Jour 10 : Jeudi 30 août 2019
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Comme presque tous les matins quand je me réveille, je prie pour que le soleil ne soit pas trop violent aujourd’hui…

un petit nuage pour le cacher ça m’arrangerait. J’ouvre le rideau… Ahhhhhh grand bleu.
Bon au moins on est sûr de pouvoir faire une partie de la rando
Wire Pass et
Buckskin Gulch. Je dis une partie car ce dernier est long de 19 kilomètres. C’est clair qu’on ne fera pas tout !
Après avoir petit-déjeuné et préparé tout ce qu’il nous fallait, on passe au safeway tout proche afin de prendre un pique-nique pour ce midi.
Après ça en route… Je l’attendais avec impatience cette rando. Sur photos elle a l’air superbe.
Une heure de route nous sépare du début du trail. Il y a d’abord 30 minutes sur la route classique, puis 30 minutes sur la House Rock Valley Road qui est une piste.
C’est assez long 30 minutes sur piste…. Mais elle est en très bonne état. C’est juste que ça sautille pas mal dans l’habitacle.
On se gare sur le petit parking à droite… je sais plus trop mais il me semble que c’est bien indiqué.
Il y a déjà quelques voitures sur le parking. Il me semble d’ailleurs que c’est le même parking que pour la visite de
The Wave.
On prépare nos 6 dollars par personne pour les mettre dans la boîte en self-service. Ce sont les droits d’entrée pour pouvoir randonner. Bon la boîte est pleine à craquer. On pousse tant qu’on peut pour mettre le fric mais y’a pas moyen, c »’est déjà compressé. Bon ben sorry mais on ne peut pas payer. On va peut-être pas laisser l’argent par terre.
Allé c’est parti… Mummm le soleil me tape déjà bien sur la caboche.
Disons qu’on va être en plein soleil pendant quasiment 1h00 avant de pouvoir enfin entrer dans le canyon.
Tout ce qui nous entoure est magnifique… et encore plus appréciable seulement tous les 3.
Y’a encore une fois pas âme qui vive.
Juste avant d’arriver dans le canyon, on croise un couple de soixantenaire environ. Ils sont en train de sortir du canyon et nous on y entre. La dame a énormément de difficultés à marcher. Elle a dû avoir un accident et à une jambe qu’elle traîne.
Elle marche hyper lentement du coup… et sous ce soleil

Je ne sais pas comment ils ont fait pour arriver là déjà. C’est du courage ou de l’insouciance ? J’ai quand même envie de dire du courage.
On papote un peu avec eux. On comprend qu’ils ont fait demi-tour car il y a un passage périlleux avec une échelle et qu’ils n’ont pas su l’emprunter. Ils vont donc contourner pour pouvoir accéder à
Buckskin Gulch… Euh ça fait un détour de combien de kilomètres ça ?
J’espère qu’on pas les retrouver desséchés la semaine prochaine.
Bon, une fois à l’intérieur, l’ombre nous fait un bien fou. Et qu’est-ce que c’est beau.
Alors effectivement on arrive au fameux endroit avec l’échelle… et le problème c’est que l’échelle ne nous fait pas monter mais descendre… c’est donc pire. On craint la chute.
L’échelle n’est vraiment pas stable. Déjà elle n’est pas fixé au sol, du coup elle bouge grave. En plus c’est genre une échelle que l’on peut trouver sur les balançoires de gosses, avec deux bouts de bois pour poser ses pieds et deux ficelles sur les côtés. Aîe.
Tu crois que c’est simple comme ça, mais quand il faut se lancer, on s’y reprend en plusieurs fois et on hésite pas mal.
Alexis descend le premier et aide Benji. Euh franchement tu tombes, tu te pètes une jambe… ou les dents. Ça parait pas comme ça mais c’est haut.
Ouf on arrive tous les 3 en bas en entier. J’espère qu’on parviendra à remonter.
On continue notre chemin.
Par contre je ne sais pas à quel moment on sort de
Wire Pass et on entre dans
Buckskin Gulch. Je mets donc des photos dans l’ordre chronologique de la rando.
On alterne entre dedans et dehors…
Plus on avance et plus le canyon est haut… c’est hyper impressionnant.
Franchement c’est grandiose.
On se trouvera un superbe coin pour manger… Punaise y’a pire comme décor.
Après cette petite pause on explorera le coin. Y’a de la verdure ici.
A cet endroit, on croisera un petit groupe de 4 ou 5 personnes.
On décide ensuite de faire demi-tour… la rando n’étant pas une boucle, on revient donc sur nos pas.
Même avec l’ombre des falaises, il fait tout de même très chaud. Je marche à mon rythme.
Nous revoilà devant la fameuse échelle et voilà qui on retrouve devant ?...notre couple de soixantenaire !
Punaise ils ont fait comment pour arriver là… car ils ne sont pas descendus par l’échelle.
Bref… ils veulent remonter maintenant pour éviter de refaire un détour. Va falloir qu’on les aide.
On remonte déjà tous les 3 non sans mal. Ensuite, faut remonter la dame. Elle parvient pas à s’appuyer sur sa jambe handicapée. Va falloir qu’on la remonte à bout de bras. Benji et moi on lui attrape chacun un bras et on la traîne. Punaise elle fait le poids d’un poney mort et en plus ne nous aide pas du tout. On lui a sûrement fait un peu mal car son corps a frotté contre la pierre mais pas trop le choix. Ouf elle est en haut.
Reste le monsieur maintenant. On récupère tous ses sacs pour commencer et ensuite on l’aide à garder l’équilibre pour remonter. Mais il se débrouille plutôt bien.
Je comprends toujours pas ce qu’ils faisaient là, et surtout comment ils comptaient remonter car c’est certain que tous les 2 ils n’auraient jamais pu.
On est content d’avoir pu les aider… et on voit que malgré le handicap de la dame, ils ne renoncent pas aux randonnées.
On ressort ensuite du canyon pour retrouver la fin du trail sous un soleil de plomb. Encore une heure Mélanie…
Punaise j’ai chaud. Je suis obligée de me verser de l’eau sur la tête de temps en temps car ma tête est comme une cocotte-minute.
On finit par regagner le parking… tout ça nous aura pris plus de 4 heures.
Ce fût un truc génial…
Il faut maintenant se retaper les 30 minutes de piste.
Avant d’arriver sur
Page, on s’arrête à un point de vue sur le lac.
On rentre à l’
hôtel vers 16h00, et on y restera à profiter de la piscine jusqu’au soir. On y passera un très bon moment…
On ressortira pour dîner, et grâce aux commentaires sur le forum, on essaiera le Fiesta Mexicana.
Bon alors moi déjà j’adore la bouffe mexicaine… on s’est régalé. Les garçons ne mourront pas de soif.
