Calakmul (1 nuit)
Demain nous visitons Calakmul avec Luis un guide parlant français et mondialement connu sur les forums mexicains en tous genres
J’attends cette visite avec impatience… le site à l’air magnifique, en pleine jungle et isolé de tout.
Pour que vous vous rendiez compte, depuis l’entrée de la réserve de Calakmul (sur la route principale) jusque l’entrée du site, il y a 1h30 de
voiture.
Le « ville » la plus proche Xpujil est à 45 minutes de
voiture de l’entrée de la réserve. Autant vous dire que ça fait de la route.
Comme on a rendez-vous à 6h00 avec Luis demain matin, on opte pour une nuit au plus près de l’entrée. Au départ je pensais dormir à Xpujil mais rajouter 45 minutes de route aux 1h30 déjà prévu, ça fait beaucoup… surtout quand t’as rendez-vous à 6h00 du mat’.
Donc revenons à nos moutons… nous quittons Mahahual à regret pour nous rendre à Conhuas, là où l’on dormira ce soir. Nous avons 3h30 de route mais gagnerons une heure à notre arrivée avec le décalage horaire.
Nous devons rejoindre des gens à notre étape de ce soir que nous ne connaissons pas encore.
En effet, la veille, j’ai été contactée par un couple de français via Whatsapp. C’est l’agence Secretoo par laquelle nous avons réservé la visite de Calakmul qui leurs a donné mon numéro.
Ils veulent eux aussi réserver l’excursion pour demain mais n’ont pas de moyen de locomotion. Ils sont en mode
Routard. Ils nous demandent donc si on est d’accord pour les prendre avec nous et proposent de partager les frais d’essence.
Je ne dis pas de souci mais les informe que nous dormons au plus près du parc et que nous ne partons pas de Xpujil. Vu qu’ils n’ont encore pas réservé d’hébergement, ils me demandent le nom de notre
hôtel et par chance il y a encore de la place. Ils réservent donc le même que nous.
Je leur propose de les ramasser sur le trajet entre Bacalar et Calakmul s’ils sont dans le coin mais ils viennent du sud-est donc pas possible.
On doit donc se retrouver ce soir à l’
hôtel.
Bon ce n’est pas le tout mais on a de la route à faire… let’s go !
Nous traversons Bacalar où nous reviendrons demain soir.
On passe des tous petits villages de rien du tout… C’est vraiment typique.
Nous nous arrêterons à Xpujil pour prendre quelques provisions. On sait qu’il n’y a rien à vendre sur le site de Calakmul donc on prévoit.
Cette ville est toujours aussi « étrange » … nous y sommes passés pour manger en 2019 et il y a toujours cette atmosphère bizarre que je ne peux expliquer.
Après Xpujil, nous nous arrêtons au site archéologique de Becan… Un site maya lui aussi paumé et où on est quasiment seuls. Il n’y a qu’un groupe de 4 touristes… français eux aussi.
Nous nous acquittons de l’entrée… dont je ne me souviens plus du prix mais ce n’est pas cher du tout. J’avais noté 65 pesos par personne sur mon book et je ne suis même pas certaine d’avoir payé ce prix-là.
Le site est très beau et il est autorisé de grimper sur les monuments.
Après avoir bien exploré le site, nous reprenons la route jusque notre étape du soir.
Nous allons passer la nuit dans une petite cabane au confort spartiate.
Nous ne trouvons pas grand monde sur les lieux à notre arrivée… Je descends de la
voiture et cherche quelqu’un. Un jeune homme vient à ma rencontre. C’est lui qui s’occupe de recevoir les clients. Il ne parle pas un mot de français, on se débrouille avec google traduction.
Hébergement à Conhuas pour 1 nuit
Cabanas Calakmul
51 euros la nuit petit déjeuner compris
Mon avis sur l’hébergement :
Les + :
-Chose indispensable : sa localisation. Au plus proche de l’entrée de la réserve de Calakmul (2 minutes en
voiture).
-L’accueil : personnel très serviable.
-Le petit déjeuner : il est préparé à emporter si on le souhaite ce qui est super car souvent à 5h30 t’es pas au top pour t’engloutir un petit-déj. Et en plus petit déjeuner très bon.
-le restaurant : l’
hôtel dispose d’un petit restaurant, très agréable et nourriture excellente pour pas cher. Je ne peux que recommander d’y manger. Toute façon dans le coin y’a rien.
Les - :
-La cabane : bon je vais dire que c’est un point négatif même si ce n’est pas de leur faute mais mon dieu la moiteur de la cabane.

C’était propre je n’ai pas à dire mais quand tu te glisses dans des draps moites le soir, ce n’est pas la meilleure sensation. Au moment de se doucher, juste un minuscule filet d’eau, impossible donc de se laver. Comme il était bien 22h, on n’a pas voulu déranger le personnel... qu’on n’aurait sûrement pas trouvé de toute façon.
Du coup, on a fait à la lingette… je vous assure que je vais la savourer la prochaine douche.
-Le bruit : on est en pleine campagne mais en bord de route... du coup, toute la nuit on entend les poids lourds passer. Horrible ! Pensez aux bouchons d’oreilles.
Rajouter le coq qui hurle toute la nuit et le chien qui aboie, on a très mal dormi.
Quelques minutes après avoir pris possession de notre cabane, un couple s’approche de nous…
Romain et Laëtitia, nos 2 compatriotes avec qui l’on va faire la visite de Calakmul.
On fait connaissance sur le pas de la porte de la cabane… où l’on restera… bien 2 heures à discuter !

Disons que ça a matché tout de suite avec eux.
Au bout de 2 heures à discuter, un autre couple s’approche de nous… Ah tiens ils parlent français aussi ! Mais cette fois ce sont des suisses, Stéphane et Yamina.
Ils feront également la visite de Calakmul demain. On décide de tous aller manger ensemble au restaurant car la nuit est tombée.
Nous y passerons un excellent moment à parler de nos vies, de nos voyages…
La nourriture est excellente par contre le service très très long comme souvent au Mexique.
Le lendemain nous rejoignons Luis… un sacré personnage celui-là. Très sympa et connaissant le site sur le bout des doigts.
Nous avons payé une trentaine d’euros par personne je crois… je ne me souviens plus trop. En plus, il a fallu rajouter les divers frais d’entrée dans la réserve.
En route… on s’arrêtera sur le trajet afin d’aller à la rencontre des animaux et surtout des singes. Plus de chances de les voir à l’aube lorsqu’ils se réveillent.
Les photos suivantes ont été prises par Stéphane qui est photographe à ces heures perdues et qui a un appareil photo de malade.
Place maintenant à la visite du site.
A noter que nous n’en visiterons qu’une toute petite partie. Il y a des parties du site qui menacent de s’écrouler donc interdite au public. Pour le reste et bien ça n’a pas encore été découvert. En effet, la première exploration de ce site a été faite en 1932, mais ce n’est que dans les années 80 que des fouillent à grande échelle ont été réalisées. Il reste encore beaucoup à découvrir.
Ce que nous voyons et apprenons est un délice.
Et que dire de la vue depuis les pyramides
Nous serons restés avec Luis de 6h00 à 12h00 environ.
Il est temps maintenant de quitter l’endroit ainsi que Luis.
Nous quittons également Yamina et Stéphane qui eux partent pour Campeche à l’ouest alors que nous prenons la route pour l’est vers Bacalar. Nous les laissons avec un petit pincement au cœur.
Nous ne partons pas seuls puisque nous emmenons avec nous Romain et Laëtitia pour qui la prochaine étape était justement Bacalar. On va pas leurs faire prendre les transport en commun quand même !
Pour la petite histoire : Romain et Laëtitia sont originaires du Sud de la France. En 2019, ils décident de faire un tour du monde. Départ prévu en mars 2020. Vous voyez la catastrophe
Ils vendent leur maison, leurs voitures, quittent leur boulot respectif… et… putain de Covid !
Laëtitia a donc pas mal déprimé car le tour du monde n’était plus réalisable.
Ils se décident donc à partir s’installer quelques temps à la Réunion. Ils y trouvent du boulot et un logement.
Au bout d’un an et demi, quelques frontières se rouvrent. Ils s’envolent pour le Mexique en mode sac à dos. Leur but, passer de pays en pays au gré du vent pendant 4 mois.
Après ça, ils rentreront se réinstaller en métropole auprès de leurs familles.
Mon avis sur Calakmul :
Visite à faire lors d’un passage dans cette région du Mexique.
Site encore peu fréquenté mais j’ai bien peur que ça ne change.
Luis a été un super guide, il parle parfaitement le français et connait son sujet.
Il a l’œil pour réparer les bêbêtes.
C’est isolé certes mais ça permet de voir autre chose qui ne ressemble surtout pas à Playa Del Carmen ou Tulum.
Le confort n’était pas forcément au rendez-vous mais Calakmul nous a permis de faire des rencontres humaines inoubliables
