Tucson (Arizona) et Ouest

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Benj44
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Tucson (Arizona) et Ouest

Message par Benj44 »

Bonjour !

Je suis nouveau sur le forum (voir ma présentation). Voici mon carnet de voyage de mon deuxième séjour
aux USA à Tucson et dans le reste de l'Ouest. Il a duré du 30 janvier au 2 mars 2020. Je vous ferais un CR de
mon premier voyage (fév. 2019) à la suite, car c'était également à Tucson et ses environs, mais uniquement durant 15 jours. Vous verrez également qu'il s'oriente un peu vers la géologie^^ (j'en suis passionné^^) :lol:

Un rêve qui s'est concrétisé ! :content:

Avant toute chose : AZ (Arizona), NV (Nevada), CA (Californie) et UT (Utah) ;)

Donc, mon trip s'est déroulé comme suit (en Toyota Corolla de chez Alamo)...

Vols AF et DL NTE-CDG-ATL-TUS

14 premiers jours à Tucson dans le cadre du salon mondial des pierres précieuses, gemmes, minéraux,
fossiles et météorites

16 derniers jours :

1)- Las Vegas et ses environs

J1 : Tucson (AZ) - Las Vegas (NV), avec pause déjeuner à Kingman, (AZ), puis visite rapide d'Hoover Dam (AZ/NV)

J2 : Las Vegas, visite de National Atomic Testing museum, puis visite du strip le soir

J3 : Las Vegas - Death Valley - Las Vegas

J4 : changement de voiture à l'aéroport de MacCarran (révision obligatoire pour l'ancienne) + dîner
au sommet de la tour "Stratosphere"

J5 : Las Vegas - Valley of Fire - Lake Mead - Las Vegas

2)- Direction le Grand Canyon ! :content:

J6 : Las Vegas - Flagstaff

J7 : Flagstaff - Grand Canyon - Cameron - Page

3)- Page et ses environs

J8 : repos bien mérité au motel, à cause d'un temps breton à Page :pluie:

J9 : prospection géologique le long de l'US Route 89 entre Page et Cameron, puis visite d'Horseshoe-Bend
au crépuscule

J10 : Page - Monument Valley (AZ/UT) - Page

J11 : Page - Bryce Canyon (UT) - Page

J12 : visite de Lower Antelope Canyon, puis randos à Toadstool Hoodoos (UT), dans Grand Staircase-Escalante
Nat. Monument, puis au Lake Powell / Glen Canyon (UT)

4)- Retour à Tucson et en France

J13 : Page - Sunset Crater Nat. Monument (volcans San Fransisco) - Meteor Crater - Phoenix - Tucson

J14 : préparatifs du retour, puis voir un meeting aérien "improvisé" à Davis-Monthan Air Force Base (Tucson)

J15 : TUS-LAX-CDG (arrivée à Paris J16)

J16 : CDG-NTE

Voilà ! Vous l'aurez vu, mon RT est particulier, car j'ai privilégié les excursions à partir de 2 bases (Las Vegas et
Page), dans le but de les organiser en fonction de la météo qui peut être capricieuse en février (neige !) sur
le Plateau du Colorado.

Pour un voyage de 31 jours, comptez au minimum 6500 € sur place pour une personne ! Sans compter 1000 € en plus que je n'ai pas touchés en cas de petits pépins imprévisibles.

- 950 € pour la location d'une Toyota Corolla durant 1 mois avec toutes les assurances incluses chez Alamo
- 1300 € pour se nourrir (Denny's, steakhouse...)
- 2300 € de motels et hotels (dont 1700 € rien qu'à Tucson, car c'est la saison haute en février là-bas)
- 1300 € de souvenirs (minéraux de qualité...), essence (pas chère, 20 dollars le plein en ville et 40 dollars
dans le désert chez Chevron) et Parcs payants non inclus dans le Pass annuel des National Parks (80 dollars).

Vol AF acheté en septembre NTE-TUS (durant les promos Air France de rentrée) : 1000 € A/R (contre 1200 en
temps normal).

Pour terminer ce premier post, une photo de Downtown Tucson et sa cathédrale Saint Augustin à l'architecture coloniale hispanique ! :super:

Début de ce carnet de voyage dès que possible, j'espère qu'il vous plaira !

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Benj44
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Re: Tucson (Arizona) et Ouest

Message par Benj44 »

Pour commencer mon carnet de voyage (désolé si je raconte un peu ma vie :mdre: ) :cool:

Il est exactement 5h50 du matin ce vendredi 31 janvier à l’aéroport international de Nantes-Atlantique. Me voilà enfin assis dans l’Airbus A320 d’Air France qui doit m’emmener en moins d’une heure à l’aéroport de Charles-De Gaulle. Je dois ensuite prendre ma correspondance pour Atlanta, dans l’Etat de Géorgie au Sud-Est des Etats-Unis, en Boeing 777-300ER. Puis, de là, prendre mon dernier avion en A321 de la compagnie Delta, pour la destination finale… Tucson en Arizona ! C’est enfin le début de mon plus beau voyage de toute ma vie, pour 31 jours, après toutes les péripéties de la veille… Comment ça ? Déjà des mauvaises nouvelles ?

Revenons un jour plus-tôt donc, jeudi 30 janvier. Je suis présent en salle d’embarquement en fin de matinée. Des agents d’escale arrivent en porte d’embarquement, l’air inquiet. Faisant le même métier qu’eux, dans le même aéroport, mais pour d’autres compagnies, je commence déjà à comprendre que je ne partirai pas à l’heure. Le téléphone sonne, ils décrochent, murmurent des propos qui m’inquiètent encore plus. Je me rends compte sans doute avant les autres passagers, que je ne partirai probablement pas le jour-même. L’heure tourne et à quinze minutes du départ, nous n’avons pas commencé l’embarquement ! Je décroche mon smartphone, j’ouvre mon application « Flight Radar », et je m’aperçois que l’Airbus, en provenance de Roissy, fait des « hippodromes » dans le ciel à l’Est de Nantes. Je comprends que je louperai ma correspondance pour Atlanta. Le verdict tombe enfin : le plafond nuageux est trop bas pour qu’il puisse tenter d’atterrir, l’avion se déroute à Rennes faute de carburant ! Aucun autre vol ne peut m’être proposé dans la journée via d’autres correspondances, pour que je puisse arriver en temps et en heure le soir à Tucson. Mon départ est repoussé à très tôt le lendemain. Sur le moment c’est un peu embêtant, mais vu le nombre de jours prévus sur place, ce n’est au final pas vraiment un problème. Et de toute façon la sécurité est une priorité, surtout dans l’aérien ! ;)

Deuxième étape de cette journée plutôt morose, est de contacter mon motel pour prévenir que j’arriverai le soir de la journée suivante…Et là, seconde mauvaise surprise ! Le motel n’a pas reçu de réservation à mon nom, malgré le fait qu’elle avait été confirmée en juin 2019 par une grande agence de voyage en ligne (SNCF) ! :hein: J’appelle donc le service client de l’agence (Oui SNCF), qui me redirige vers une autre agence (Expédia, vive la sous-traitance !) qui gère leurs litiges. Cette dernière, via plusieurs appels à plusieurs conseillers, me confirme pourtant que ma réservation est toujours d’actualité ! Entre temps, je rappelle le motel, et les gérants m’informent qu’ils ont racheté l’établissement aux anciens propriétaires ! Je comprends donc que ma réservation ne leur a pas été transmise. Autre gros problème : les prix ne sont pas les mêmes, je devrai payer 500 euros de plus que prévu ! :shock: Une conseillère d'Expédia les appellent pour négocier, rien n’y fait. On me propose de changer de motel. Impossible, car il faudrait que je change mon adresse d’arrivée sur mon ESTA (autorisation électronique de voyage, approuvée…ou non, par le Homeland Security américain, obligatoire en plus du passeport biométrique Français, ce qui évite d’avoir un visa), et à quelques heures de mon nouveau départ, c’est trop risqué ! De plus, malgré l’augmentation du prix, le petit-déjeuner n’était plus inclus contrairement au contrat initial, et l’année précédente, où j’avais séjourné dans le même établissement durant mon premier voyage à Tucson. :grrrr: :grrrr: :grrrr:

Une facture sera envoyée au retour de mon séjour à l’agence de voyage (SNCF) pour remboursement de la différence payée à mes frais, pour contrat de vente et prestation touristique non respectés de leur part. Il était nécessaire que je vous parle de ce problème hôtelier, car les motels changent fréquemment de propriétaire (et de nom). Il n’est donc au final pas conseillé de réserver une chambre longtemps à l’avance, mais plutôt 2 à 3 mois avant le début du voyage, il reste encore beaucoup de place malgré les 50 à 80 000 visiteurs attendus aux salons de Tucson, et on est quasiment sûr de ne pas avoir ce genre de déconvenue (c'est valable également partout aux Etats-Unis). On dit que les voyages forgent l’expérience et la jeunesse, cela m’a été une belle leçon ! :siffler:
Benj44
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Re: Tucson (Arizona) et Ouest

Message par Benj44 »

Mais retournons donc au lendemain, vendredi 31 janvier. Il est 5h50 du matin, le départ de l’Airbus est prévu à 6h15. Je suis exténué par les problèmes de la veille, mais tellement soulagé de pouvoir enfin partir et de revoir les Etats-Unis. Les derniers passagers prennent place à bord, l’ambiance est très détendue. L’agent de trafic (à ne pas confondre avec les contrôleurs du trafic aérien) donne au Commandant de bord la Loadsheet qu’il doit valider et signer. Ce précieux document est un devis de masse et plan de chargement de l’avion avec indication : du centre de gravité prévisionnel de l’appareil une fois chargé, du calcul prévisionnel du « taxi fuel » (carburant consommé au roulage jusqu’à la piste d’envol), du « take-off Mass » (masse au décollage), du take-off fuel (carburant consommé au décollage), du trip fuel (carburant consommé durant l’altitude de croisière), ou encore de sa masse à l’atterrissage. Il y a en outre le nombre de passagers par Genre (pour calculer une masse moyenne en fonction du sexe) et leur répartition régulière dans la cabine si le vol n’est pas plein, primordiale pour avoir un centre de gravité cohérant ! L’agent valide également le nombre de bagages en soute qu’il aura lui-même comptabilisé, et s’il est le même que nous, agents d’escale, lui avons transmis. S’il y a un bagage en trop, l’avion ne part pas et un nouveau comptage s’impose, et au pire une reconnaissance de bagages de la part tous les passagers ! Il est bientôt 6h15, les papiers sont signés, le ravitaillement en carburant terminé, les soutes à bagages se ferment, tout est en règle.

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Dans l'A320 à 5H50...

Le push-back de l’avion s’effectue une minute en avance, les pilotes commencent à allumer les deux réacteurs CFM 56 de l’A320. L’avion s’élance lentement sur le taxiway, en direction de la piste d’envol qu’il gagne au bout de cinq minutes de roulage, tandis que les hôtesses nous informent des traditionnelles consignes de sécurité en cas d’urgence. Rapidement, on a l’autorisation de décollage. Réacteurs à quasiment pleine puissance, rugissant dans la nuit, l’avion accélère rapidement pour atteindre la vitesse de rotation, et se cabre sans difficulté pour décoller en douceur vers le ciel… Dans seulement vingt-cinq minutes, l’avion amorcera sa descente vers la région Parisienne. Durant ce court vol, je ne peux m’empêcher de penser au voyage de mes rêves que je suis en train de réaliser. Quinze jours à Tucson, plus quinze jours à voyager en cow-boy solitaire dans ma voiture de location, à travers les différents déserts et sites touristiques de l’Ouest Américain.
Déjà que l’année dernière j’avais accompli mon premier rêve pour mon premier « Tucson mineral shows », et voyage aux Etats-Unis également, en y restant quinze jours… Mais là c’est durant un mois dans le pays que j’affectionne le plus, notamment pour ses paysages uniques et grandioses, ainsi que ses routes fascinantes. Il fait toujours nuit quand l’appareil atterri à Charles-De Gaulle. Il mettra vingt minutes pour gagner sa passerelle de stationnement au Terminal 2F.

Après environ trois heures d’attente au Terminal 2E, je peux enfin embarquer dans le plus gros bi-réacteur du monde, le Boeing 777-300ER. Quelques passagers portent un masque, le spectre du Cov-19 se faisant de
plus en plus ressentir depuis la mi-janvier !

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Boeing 777 vu depuis... un 777 !


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En Economy, plus de place pour les jambes qu'en Business...

A 11h locale, il s’élance avec lourdeur sur l’une des nombreuses grandes pistes de l’aéroport. Après un décollage parfait, l’avion prend la direction des îles britanniques, qu’il atteint rapidement, survole la côte Sud de l’Irlande, où de très fortes turbulences se font ressentir, alors que l’on a commencé notre déjeuner. Dans l’annonce de prévention de l’hôtesse, on peut entendre facilement dans le micro les objets valser, ce qui me fait rigoler, on se croirait dans un film ! Ce qui me fait moins rigoler, c’est mon verre de Champagne qui s’agite dans tous les sens… Viens maintenant la longue traversée de l’Atlantique Nord, face au vent à 780 km/h en moyenne, et à 11 km d’altitude. Au bout de cinq heures, nous commençons à survoler les premières terres de l’Amérique, en particulier le Labrador, complètement gelé et enneigé. Puis, le Boeing longe le fleuve du Saint-Laurent au Québec, et se dirige plein sud pour survoler la banlieue Ouest de New-York, qui se trouve malheureusement sous les nuages (comme l’année dernière !), puis Washington D.C., la capitale fédérale. Nous amorçons notre descente vers Atlanta au bout de 9h de vol. Quarante minutes plus tard, c’est enfin l’atterrissage à 14h30 heure locale avec cinq minutes d’avance, dans l’aéroport le plus fréquenté du monde et son « hub » géant des avions de la compagnie Delta. Lors de l’atterrissage, je ne peux que m’émerveiller de voir les autoroutes typiques Nord-Américaines, si particulières et géantes ! Après un atterrissage assez brutal, l’avion se dirige vers le terminal des compagnies internationales.

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Les terres gelées de Terre-Neuve et du Labrador

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Atlanta Hartsfield-Jackson international airport !!

Il est temps maintenant de passer l’Immigration ! Une fois sorti de l’avion, je m’empresse de rejoindre le hall où sont situés les différents bureaux des agents des US Customs and Border Protection. J’ai la chance d’arriver parmi les premiers (l'avantage d'Atlanta, bien que ça soit l'aéroport le plus fréquenté du monde, il n'est que le septième aéroport américain pour les vols internationaux, donc beaucoup moins d'attente à l'immigration qu'à L.A. sauf si vous êtes malchanceux en ayant eu un vol international avant le vôtre :snif: ). Je suis rapidement reçu par un agent, qui est lui-même supervisé derrière lui par un collègue qui lui donne des conseils. Il devait débuter dans le métier ! Après un interrogatoire plus poussé que l’année dernière, à cause de la durée assez longue de mon séjour pour un « touriste », et après s’être assuré que j’avais les moyens financiers suffisants pour subvenir à mes besoins durant mon séjour, il se met à tamponner mon passeport avec la mention « accepted, until 29th April 2020 ». Ouf ! J’étais admis sur leur territoire, je me fichais pas mal maintenant si mon dernier vol serait en retard ou pas… J’étais aux « States » et c’est tout ce qui comptait pour moi ! Je récupère ma valise en soute, pour la laisser ensuite sur le carrousel à bagages des vols intérieurs (les « connexion flights »). En effet, si jamais un passager était refusé par l’Immigration, cela aurait été dommage pour lui que sa valise voyage jusqu’à sa destination finale où il ne se serait malheureusement jamais rendu… J’ai cinq heures d’attente à Atlanta. Je repasse sans encombre la sûreté contrôlée par les agents du Transport Security Administration, puis me dirige vers ma porte d’embarquement pour le dernier vol, en prenant un métro souterrain.

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l'A321 que je prendrai dans peu de temps...

.Ayant beaucoup de temps, je m’amuse à déambuler dans le terminal, à observer les destinations du moment sur les portes d’embarquement : des cités classiques ou méconnues de l’Ouest, du Midwest, du Golfe du Mexique, ou encore du Tennessee et de la Côte Est. Le ballet des passagers et des avions est incessant ! J’ai une belle vue sur l’extérieur : un atterrissage et décollage toutes les moins d’une minute ! Le taxiway est embouteillé. La nuit commence à tomber, et je me dirige vers ma porte d’embarquement après avoir mangé des nuggets. J’y fais la rencontre de François Escuillié, paléontologue réputé dans sa profession, accompagné d’une journaliste. Ils ont pris le vol du début d’après-midi à Paris. Ils doivent tourner un reportage pour Arte, sur les fossiles et l’évènement de Tucson. Nous embarquons donc dans le même avion ! L’Airbus A321 bondé s’arrache de la piste à 20h30, pour un vol de trois heures et demie en direction de l’Arizona. L’appareil survole le sud du pays d’Est en Ouest, en passant par l’Alabama, le Mississippi, le sud de l’Oklahoma, l'ouest du Texas, le Nouveau-Mexique… L’Arizona est enfin en vue sur notre GPS ! Malheureusement, il fait nuit et je n’ai rien pu voir. Nous atterrissons à 22h10 heure locale, sachant qu’il y a deux fuseaux horaires en moins par rapport à la Géorgie, et moins huit heures par rapport à la France. Je reprends ma valise, puis me dirige vers la société de location de voiture. Une jolie Toyota Corolla compact noire en boîte automatique m’attend dans la pénombre du parking ! Il est temps de se diriger vers le motel, de payer ma chambre pour quinze jours (et 600 dollars/500 euros de plus que prévu), de profiter d’une nuit bien méritée et de tomber dans les bras de Morphée après un voyage de plus de 24h !

(la suite se week-end si vous êtes sages ! :lol: )
phoenix16
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Re: Tucson (Arizona) et Ouest

Message par phoenix16 »

Bonjour,

Cela promet un carnet avec des informations atypiques !
Je suis curieux de découvrir le salon avec tes explications.
Benj44
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Re: Tucson (Arizona) et Ouest

Message par Benj44 »

phoenix16 a écrit : 04 juil. 2020, 10:10 Bonjour,

Cela promet un carnet avec des informations atypiques !
Je suis curieux de découvrir le salon avec tes explications.
Bonjour Phoenix ! Merci !

Et parler également d'une région un peu trop oubliée des touristes français... Alors qu'elle vaut le détour ;)
Benj44
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Re: Tucson (Arizona) et Ouest

Message par Benj44 »

Après une nuit qui m’a été bénéfique en de nombreux points, je suis impatient de commencer ma journée. Etonnement, je vois que mon motel, situé le long de l’Interstate I-10, est aussi un « mineral show » contrairement à l’année dernière. Il n’est pourtant pas mentionné dans les guides et il est assez excentré par rapport aux autres lieux d’exposition-ventes. Il n’y a que trois exposants, chacun dans leur chambre. A ma grande surprise, je fais la connaissance de Rémy G. qui est l’un d’entre eux. C'est un négociant français qui vend exclusivement des minéraux de Madagascar, où il vit une majeure partie de l’année. Le visiteur pouvait se faire plaisir en achetant de belles tourmalines et fluorines à quelques dizaines de dollars... Sa chambre est littéralement transformée en « mineral show-room » ! Typique de l’atmosphère Tucsonienne !!

Mon motel est situé non loin d'une voie ferrée, je reconnais aisément les "klaxons" des locomotives
américaines, très différents des klaxons des trains d'Europe, faisant partie du folklore local. On se
croirait dans un film ou une série américaine... Je suis aux anges ! Ici, ce sont les convois de l'Union Pacific
qui circulent (les fameuses locomotives jaunes) !

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Juste en face de ma chambre...

Il est maintenant temps de prendre ma voiture, pour me rendre dans les expos situées au nord du Downtown de la ville, dont l’agglomération avoisine bientôt les deux millions d’habitant. Pour cela, je prends l’autoroute I-10 plein nord, direction Phoenix. Ici, ce sont des 2 x 5 voies lorsque la voie rapide se trouve dans la ville. Le revêtement de la route n’est pas toujours le même qu’en France ou en Europe : il est généralement gris, cela fait penser à une sorte de béton, et il provoque un sifflement particulier sous les roues de la voiture. Lorsque la route se trouve d’un coup en goudron, il est souvent très abîmé, on a l’impression qu’il est presque en train de « fondre », ce qui fait « grincer » les roues. Ce goudron abîmé est certainement dû aux fortes chaleurs de l’été sur la région (entre 37 et 45°C à l’ombre en moyenne). Respectant la vitesse maximale autorisée de 65 miles/heure (elle est de 75 miles lorsque l’autoroute est en pleine campagne), soit 105 km/h, je me fais régulièrement doubler par les véhicules, y compris par les camions qui, dans ce pays, ont le droit de rouler à la même vitesse que les voitures ! En fait, il y a une tolérance plus ou moins officielle de 10 miles au-dessus de la vitesse maximale, du coup on a le droit de rouler plus vite ! La sortie « Speedway Blvd » pointe son nez à l’horizon, il est temps que je m’insère prudemment sur la voie de droite, car ici, les américains adorent doubler par la droite, ce qui est toléré ! J’arrive rapidement à une intersection où les feux de circulation sont situés de l’autre côté de celle-ci (typiquement américains, comme dans les films !). Malgré le feu rouge, je tourne à droite, car aux Etats-Unis (sauf dans certains Etats), on a le droit de griller le rouge si l’on veut tourner à droite : à la condition de marquer un « stop », de céder le passage aux véhicules ayant le « vert », et surtout vérifier qu’il n’y a pas un panneau « no turn on red ». Les rues et boulevards de la ville sont souvent des 2 x 2 voire 2 x 3 voies, et on y circule généralement entre 60 et 80 km/h (sauf dans le Downtown où l'on circule lentement), contrairement aux 50 km/h en France. Mais ici, la conduite est souple, il y a une très grande courtoisie au volant entre les conducteurs, même envers celui qui a involontairement fait une erreur.

Tout le contraire de l’Europe (pour ne pas citer que la France…) où la conduite est généralement agressive. Durant mon séjour, je n’ai dû entendre que cinq coups de klaxons pour une agglomération plus grande que Lyon… La ville a été construite (comme pour la majorité des villes américaines) en laissant la place aux voitures. Contrairement aux villes françaises et à d’autres villes européennes où tout a été fait depuis trente ans pour chasser les voitures de la ville en laissant la place et voies aux transports en commun, provoquant des bouchons gigantesques et des nuisances. Ici, tout est fluide et on est que rarement réellement bloqué lors des heures de pointe (en mettant de côté les mégapoles telles que Los Angeles, New-York ou Chicago). Pour celles et ceux qui n’ont jamais mis les pieds à Tucson, ou aux Etats-Unis, vous êtes maintenant au courant de certaines pratiques de la conduite américaine, qui est fort agréable lorsque l’on a intégré certains de leurs codes ! Je m’engage maintenant à gauche à North Oracle Road, pour arriver trois minutes plus tard à l’un des nouveaux hauts lieux du "show" de Tucson. Ce lieu, situé à proximité de ce grand boulevard long de 15 à 20 km (!), regroupe différents shows de minéraux, gemmes, fossiles et divers hangars abritant des grands marchands qui proposent jusqu’à 75% de réduction sur leur produits. Ouverts uniquement du 30 janvier au 15 février chaque année, durant le salon mondial.

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North Oracle Road, lors du seul jour de grisaille...

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Orage sur les Santa Catalina Mountains (2800 m), vu depuis North Oracle Rd

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Même orage, vu depuis un autre boulevard...
Benj44
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Re: Tucson (Arizona) et Ouest

Message par Benj44 »

Quelques photos... Beaucoup de spécimens sont à des prix astronomiques, on y vient juste pour
les yeux (c'était mon cas je vous rassure^^)... La plupart à des prix à 5 chiffres... parfois 6 chiffres... (les étiquettes "POR"). Certains minéraux peuvent dépasser plusieurs millions de dollars... Mais rassurez vous, on peut se faire plaisir avec 100 dollars ;)

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La suite du carnet plus tard dans la journée ou demain ;)
Benj44
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Re: Tucson (Arizona) et Ouest

Message par Benj44 »

Après avoir vu temps de merveilles, salué des amis sur place, je décide de sortir du cadre des expositions
pour profiter du cadre agréable que nous offre la ville : ses cactus !! C'est le pays du cactus, en particulier
du Saguaro ! Il est également présent dans la région de Phoenix plus au nord, mais en plus dispersé. Il
adore l'altitude moyenne, aussi dès que le relief se met à grimper, même très légèrement, on se retrouve
dans une véritable forêt de Saguaro ! Je suis donc allé faire une petite randonnée sur les pentes du Mt Kimball
dans les Santa Catalina Mountains. :cool: :plage:

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Vue sur Tucson et ses quartiers Nords chics au crépuscule depuis le trail de Mt Kimball

A l'Ouest de Tucson, dans les petites montagnes volcaniques (Tucson Mountains), se trouve le fameux
Saguaro National Park... Avec une faune et une flore très diversifiées, plusieurs espèces de cactus !
Il fait partie intégrante du Désert de Sonora. Photos de 2020 mais aussi 2019 :

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Gate Pass au crépuscule, avec vue sur Tucson Nord et les Santa Catalina mountains granitiques au fond...
J'y ai rajouté un cadre noir, je trouve que ça fait plus fun !


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La suite dès que possible ! J'espère que cela vous plaît ! :)
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Lorax
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Re: Tucson (Arizona) et Ouest

Message par Lorax »

Je m'installe :)

Intéressant le salon. Ma femme adorerait. Tu y reste bien longtemps ! Pas ennuyant après un certain temps? Bon je suppose que si tu es passionné le temps passe vite ^^

A Chicago ils ont une collection de minéraux extraordinaire au musée d'histoire naturelle si jamais. J'avais bcp aimé !

Vivement la suite en tout cas :)
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