La suite! La suite!
Bon allez d'accord.
Nous quittons donc Tulsa en ce matin du
13 juillet après un super petit déjeuner au resto-café de notre couch surfeuse.
Dans le resto on attire l'attention de notre voisin de table, venu déjeuner avec son fils qui s'apprêtait à partir en France pour quelques mois d'études si ma mémoire est bonne. Décidément, on s'en jamais senti aussi proche de la France qu'à Tulsa! Le type très sympa nous annonce qu'après, la route vers l'ouest c'est TRÈS plat. Il ne mentait pas.
On s'enfonce dans les grandes plaines, les vraies, le fin fond de l'Amérique c'est ici.
Sur la route, toujours aussi défoncée, on traverse un ancien «champ» de derricks
Et puis on s'arrête chez un vieux monsieur, marathonien (comme mon chéri, ils passeront un bon bout de temps en parler) et ce monsieur a aménagé un grand hangar de plein de modèles réduits d'icônes de la 66. On s'arrêtait pour jeter un oeil mais comme souvent sur la route, ça s'éternise! Le monsieur nous reçoit comme des rois, nous offre coca cola, Mr freeze et autre à volonté et nous raconte sa vision de la route 66. Encore une chouette rencontre
On fait ensuite une pause à la round barn, une ferme comme il en existait beaucoup sur la Tornado alley, les vent ayant moins de prise au vent sur un bâtiment rond
et la charpente:
Et là, nous arrivons à Oklahoma city, sous une chaleur absolument insupportable. On se dirige dans le quartier western, et bien de toute ma vie c'est la première fois que je me sens marginale parce que je ne suis pas déguisée en cowboy...
Après un bon steak (quand même) dans un resto climatisé (fiou) on rentre dans une boutique de santiags et chapeaux de cowboys, histoire de voir... un authentique cow boy nous laisse passer devant lui. Il est tout équipé: chapeau, chemise à carreaux rentrée dans le jeans, boucle de ceinture avec un cheval (ou un taureau, ou les deux), et le jeans rentré dans les santiags. Il est accompagné de son rejeton d'environ 8 ans, tout aussi bien habillé. Le type nous toise et nous sort je ne sais plus quelle remarque du genre «hey des étrangers!». Vous voyez un peu comme dans les lucky luke, quand un étranger se pointe en ville...
Il n'y a rien de méchant mais on ne se sent vraiment pas chez nous, pour la première fois. Et il se trouve que le type emmenait son gamin venir se faire cirer les bottes, à l'ancienne (et par un noir pour compléter le tableau cliché)
Bref on ne s'attarde pas trop, on se fait klaxonner par un camionneur au physique de ZZtop et remonte dans la voiture en essayant de ne pas rester collés aux sièges en cuir brulants de la voiture et on traverse Oklahoma city, à 15h. Je pense qu'on a vu 2 personnes.
On arrive finalement à Red Rock Canyon, un tout petit canyon bien sympathique sur le bord de la 66 qui nous donne un avant goût des parcs. Premier camping, dans le fond du canyon pour une dizaine de dollars l'emplacement grand comme un parking de supermarché .
La jolie mante religieuse m'a sauvagement sauté dessus juste après la photo... on aura aussi croisé quelques araignées que j'avais d'abord pris pour des criquets vu la taille... et également un tatou!! (malheureusement pas de photo, c'était de nuit)
La nuit est tout simplement atroce, on suffoque, on sue à grosses goûtes sans bouger mais impossible de laisser la tente ouverte face à la menace arachnide. Un très gros orage dans la nuit nous sauvera d'une cuisson certaine. On est passés de 35 degrés à 21h sans air à un pénible 20 degrés le lendemain matin...