Jeudi 3 août : Une première journée à San Francisco (Alcatrz, Fisherman Wharf, Lombard Street)
Nous avons passé une excellente nuit. Le quartier de ce petit
motel est vraiment super calme. Nous avions besoin de repos.
Un petit café dans la chambre. Pour le petit-déj, nous verrons en ville. Nous avons pris la marge nécessaire pour aller jusqu’à l’embarcadère D’
Alcatraz City Cruise et devrions avoir du temps pour grignoter un peu avant d’embarquer à 10h10.
Forcément, l’histoire de la console revient sur le tapis. Toujours pas de réponse aux deux mails. Je prends mon courage à deux mains et appelle l’
hôtel, comptant sur ma petite troupe pour m'aider à comprendre et me faire comprendre. Nous parlons un peu anglais, mais sommes très loin d’être fluent. Au téléphone c’est encore plus compliqué, surtout avec le haut-parleur. Une première personne à l’accueil… On me passe ensuite une première responsable du ménage, puis une autre… Ça tourne un peu en rond. On nous rappellera s’ils retrouvent quelque chose…
Mon fils est très déçu. Je mets les points sur les i en disant que je ne voulais plus entendre parler de cette console aujourd’hui. Tout espoir n’est pas perdu, même s’il est mince. Je lui promets de ne pas lâcher et de rappeler d’ici deux jours si rien ne se passe. En attendant, il nous faut profiter ! Ce n’est que du matériel après tout, même si c’est très important pour lui…
Nous lançons Google Maps pour connaître le trajet le plus simple et nous filons.
J’en profite ici pour faire un point transports en commun à SF. C’est le meilleur système que nous ayons pu rencontrer en voyage. Et cela pour de nombreuses raisons : facilité d’utilisation, coût et forfaits possibles, suivi de l’arrivée des bus dans Google Maps hyper précis. Un exemple à suivre !
Tout se passe sur l’application MuniMobile. Il est possible de sélectionner des billets à l’unité (2,50 $), des pass journaliers (avec (13 $) ou sans (5$) Cable Car) et des billets cable car uniquement (8$). L’achat se fait en quelques clics et le paiement avec Apple Pay très facile. De même, la validation des billets est super simple. Comme nous ne savons pas encore si nous prendrons le Cable Car ou si nous reprendrons les transports en commun dans la journée, nous prenons des billets à l’unité.
Sur Google Maps, lorsqu’on sélectionne un trajet, on connaît le délai d’attente. On voit les bus suivants et le temps qu’ils mettront à arriver. C’est vraiment génial !!!
Bien évidemment, nous arrivons au bord des quais avec une bonne avance. Peu de commerces sont ouverts. Nous choisissions la boulangerie Boudin, le point de vente du Pier 39, pour le petit-déj. Nous savons que nous y reviendrons pour le déjeuner. Ici, c’est service au comptoir, mais un TIP est proposé. N’osant pas refuser, je validerai toujours 15% dans ces cas-là. Mon mari sera moins généreux : pas de service à table, pas de TIP !
Nous rejoignons le Pier d’embarquement pour
Alcatraz. Tout est bien organisé.
Il ne fait vraiment pas chaud. Je suis contente d’avoir mon pull à l’effigie de la Statue de la liberté. Le plus jeune de mes fils arbore fièrement le sien aux couleurs de Nintendo NY. Mon mari et mon fils aîné n’ont pas voulu de pull. Pour le moment, ça va. Ils sont plutôt du genre Vikings. Ils feront moins les fiers sur le bateau.
Bien évidemment, malgré la fraîcheur, je ne reste pas à l’intérieur et je ne reste pas assise. Je veux voir toute la traversée et pouvoir faire quelques photos.
La vue dégagée sur le
Golden Gate, ce ne sera pas pour aujourd'hui...
C’est un régal. J’ai du mal à croire que tout ça est réel. Je mettrai pas mal de temps à réaliser que ça y est, ce voyage dont j’ai longtemps rêvé est bien en train de se faire.
Arrivée sur l’île, nous écoutons un peu la ranger qui nous accueille, puis nous suivons les indisciplinés qui commencent à grimper. De toutes façons, suivre les explications tout en anglais avec du brouhaha autour ne sert à rien. Nous avons toutes les infos dans le roadbook et les fiches roadtrippin sur l’application. Nous pourrons relire toutes ces informations plus tard.
J’en profite pour faire un aparté roadbook. J’ai eu le temps de les peaufiner depuis que ce voyage est prévu (Initialement, nous pensions partir en 2021). Oui, j’ai 4 roadbooks de plus de 200 pages chacun. J’ai rassemblé toutes les étapes guidage et toutes les infos sur chaque lieu. J’avais même prévu des mots croisés, énigmes, coloriages et anecdotes insolites pour mes garçons qui auraient été plus jeunes si nous étions partis comme prévu.
Depuis plusieurs années maintenant, je n’imprime plus mes roadbooks. Je les crée sur Word avec plein de liens hypertextes pour naviguer facilement à l’intérieur du document et je convertis en PDF. J’emporte des versions numériques : chacun a la sienne sur son téléphone et je mets une copie sur l’ipad. Avec l’apple pencil (ou un stylet basique, ceux d’Action sont bien pour une douzaine d’euros), il est possible d’écrire sur ce doc numérique.
Nous récupérons les audioguides et commençons la visite. L’audioguide est vraiment passionnant. Ce n’est pas un scoop. Ce n’est ni trop long, ni trop court. Juste ce qu’il faut.
Alcatraz n’était pas la visite que j’attendais le plus. Pourtant, j’ai adoré. Vraiment !
Pas trop d'attente au retour (moins qu'au retour de Liberty Island à NY). Je reste à l'intérieur cette fois-ci.
De retour sur la terre ferme, nous avons très faim. Direction la boulangerie Boudin, sur le Pier 39, pour déguster des clams chowders. Si on nous avait dit que nous apprécierions une soupe, qui de plus est en été, nous ne l’aurions jamais cru. Pas très fans de soupe dans la famille... Mais là, on a tous adoré. Sauf mon numéro 2 qui a préféré une pizza… L’ambiance, le lieu, la fraîcheur… Et la soupe qui est quand même bien épaisse et très bonne.
Une fois repus, nous avons continué à nous balader sur le Pier 39. Toutes les boutiques sont un peu les mêmes. Ça sent la boutique pour touristes. Même si nous ne faisons pas d’achats, nous apprécions l’ambiance. Au bout du Pier, on retrouve la vue sur
Alcatraz. Nous continuons ensuite en direction des pontons où viennent se prélasser les lions de mer. Deux seulement sont là. C’est peu, mais suffisant.
Nous continuons à longer les quais puis nous empruntons Jefferson Street. Là encore beaucoup de boutiques. L’ambiance est détendue. Nous aimons bien. Nous voyons tous les passants avec le même sachet plastique jaune. Nous trouvons ça curieux. Nous finissons par trouver d’où ils sortent tous : une boutique vend des sweats à capuche SF à 10$, prix défiant toute concurrence. Il y a toutes les tailles et toutes les couleurs. Qualité basique, mais pas mal. Les deux vikings en profitent pour s’équiper. J’en rajoute un pour moi. Il y a également une boutique de bonbons (chaîne It Sugar) proposant un choix astronomique. Les deux ados se laissent tenter. Les adultes d’abord raisonnables finiront par piquer dans leurs sachets… Il faut dire que ça fait envie.
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Etape suivante : le musée mécanique. Là, on n’a plus parents et ados, mais 4 gamins aux yeux qui brillent. On a adoré. L'entrée est gratuite, les machines et jeux sont payants. Des machines permettent de faire la monnaie. Les prix sont vraiment très bas. Les ados sont partis vers ce qu’ils connaissent : les jeux type salle d’arcades. Nous passons un moment devant les automates anciens, faisant fonctionner quelques-uns. Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas joué au flipper. On s’amuse bien. On y passe bien plus de l’heure prévue. Savoir lâcher le roadbook et profiter. Rien de tel.
Il a fallu lutter pour partir.
La suite de la balade nous conduit vers la plateforme de retournement du Cable Car Powell & Hyde.
Je sais déjà que c’est un truc qui va m’énerver. J’ai très envie de faire un tour en Cable Car, mais je n’ai pas envie de passer des heures à attendre. Je sais que ma troupe d’impatients ne validera pas. (Je me souviens aussi de Lisbonne et de la longue attente pour le Tram 28 qui n’a pas été à la hauteur de mes espérances.)
En arrivant sur place, je me rends compte que j’avais raison : une file interminable attend son tour. Je confirme bien à tous que nous n’attendrons pas. Je voyais déjà leurs regards inquiets... Nous assistons à la manœuvre de retournement. Finalement, ma frustration n’est pas si grande. J’ai déjà apprécié ce moment et ça me suffit.
(Spoiler : On fera notre tour en Cable Car le lendemain. Astuce ou chance ? On n'attendra pas du tout. Il va falloir patienter un peu pour plus d'infos.)
En plus, j’ai promis une glace chez Ghiradelli. Elles sont très réputées. Nous sommes à côté.
Là encore, il y a beaucoup d’attente. Mon fils regarde la carte affichée à l’extérieur. Il revient, les yeux ronds comme des soucoupes : plus de 15$ le sundae. Son frère renchérit. Mais maman, on ne va pas manger une glace à 15$ ! C’est vrai que j’avais noté l’adresse et la réputation. Mais je n’avais pas vérifié les prix. Voyant que personne n’est motivé, ni par l’attente, ni par les tarifs, hors taxe en plus, je n’insiste pas. Ils me faisaient bien envie ces sundaes, mais là j’avoue que je ne sais plus quoi penser. Je ne sais pas si parmi vous certains y ont goûté… Nous pas… En prendre un à partager nous a même pas effleuré l’idée…
Pour la suite, j’avais prévu de rejoindre Lombard Street, en transports en commun ou à pied.
Je vérifie le chemin sur Google Maps. C’est tout proche. Mais je trouve le temps long pour la distance donnée. Je comprends mieux lorsque je regarde dans la bonne direction : ça grimpe. Tous décident d’y aller à pied. Ça nous fera les mollets ! Je confirme ! Pas sûre que le choix ait été le même en connaissance de cause…
Une fois sur place, nous restons un moment à voir le ballet des voitures. Pas trop envie de tenter le truc avec notre monstre. Pas assez l’habitude de le manier. On verra ça en quittant SF. Finalement, on n’y pensera pas au moment venu…
Nous avons écumé tout ce qui était prévu sur notre planning.
Nous rentrons à l’
hôtel en bus. Il n’est pas trop tard. C’est parfait. Nous avons prévu de sortir dîner ce soir.
Nous avons repéré un Buffalo Wild Wings à deux pas de l’
hôtel. C’est une franchise que nous avions adoré lors de notre séjour proche de
Chicago, il y a 10 ans. Des wings de poulet avec une sauce très pimentée au choix, des bâtonnets de céleri à tremper dans la sauce au blue cheese pour apaiser le feu, des écrans géants diffusant des matchs. Les garçons étaient à fond.
Déception… C’est un tout petit point de vente avec quelques tables. C’est tout. Rien à voir avec ce que nous imaginions. Ce que nous avons mangé était très bon, mais pour l’ambiance, il faudra chercher ailleurs…
Retour à l’
hôtel et dodo.
Aujourd’hui a été une super journée. Nous n’avons pas eu de nouvelles de la console… Mais nous avons profité !!