de la Namibie.
Deuxième étape, concevoir un parcours afin de pouvoir bloquer la réservation des hébergements. En effets, certains sites comme Sesriem et Etosha nécessitent une réservation si on veut s’assurer une place à l’intérieur des parcs nationaux gérés par le gouvernement namibien au travers du NWR. Bref, après plusieurs tergiversations nous finalisons les étapes. Suivent plusieurs échanges par mail avec Tourmaline qui vérifie les disponibilités, quelques ajustements, le parcours est bouclé courant Novembre. Ça me laisse du temps pour le roadbook qui sera light car Tourmaline en fournit aussi un très détaillé pour le roadtrip.
Début Janvier nous apprenons la fermeture d’un camping, le Anieb Lodge dans le Damaraland que nous avions réservé sur notre parcours. Cela me contrarie un peu car il y avait vraiment de belles balades à faire dans cette zone et de plus cela nous oblige à modifier les réservations en collaboration avec Tourmaline. Au même moment le conflit à Air France débute, mais je me dis que ça sera réglé d’ici à ce que nous partions le 3 mai.
Ce fut une espérance vaine ! Une semaine avant le départ, les syndicats annoncent des grèves pour les 3 et 4 mai. Pas de chance !
Deux solutions s’offrent désormais à nous, soit nous attendons et on croise les doigts pour que nos vols ne soient pas annulés, soit nous avançons notre départ de deux jours ; mais cela implique de savoir où aller pendant ces deux jours supplémentaires, sachant qu’il faut rattraper notre roadtrip initial ensuite. Après réflexion, recherches et communication avec notre Tour opérateur local, nous décidons de partir deux jours avant car un retard à l’arrivée serait trop pénalisant pour la suite du roadtrip.
Nous décollerons donc le 1er mai pour un retour le 24 mai.
Voici un aperçu de notre itinéraire
Petite présentation rapide de la Namibie
La Namibie est un jeune pays puisque son indépendance vis-à-vis de l’Afrique du sud n’a eu lieu qu’en 1990, et donc l’apartheid y a été appliqué. Cette région fût longtemps une zone tampon dans le conflit qui opposait l’Afrique du Sud et l’Angola, et la préoccupation de la faune n’a pas toujours été une priorité où même seulement pris en considération. La Namibie a été colonisée par l’Allemagne entre la fin du 19ème siècle jusqu’à la fin de la première guerre mondiale où elle a été rattachée à l’Afrique du Sud. Elle en a gardé une toponymie et une architecture dans certaines villes. D’ailleurs, il y a pas mal d’allemands qui se sont installés et certains qui ont ouvert des lodges, ce qui peut expliquer la forte présence touristique allemande.
La Namibie a pour capitale Windhoek, située au centre du pays, elle est peuplée par environ 2.5 millions d’habitants pour une surface de 750 000km² soit 1.5 fois la France, donc une densité assez faible; il parait qu’il y a autant de phoques en Namibie que d’habitants. La langue officielle est l’anglais mais beaucoup de dialectes y sont parlés par les différentes ethnies qui peuplent la Namibie. L’un de ces dialectes consiste à insérer un claquement de langue sur le palais entre les mots, il y a plusieurs manières d’effectuer ce claquement, ce qui donne à chaque fois une signification particulière aux mots entre lesquels il est intercalé. (Pour ceux qui se souviennent du film « les dieux sont tombés sut la tête »).
Je m’arrête là pour la présentation de ce pays, vous en découvrirez un peu plus au court du carnet, et sinon je vous renvoie à Wikipédia…
Quelques Infos pratiques :
Pas besoin de visas pour la Namibie, par contre le visa est payant pour entrer au Zimbabwe. Pas de vaccins obligatoires non plus, seule la fièvre jaune est conseillée pour la bande de caprivi et surtout pendant la période plus humide entre janvier et avril. Pareil pour le palu, qui concerne le nord du pays. Nous avons assuré le coup en prenant un traitement à la malarone pour cette partie du séjour, mais en réalité nous n’avons presque pas eu de moustique. (Beaucoup moins que sur le bassin d’Arcachon !)
Il y a deux saisons en Afrique Australe, l’hiver de novembre à avril; il fait chaud et sec avec plus de pluies et d’orages entre janvier et avril. Ensuite l’été entre mai et octobre, c’est plutôt froid et sec. Le froid c’est surtout la nuit, et lorsque l'on campe, il faut bien se couvrir…
On peut visiter la Namibie toute l’année mais la haute saison touristique va de juillet à octobre, les prix flambent et il vaut mieux s’y prendre à l’avance pour réserver les logements. Pour Victoria, le moment où on y va conditionne la quantité d’eau dans les chutes. Elles sont au niveau max en avril-mai et se tarissent doucement dans les mois qui suivent.
Depuis cette année, il n’y a plus de changement d’horaire, il n’y a donc pas de décalage avec la France lorsque nous sommes aux horaires d’été.
La monnaie officielle est le dollar namibien mais le rand sud-africain est accepté de la même manière et ils ont la même parité. On peut payer pratiquement partout avec la carte bleue, mais mieux vaut avoir une carte VISA. La vie est bon marché et on se ravitaille facilement. On trouve de la bonne viande pour pas très cher. Au Bostwana la monnaie est le pula et ils acceptent aussi très facilement la carte bleue, mais je n’ai fait que le nord essentiellement dans la ville de Kasane. Au Zimbabwe, où plutôt à Victoria, c'est le dollar américain qui fait office de monnaie officielle, même s’ils acceptent la monnaie des pays frontalier.
En Afrique Australe, on conduit à l’anglaise, donc il faut s’y faire surtout en ville… heureusement on roule essentiellement sur piste et puis on finit par s’y faire. D’ailleurs après environ 4500km et trois semaines de voyage, ça m’a fait tout drôle de reprendre mon véhicule une fois de retour !
Par contre, il faut être très prudent sur les pistes où la vitesse est limitée à 80km/h, on peut facilement perdre le contrôle du véhicule, même en 4x4.
Pour finir et pour donner une idée voilà les différents postes de dépense :
Billets d’avion 1400€ pour deux personnes
Logements avec 7 nuits en lodges/hôtels et le reste en camping : 2100€
Location du 4x4 avec tente sur le toit pour 21 jours : 2600€ (compris 650€ de drop off et 400€ de réduction de franchise)
Nourriture/restaurants/activités/essence/divers : 3000€
Soit un total d’environ 9100€.
Et pour finir cette introduction voici une vidéo qui permet d'avoir un aperçu de ce qui vous attend dans ce carnet...


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